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	<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
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		<title>Nous comptons nos morts</title>
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		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Familles de Bafoulab&#233;, Mali &lt;br class='autobr' /&gt; Le 14 juillet dernier une embarcation de fortune, parmi tant d'autres, a naufrag&#233; au large des c&#244;tes de la Libye, emportant sa cargaison de vies humaines. &#192; son bord, 110 jeunes Maliens venant la plupart du cercle de Bafoulab&#233;, au sud-est de Kayes, &#224; l'ouest du Mali. Un seul rescap&#233;. &#171; Les m&#233;dias nationaux fran&#231;ais except&#233; RFI n'ont m&#234;me pas donn&#233; la nouvelle &#187;, dit Diaby. C'est un constat amer, dans la bouche de ce travailleur malien immigr&#233; en France en 1979. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-voix-des-sans-papiers-.html" rel="directory"&gt;voix des sans-papiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-mali-bamako-+.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Familles de Bafoulab&#233;, Mali&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 14 juillet dernier une embarcation de fortune, parmi tant d'autres, a naufrag&#233; au large des c&#244;tes de la Libye, emportant sa cargaison de vies humaines. &#192; son bord, 110 jeunes Maliens venant la plupart du cercle de Bafoulab&#233;, au sud-est de Kayes, &#224; l'ouest du Mali. Un seul rescap&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Les m&#233;dias nationaux fran&#231;ais except&#233; RFI n'ont m&#234;me pas donn&#233; la nouvelle &#187;&lt;/i&gt;, dit Diaby. C'est un constat amer, dans la bouche de ce travailleur malien immigr&#233; en France en 1979. Amer et &#233;difiant sur la qualit&#233; et la d&#233;ontologie de l'information faite en France sur les noy&#233;s de l'autre rive, ces milliers de &#171; morts de la mer &#187; que l'impudence l&#233;gale d'&#201;tat continue d'appeler des immigrants &#171; clandestins &#187;. Que l'on pense &#224; ce que les m&#233;dias nous auraient pass&#233; si l'inverse s'&#233;tait produit : si, d&#233;marr&#233;e de cette rive vers la rive africaine avec &#224; son bord 110 vaillants jeunes Fran&#231;ais, l'embarcation en avait emport&#233; 109 et qu'il n'en restait qu'un, un seul survivant &#224; moiti&#233; mort, pour en faire le r&#233;cit. Que l'on pense au flot d'&#171; &#233;missions sp&#233;ciales &#187;, &#224; coups d'&#171; experts &#187;, &#171; sp&#233;cialistes &#187; pour &#171; tout savoir &#187;&#8230; &#192; fort bon droit, dira-t-on. Sans aucun doute. Mais pourquoi, de gr&#226;ce, les 109 jeunes et vaillants Maliens morts de la sorte pour venir en France (personne en France n'ignore que les migrants maliens vers l'Europe viennent en France) n'y ont m&#234;me pas eu droit &#224; une br&#232;ve de nos actualit&#233;s ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; C'est que,&lt;/i&gt; r&#233;pond Sissoko, porte-parole de la Coordination parisienne de sans-papiers (CSP75), pr&#233;sent &#224; l'interview, &lt;i&gt;rien n'est plus normal que des n&#232;gres qui meurent. La mort d'un esclave n'est pas une nouvelle sauf si c'est utile &#224; son ma&#238;tre. Les Fran&#231;ais ont bien expliqu&#233; aux Italiens que leur op&#233;ration maritime de sauvetage de migrants ne sert pas les int&#233;r&#234;ts europ&#233;ens et fran&#231;ais, &#231;a fait &#034;appel d'air&#034;. Il faut donc que nos jeunes meurent, plus il y en a, mieux c'est ; il y en aura moins d'arriv&#233;s sur le sol fran&#231;ais. Que &#231;a se sache, il le faut, un peu, pas trop. Des gens pourraient finir par s'apitoyer sur notre sort, &#231;a pourrait co&#251;ter cher aux finances d'un &#201;tat et d'une soci&#233;t&#233; riches de l'exploitation des pays et des peuples d'Afrique, et puis aussi aux fortunes &#233;lectorales d'un tas de monde. Aujourd'hui on ne nous tue plus &#224; coups de fouet, d'un coup de mousqueton, ou la corde au cou, tout bonnement, comme dans le temps, c'est clair. C'est avec d'autres m&#233;thodes qu'on nous tue, on cr&#233;e les conditions pour qu'il y ait beaucoup de gens pour profiter m&#234;me de notre extr&#234;me mis&#232;re. O&#249; se trouve la vraie barbarie, aujourd'hui ? il faut se le demander : chez les tueurs aux mains sales, ou chez ces politiciens menteurs qui, en disant le contraire, en arborant cravate et mains propres, font tout pour que prolif&#232;re la masse des massacreurs potentiels ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s ce grand malheur qui les a frapp&#233;es, les familles maliennes originaires du cercle de Bafoulab&#233; et celles de la r&#233;gion parisienne se sont r&#233;unies. Diaby Bakou est leur repr&#233;sentant. &#201;coutons sa parole pos&#233;e, pr&#233;cise et triste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous avons appris la nouvelle par nos familles au Mali. Elles l'avaient apprise par le maire qui avait &#233;t&#233; appel&#233; par le passeur malien de Tripoli. Ce passeur a appel&#233; apr&#232;s seize jours, et nous avons cru que le naufrage avait eu lieu le 28. Mais ensuite on a su par le seul survivant que c'&#233;tait le 14. Plus de 80 victimes de notre cercle ; 24 de ma seule famille ; famille &#233;largie, au sens africain, r&#233;partie sur quatre villages. 19 Diaby, 2 Dram&#233;, 1 Sako, 1 Wane, 1 Keb&#233;. De ces 24, trois corps seulement ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Tout le cercle est en deuil. Jamais un si grand malheur n'y &#233;tait arriv&#233;. Un tel nombre de jeunes, l'espoir des familles, perdus d'un seul coup ! Nous les parents de France on savait qu'ils allaient arriver, mais aucun ne savait par quel moyen, nous &#233;tions loin d'imaginer des conditions si terribles. Nous avons recueilli des renseignements, depuis : tout y est terrible.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le voyage est pay&#233; le plus souvent par les familles en Europe ; le prix minimum est prohibitif pour la pauvret&#233; qui r&#232;gne au pays, il d&#233;passe le million de francs CFA. Mais il y a aussi des jeunes qui d&#233;cident tout seuls de partir, sans rien dire. Ils en ont marre de rester l&#224; et d'&#234;tre des pauvres d&#233;munis de tout, incapables d'aider leurs familles ; ils esp&#232;rent une vie meilleure. Ils partent sans le sou ou presque, ils s'arr&#234;tent &#224; chaque &#233;tape, ils se font surexploiter pour gagner assez jusqu'&#224; l'&#233;tape suivante. Tous, les uns comme les autres, vont d'abord &#224; Bamako. C'est l&#224; qu'il y a les vrais passeurs, les &#034;coxeurs&#034; qui se chargent du transport, ceux qu'il faut payer. Tout le monde sait &#231;a, les jeunes en parlent entre eux ou quand leurs copains partis avant les appellent au t&#233;l&#233;phone ; et il y a aussi le bouche-&#224;-oreille.&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; De Bamako &#224; Tripoli, ils voyagent s&#233;par&#233;ment ; c'est-&#224;-dire qu'&#224; Gao ou Agadez, selon la route emprunt&#233;e, des convois sont form&#233;s avec des gens de nationalit&#233; diff&#233;rente qui ne se connaissent pas, faciles &#224; manier. Puis &#224; Tripoli, les jeunes sont souvent plac&#233;s dans des foyers de Subsahariens d'o&#249; ils ne sortent pratiquement pas ; en ville les Libyens sont rudes, les maltraitent souvent. C'est au moment d'embarquer qu'ils en sortent ; impossible alors de revenir en arri&#232;re, c'est la mer.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On a un seul t&#233;moignage, celui du survivant. &#192; la mi-ao&#251;t je l'ai eu au t&#233;l&#233;phone. Il restait sous le choc, il avait du mal &#224; parler. Une fois partis, trois ou quatre heures apr&#232;s, le bateau (un grand canot gonflable) a commenc&#233; &#224; se pencher du c&#244;t&#233; de la poupe, des gens sont tomb&#233;s &#224; l'eau. Les autres doivent avoir suivi, le canot s'&#234;tre d&#233;gonfl&#233;, je suppose. Le jeune ne me l'a pas dit, je n'entendais plus sa voix. Quand il a pu reparler, il m'a dit qu'il s'est accroch&#233; &#224; une planche qui a &#233;chou&#233; sur la plage, des Libyens l'ont secouru. Les t&#233;moignages d'autres migrants m'ont appris que ces canots sont pr&#233;par&#233;s &#224; la h&#226;te, avec des planches de bois. Ils ne sont pas faits pour naviguer, juste pour s'&#233;loigner du rivage, assez pour &#234;tre aper&#231;us par la marine italienne. Du coup &#231;a se perd facilement en mer. Avant d'embarquer, les passeurs d&#233;pouillent les migrants de tout, passeports, actes de naissance, tout, et aussi les ceintures et les portables et tout l'argent qu'ils ont sur eux. Ils nomment une personne et lui expliquent comment s'orienter &#224; l'aide d'une boussole ou d'un GPS, puis ils les poussent, les abandonnent &#224; la mer.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Depuis de nombreuses ann&#233;es les familles des Maliens de France demandent &#224; l'&#201;tat malien que le d&#233;veloppement &#233;conomique et social des r&#233;gions les plus pauvres devienne une priorit&#233; nationale. Jamais rien n'a &#233;t&#233; fait. C'est de ces r&#233;gions que viennent la plupart des jeunes qui &#233;migrent. Cette trag&#233;die qui a frapp&#233; maintenant notre cercle et le pays tout entier nous fait demander que le d&#233;veloppement des r&#233;gions pauvres devienne la grande cause nationale malienne, seul moyen de stopper la saign&#233;e des forces vives du pays. C'est au gouvernement de trouver les moyens, c'est pour cela que le peuple les a &#233;lus. &#192; la r&#233;union des familles avec les sages, le 14 septembre &#224; Bagnolet, il y avait aussi deux repr&#233;sentants du gouvernement. Le vice-consul et le repr&#233;sentant du ministre des Maliens de l'ext&#233;rieur ont dit des choses que les familles partagent. Mais nous en avons assez de beaux mots, il nous faut des actes, des faits concrets.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous n'avions jamais soup&#231;onn&#233; la dangerosit&#233; de cette travers&#233;e. Nous savions que nos jeunes prenaient &#034;le bateau&#034;, sans plus. On pensait &#224; un bateau normal. Nous savons maintenant que ce n'est pas du tout &#231;a. Aux &#201;tats, nous demandons de faire cesser ce trafic d'&#234;tres humains. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une guerre qui ne dit pas son nom</title>
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		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Djibril et Lamine, jeunes fr&#232;res sans-papiers, natifs de Bamako, ex-&#233;tudiants en droit, sont arriv&#233;s en France depuis peu. Partis respectivement en f&#233;vrier et en mars derniers, ils ont pris, parcours oblig&#233; pour tant de migrants subsahariens plus ou moins d&#233;sargent&#233;s, la route du d&#233;sert en passant par la Libye, puis la M&#233;diterran&#233;e et l'Italie. &#171; D'abord, au Mali, depuis le d&#233;but de la guerre dans le nord, l'universit&#233; est en crise permanente : gr&#232;ves illimit&#233;es des professeurs sans paye, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Djibril et Lamine, jeunes fr&#232;res sans-papiers, natifs de Bamako, ex-&#233;tudiants en droit, sont arriv&#233;s en France depuis peu. Partis respectivement en f&#233;vrier et en mars derniers, ils ont pris, parcours oblig&#233; pour tant de migrants subsahariens plus ou moins d&#233;sargent&#233;s, la route du d&#233;sert en passant par la Libye, puis la M&#233;diterran&#233;e et l'Italie.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; D'abord, au Mali, depuis le d&#233;but de la guerre dans le nord, l'universit&#233; est en crise permanente : gr&#232;ves illimit&#233;es des professeurs sans paye, gr&#232;ves illimit&#233;es des &#233;tudiants pour leurs droits. Aux revendications traditionnelles (avant tout les bourses, sans bourses les &#233;tudiants des familles modestes ne peuvent pas poursuivre leurs &#233;tudes) s'ajoute aujourd'hui celle du droit &#224; des cours r&#233;guliers, sans ann&#233;es blanches : &#231;a a &#233;t&#233; le cas en 2012, et &#231;a a risqu&#233; de l'&#234;tre aussi en 2013.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Puis il y a le fait que les titres publics maliens ne servent pas &#224; grand-chose, le nombre des places est tr&#232;s limit&#233;, et sans relations tu n'as aucune chance de trouver un emploi. Les bons boulots sont r&#233;serv&#233;s aux enfants des riches, qui ont des dipl&#244;mes &#233;trangers. M&#234;me les facs priv&#233;es, &#224; part qu'elles sont ch&#232;res et r&#233;serv&#233;es aux &#233;lites, leurs titres ne sont pas aussi comp&#233;titifs sur le march&#233; du travail que les titres fran&#231;ais. Nous avons tous les deux adress&#233; &#224; des universit&#233;s fran&#231;aises nos dossiers pour venir &#233;tudier en France : r&#233;ponses n&#233;gatives, sans m&#234;me nous dire le motif. Tant qu'&#224; perdre encore des ann&#233;es pour rien, apr&#232;s deux ans de tentatives vaines, nous avons d&#233;cid&#233; : venir ici voir si on trouve du travail, et, qui sait, avec un peu de chance, m&#234;me poursuivre nos &#233;tudes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;cision de tenter l'aventure a &#233;t&#233; prise d'un commun accord. D'abord est parti Djibril plus &#226;g&#233; (21 ans), ensuite Lamine, de deux ans plus jeune :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais le seul de la famille &#224; savoir du d&#233;part de mon grand fr&#232;re. Nous &#233;tions d'accord : si tout se passait bien, il m'appellerait d'Italie et je partirais &#224; mon tour. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Par de petits boulots, notamment dans le b&#226;timent (Djibril aussi dans l'h&#244;tellerie et, vraie chance, dans des spots de pub pour la t&#233;l&#233;), les deux fr&#232;res ont &#233;pargn&#233; pendant deux ans et pu payer aux passeurs maliens le prix (tout compris, et fix&#233; &#171; &#224; la t&#234;te du client &#187;) de Bamako jusqu'aux c&#244;tes italiennes : Djibril un million 150 mille francs CFA (environ 1750 euros), et Lamine un million 50 mille, de grosses sommes pour de jeunes Bamakois. En M&#233;diterran&#233;e, ils ont trouv&#233; du beau temps et la mer plate, aussi peuvent-ils apporter aujourd'hui leur t&#233;moignage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djibril.&lt;/strong&gt; Je ne suis pas pass&#233; par le nord du Mali &#224; cause de la guerre. Je suis pass&#233; par le Burkina et le Niger. En bus jusqu'&#224; Agadez, presque 2500 km : un voyage extr&#234;mement fatigant. Les bus se relayaient, les policiers nous arr&#234;taient le long des routes, et il fallait &#224; chaque fois payer la &#171; taxe &#187; : ou tu payes ou on t'am&#232;ne au poste, et tu paieras quand m&#234;me. Mais entre-temps tu auras perdu ton bus.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Agadez, j'ai rejoint un convoi de cinquante migrants et nous voil&#224; partis sur deux pick-up pour une course folle &#224; travers le d&#233;sert : deux jours et deux nuits pour faire pr&#232;s de 1400 km de pistes jusqu'&#224; la ville de Gatrun en Libye. Pour tenir &#224; 25 dans une de ces voitures, il y a une disposition en rangs serr&#233;s &#224; respecter, et d&#232;s que tu as pris place assis sur le bord de l'arri&#232;re, les jambes pendant &#224; l'ext&#233;rieur, les mains accroch&#233;es &#224; la barre de fer pour ne pas tomber dehors, coll&#233; &#224; des gars &#224; droite &#224; gauche, et avec au dos les autres se tenant debout tass&#233;s comme des sardines, tu ne peux absolument plus bouger. Les chauffeurs conduisent &#224; toute vitesse risquant &#224; tout moment de capoter, surtout dans les descentes des dunes, mais si c'est toi qui bouges, pris de crampes et de douleurs aux jambes, aux bras, partout, alors tu fais bouger tout le rang et tu compromets &#171; la stabilit&#233; &#187; : ils s'arr&#234;tent, ils descendent, te frappent &#224; coups de b&#226;tons, te menacent de mort avec un pistolet &#171; si tu bouges encore &#187;. Nos deux chauffeurs (un par voiture) &#233;taient de v&#233;ritables fous, superarm&#233;s : kalachnikov et tout. De surcro&#238;t rien &#224; manger, rien &#224; boire, impossible de faire ses besoins sauf s'ils s'arr&#234;taient un moment &#224; leur fantaisie. Il fallait alors rester sur le qui-vive, si tu te laissais aller &#224; la fatigue tu risquais d'&#234;tre abandonn&#233; en plein d&#233;sert, car ils red&#233;marraient tout &#224; coup sans pr&#233;venir personne. Il faut y &#234;tre pass&#233;, pour savoir ce qu'est un tel voyage.&lt;br class='autobr' /&gt;
On a chang&#233; de voitures et de chauffeurs &#224; moiti&#233; route, &#224; Dirkou, bourg plein de soldats. On a &#233;t&#233; contr&#244;l&#233;s, fouill&#233;s, &#171; tax&#233;s &#187; comme par les policiers nig&#233;rians, alors on a pu repartir. Apr&#232;s, pour passer la fronti&#232;re, on a encore pay&#233; vingt dinars par t&#234;te aux soldats libyens. &#192; Gatrun les chauffeurs ont disparu pour repara&#238;tre deux jours plus tard et nous annoncer que nous avions &#224; payer chacun trente dinars jusqu'&#224; Sebha. Nous avions d&#233;j&#224; pay&#233; &#224; Bamako pour cette destination, et, apr&#232;s les &#171; taxes &#187; aux policiers et aux soldats, personne n'avait plus rien ou presque. Ils nous ont amen&#233;s &#224; la &#171; maison de paye &#187; : dans l'attente que nos familles paient pour nous. J'ai appel&#233; la mienne, le passeur de Bamako a &#233;t&#233; pay&#233; et a appel&#233; que c'&#233;tait bon. J'ai &#233;t&#233; amen&#233; &#224; Sebha apr&#232;s quatre jours de s&#233;questration ; j'ignore ce qu'il est advenu des autres. Tous les migrants que j'ai crois&#233;s dans le d&#233;sert &#233;taient de pauvres gens partis &#224; l'aventure comme moi, personne ne savait ce qui nous attendait l&#224; et puis en mer. &#192; Bamako on m'avait dit qu'en Libye il y avait eu des morts, mais je suis parti quand m&#234;me. Des amis &#224; moi &#233;taient bien pass&#233;s, ils n'avaient pas &#233;t&#233; tu&#233;s. Tout jeune Africain vous le dira : m&#234;me quand on te tire dessus, on peut toujours te manquer.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Sebha, j'ai pass&#233; une nuit dans une sorte de foyer nig&#233;rien o&#249; il y avait plein de monde, m&#234;me des petits enfants. Tout le monde enferm&#233;. Avec d'autres j'&#233;tais dans la cour. Et rien de pr&#233;vu pour manger. Heureusement j'avais achet&#233; des baguettes en arrivant en ville. On m'avait dit qu'il fallait de trois &#224; cinq jours pour Tripoli : vu l'exp&#233;rience pr&#233;c&#233;dente, je voulais avoir quelque chose &#224; mettre sous la dent pendant le voyage. Au r&#233;veil, mon sac &#233;tait vide : des gens affam&#233;s s'&#233;taient servis. Au petit matin, pour sortir de la ville nous &#233;tions une dizaine dans un pick-up : une rang&#233;e couch&#233;e sur le c&#244;t&#233;, et une deuxi&#232;me sur la premi&#232;re, de sorte &#224; nous cacher aux regards. On nous a fait descendre dans une ferme loin de la ville, on ne l'apercevait m&#234;me plus. Deux autres pick-up sont venus, avec des gars couch&#233;s pareil, et ils sont repartis. Puis deux autres, chacun avec une dizaine de personnes. C'est sur ces deux-l&#224; qu'on nous a fait monter. Mais avant, les quatre chauffeurs arm&#233;s nous ont fait jeter nos sacs sans nous donner d'explication (on ne t'explique jamais, on te commande, tu ob&#233;is et c'est tout), et nous voil&#224; partis pour Tripoli, d&#233;pouill&#233;s de tout (sauf nos documents, ceux qui ne les avaient pas laiss&#233;s dans les sacs), et dispos&#233;s de m&#234;me qu'au Niger, mais dans des pick-up plus petits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier jour a &#233;t&#233; le plus dur. Pour rien au monde je ne voudrais en refaire l'exp&#233;rience. Les chauffeurs &#233;taient encore plus fous qu'au Niger. Debout, ballot&#233; dans tous les sens, mes &#233;paules et mes bras cognant sans arr&#234;t contre ceux des gars &#224; mes c&#244;t&#233;s, je serrais la barre de fer avec la force du d&#233;sespoir. Sans manger et sans boire, apr&#232;s quelques heures j'&#233;tais si ext&#233;nu&#233; que je me sentais d&#233;faillir, j'&#233;tais tent&#233; de l&#226;cher prise : ainsi ce serait fini ! mieux renoncer et mourir. Je ne sais pas comment j'ai tenu bon. Finalement vers le milieu de l'apr&#232;s-midi on est arriv&#233;s &#224; une route goudronn&#233;e o&#249; deux autres pick-up nous attendaient. On est repartis aussit&#244;t. Personne n'a donn&#233; &#224; boire aux b&#234;tes &#233;puis&#233;es et assoiff&#233;es que nous &#233;tions.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait la route pour Tripoli. Mais nous l'avons bien vite quitt&#233;e, on apercevait au loin un barrage de la police. Mais voil&#224; que derri&#232;re nous un camion s'est mis &#224; klaxonner pour signaler notre pr&#233;sence et notre tentative de fuite. Un pick-up arm&#233; d'une mitrailleuse s'est alors d&#233;tach&#233; du barrage et a commenc&#233; &#224; nous poursuivre sur le sable, les policiers hurlaient de nous arr&#234;ter, mena&#231;ant de tirer, mais nos deux pick-up fon&#231;aient &#224; toute allure, nous &#233;tions morts de peur. Quand les policiers ont r&#233;ussi &#224; nous couper la route, nous nous attendions au pire. Nos chauffeurs sont descendus et leur ont parl&#233;. L'affaire a &#233;t&#233; tr&#232;s vite r&#233;gl&#233;e. Je n'ai pas vu s'ils ont re&#231;u de l'argent, mais nous sommes repartis et les policiers aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cr&#233;puscule, nous sommes descendus dans un village o&#249; nous avons pu boire. On nous a apport&#233; des p&#226;tes, de l'huile, de quoi cuire un repas. Nous &#233;tions sous une esp&#232;ce de tente &#224; l'air inhabit&#233;e. Plus tard pourtant deux Maliens et deux S&#233;n&#233;galais sont arriv&#233;s, c'&#233;tait leur tente. Ils avaient &#233;t&#233; abandonn&#233;s par leur passeur. Ils l'avaient pay&#233; pour aller de Sebha &#224; Tripoli mais, arriv&#233;s dans ce village, il s'&#233;tait barr&#233;. Ils &#233;taient l&#224; depuis un mois, sans argent et cherchant du travail. Depuis, ils travaillaient en effet : pour un Libyen qui refusait de les payer et les tenait sous la menace de ses armes et de les d&#233;noncer s'ils s'enfuyaient. Le lendemain matin nous sommes partis les laissant sur place, ils n'avaient pas l'argent pour se joindre &#224; nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avions de nouveau chang&#233; de pick-up et de chauffeurs, et &#224; partir de l&#224; ces changements ont &#233;t&#233; nombreux. Alors qu'on souffrait toujours de la soif et de la faim, cela nous a retard&#233;s beaucoup : dix jours en tout entre Sebha et Tripoli, moins de 800 km de route normale, mais nous avons emprunt&#233; tous les d&#233;tours possibles et imaginables. Une partie de la premi&#232;re nuit nous l'avons pass&#233;e assis sur une b&#226;che sous la pluie, armes braqu&#233;es sur nous, avant de reprendre la route. Les pick-up avaient une b&#226;che cette fois, mais cet abri n'a pas rendu le trajet moins dur. Oblig&#233;s de rester assis et tass&#233;s dans un espace encore plus restreint, on ne pouvait pas bouger, tout le monde avait tr&#232;s mal aux jambes.&lt;br class='autobr' /&gt;
On nous annonce Tripoli !... Et on nous fait descendre dans une esp&#232;ce de ferme si isol&#233;e qu'on ne voyait alentour aucune maison. Mais nous n'&#233;tions, nous a-t-on dit, qu'&#224; 80 km de la capitale. Il y avait l&#224; beaucoup de monde, entre deux ou trois cents personnes au moins. Sans toilettes, juste de l'eau en bidons pour nous d&#233;salt&#233;rer. On &#233;tait tous sous cl&#233; dans des espaces extr&#234;mement r&#233;duits. Un gardien nous a vendu des biscuits, on a pu grignoter. On attendait l&#224; d'aller en taxi chez le passeur en ville. En taxi pour passer inaper&#231;us. &#192; bord on te fait tenir la t&#234;te repli&#233;e sur tes genoux, et j'ai entendu dire qu'ils mettent des gens m&#234;me dans les coffres.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Tripoli, je n'ai pas &#233;t&#233; comme d'autres dans un foyer. On m'a dit que ces foyers sont des endroits dangereux, surpeupl&#233;s. Les Libyens viennent faire du mal aux personnes, les voler, les kidnapper pour les faire travailler gratuitement, les Subsahariens n'ayant pas la possibilit&#233; d'aller se plaindre &#224; qui que ce soit. Le passeur m'a mis dans une chambre toute petite o&#249; j'&#233;tais seul. Puis d'autres sont arriv&#233;s, nous &#233;tions cinq dans l'attente d'embarquer. Il y avait de l'eau courante, les toilettes, de quoi pr&#233;parer &#224; manger, mais c'&#233;tait l'hiver, on tremblait de froid. Au bout de trois jours on nous a amen&#233;s ailleurs, et une semaine apr&#232;s dans une villa abandonn&#233;e &#224; un jour de route de la ville. Peu apr&#232;s, nous revoil&#224; en chemin : je dis bien en chemin, car nous avons gagn&#233; &#224; pied une maison &#233;trange d&#233;pourvue tout &#224; fait de portes, on est entr&#233;s en passant par les fen&#234;tres. Deux jours apr&#232;s d'autres sont arriv&#233;s, nous &#233;tions 102 en tout : le convoi qui devait embarquer. Cette maison, j'y ai pass&#233; neuf jours. Quand j'y pense, &#231;a me soul&#232;ve le c&#339;ur encore aujourd'hui. Auparavant, je croyais avoir touch&#233; le fond du d&#233;go&#251;t, mais l&#224;, rien que l'odeur, c'&#233;tait quelque chose d'&#233;pouvantable. Les passeurs en partant fermaient les fen&#234;tres de l'ext&#233;rieur, et il y avait en plus une forte odeur de gaz et de chiottes bouch&#233;es, des gens &#233;taient malades et vomissaient. Quand quatre gars ont r&#233;ussi &#224; s'enfuir, cela a &#233;t&#233; encore pire, les passeurs ont condamn&#233; toutes les fen&#234;tres en les bloquant avec des crochets. J'&#233;tais si d&#233;go&#251;t&#233; que j'avais perdu tout go&#251;t de la vie, tout espoir et toute force morale, je ne voulais plus continuer. Vrai, je ne d&#233;sirais que rentrer chez moi au Mali, mais comment ? Quand tu es dans les mains des passeurs, tu n'es plus un homme, tu es leur chose. Ils font de toi ce qu'ils veulent. C'&#233;taient mes pens&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jour apr&#232;s la pose des crochets, nous avons dit aux passeurs : &#231;a suffit comme &#231;a, ou bien on embarque ou bien on va tout casser. Ils ont r&#233;pondu d'accord, on y va demain. Le matin suivant nous voil&#224; d&#233;barqu&#233;s dans une autre villa abandonn&#233;e, mais seuls y &#233;taient ceux &#171; en r&#232;gle &#187;, ceux pour qui les passeurs pr&#233;c&#233;dents avaient r&#233;gl&#233; aux passeurs de la mer les sommes convenues. Dix gars &#233;taient rest&#233;s l&#224;-bas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette fois la villa &#233;tait au bord de la mer. Cette vue (c'&#233;tait la premi&#232;re fois de ma vie), &#231;a m'a fait vraiment quelque chose. L'infini des eaux et celui du ciel, la lumi&#232;re diff&#233;rente, l'odeur diff&#233;rente, un autre monde&#8230; En voyant cette mer, j'ai senti mon courage revenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis j'ai vu sur la plage des gens occup&#233;s &#224; construire les bateaux pour migrants, notre bateau. En les voyant, en voyant ces fr&#234;les embarcations &#233;quip&#233;es de moteurs hors-bord, tout ce qu'il y a de plus loin de l'id&#233;e qu'on peut se faire d'un bateau de passagers, en les comparant &#224; l'immensit&#233; de l'&#233;tendue d'eau devant moi, j'ai senti mon courage de nouveau s'en aller. Quelle folie !... si j'avais su !... Avant mon d&#233;part de Bamako, en parlant avec d'autres aspirants migrants, j'avais appris qu'il y avait eu un naufrage avec beaucoup de morts. Mais j'&#233;tais loin de m'imaginer que chaque jour il y a des migrants noy&#233;s en M&#233;diterran&#233;e. Je ne l'ai su qu'une fois en Italie. Alors j'ai imm&#233;diatement compris, car j'ai revu mon bateau.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait un zodiac bricol&#233; pour transporter une centaine de personnes, un canot gonflable au fond duquel des planches en bois avaient &#233;t&#233; rajout&#233;es pour le renforcer. Finalement nous n'&#233;tions que 88 (presque tous des Maliens) : une chance pour nous, ces quatre gars qui s'&#233;taient enfuis et ces dix autres rest&#233;s dans la maison sans fen&#234;tres, la charge &#233;tait moins lourde. Par la suite j'ai su que des bateaux semblables transportent jusqu'&#224; 140-150 personnes, ce sont ceux qui coulent normalement. Le soir m&#234;me, vers 22h, on nous a fait embarquer. On nous a fouill&#233;s, enlev&#233; toutes nos affaires, nos documents et nos dossiers pr&#233;cieusement conserv&#233;s pour montrer en Europe nos titres et nos comp&#233;tences ; de plus, sans portables, impossible de communiquer ; si nous mourions, personne ne saurait ; et rien sur nous, impossible demain d'identifier nos cadavres. Une fois &#224; bord, nous avons appris que nous allions seuls &#224; l'aventure, les passeurs restaient &#224; terre. Ils ont nomm&#233; un &#171; capitaine &#187;, un jeune Gambien qui s'y connaissait un peu, ils lui ont donn&#233; un talkie-walkie pour parler avec eux en cas de besoin (avec l'ordre de le jeter &#224; la mer une fois rep&#233;r&#233;s par les Italiens) et une boussole. Il ne fallait pas s'&#233;carter de la direction de la fl&#232;che, le nord, on finirait par &#234;tre aper&#231;us par la marine italienne, alors nous serions en Europe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes partis, la mer &#233;tait calme, elle l'est rest&#233;e toute la nuit. Le lendemain vers 13h un grand navire de guerre accompagn&#233; d'un h&#233;licopt&#232;re nous a aper&#231;us, on &#233;tait sauv&#233;s. Je suis arriv&#233; en Italie le 20 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lamine.&lt;/strong&gt; D&#232;s que mon fr&#232;re m'a appel&#233; d'Italie, je suis parti moi aussi. Mais sans passer par le Niger. Un ami m'avait t&#233;l&#233;phon&#233; : surtout pas le Niger, c'est l'enfer ! la route la plus s&#251;re est encore le nord du Mali malgr&#233; la guerre. Gr&#226;ce &#224; cet ami je n'ai pas eu &#224; subir les m&#234;mes &#233;preuves que mon grand fr&#232;re. Vous voyez combien elle est cruelle cette guerre sans nom men&#233;e contre les migrants subsahariens, beaucoup plus dangereuse qu'une guerre ouverte et d&#233;clar&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
On &#233;tait 25 (que des hommes maliens et une minorit&#233; d'Ivoiriens) sur un seul pick-up. On avait tous tr&#232;s peur, on allait traverser la zone des rebelles du MNLA. Mais le voyage s'est tr&#232;s bien pass&#233;, sauf que l'argent pay&#233; au passeur de Bamako ne comprenait pas la somme due aux rebelles pour continuer, 40 dinars chacun. Nous nous sommes arr&#234;t&#233;s quelques fois, comme &#224; Tamanrasset en Alg&#233;rie ; nos routes se s&#233;parant, il fallait former de nouveaux convois. Mais le voyage n'est devenu fatigant qu'&#224; la fronti&#232;re libyenne et apr&#232;s. D'abord pour gagner Ghadam&#232;s, les 35 que nous &#233;tions, en minibus depuis Tamanrasset, nous avons d&#251; descendre et marcher cinq heures la nuit dans le d&#233;sert en suivant un guide touareg ; puis le jour suivant, quand de Ghadam&#232;s nous sommes partis &#224; quinze pour Tripoli, couch&#233;s sur un pick-up et cach&#233;s sous une b&#226;che. Toute une journ&#233;e, &#231;a a &#233;t&#233; tr&#232;s fatigant. Mais rien de comparable &#224; ce qu'a pass&#233; mon fr&#232;re. Je n'ai souffert ni de la soif ni de la faim, on nous apportait des mets tout pr&#233;par&#233;s, et, cette nuit-l&#224;, nous avons dormi dans un champ. Jamais on ne m'a menac&#233; avec des armes. Nous avons mis deux jours, chang&#233; deux fois de voiture pour Tripoli, l'entr&#233;e s'y est faite aussi au moyen de taxis.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s le lendemain nous sommes repartis &#224; huit pour une villa au bord de la mer, &#224; une demie-heure de route. Cette vue immense que je d&#233;couvrais, c'est impressionnant, la premi&#232;re fois ; mais je n'ai pas &#233;t&#233; aussi frapp&#233; que mon fr&#232;re, j'&#233;tais pr&#233;par&#233; par tout ce qu'il m'en avait dit au t&#233;l&#233;phone.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette villa abandonn&#233;e je suis rest&#233; un mois. &#192; mon arriv&#233;e, dans les trois pi&#232;ces il y avait une vingtaine de personnes. Puis, jour apr&#232;s jour, d'autres sont venues s'ajouter, au plus fort on &#233;tait exactement 125. Les pi&#232;ces &#233;taient grandes, mais l'encombrement &#233;tait tel qu'on n'arrivait pas &#224; bouger, m&#234;me le jour ; alors la nuit, dormir, c'&#233;tait tr&#232;s dur. Couch&#233;s sur le c&#244;t&#233;, les uns contre les autres, tout le monde &#233;tait coinc&#233; et on ne pouvait faire aucun mouvement. Pour te retourner, pas moyen de le faire sans te lever et d&#233;ranger tes voisins. Rien d'&#233;tonnant si pendant ce mois quatre gars sont tomb&#233;s malades d'une assez forte fi&#232;vre. On les a amen&#233;s &#224; Tripoli pour les soigner, ils sont revenus gu&#233;ris dix jours apr&#232;s, le jour du d&#233;part.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au moment d'embarquer on nous a tout enlev&#233; : documents, portables, m&#234;me nos ceintures. Avec l'agrafe tu peux crever le bateau pneumatique, para&#238;t-il&#8230; il faut &#234;tre fou ! Il ne nous restait que nos v&#234;tements sur nous. J'ai fait deux d&#233;parts, le premier s'est mal pass&#233;. On nous a fait monter &#224; 145 sur le bateau, un zodiac gonflable comme celui de mon fr&#232;re. Par chance on &#233;tait encore tout pr&#232;s du rivage. Une centaine de m&#232;tres, m&#234;me pas, et &#231;a a commenc&#233; &#224; faire eau. &#199;a rentrait par le fond, par les planches de bois rajout&#233;es pour porter un si grand nombre de gens. Ceux qui savaient nager se sont jet&#233;s &#224; l'eau, notre capitaine (lui aussi un Gambien de 18 ans) a fait demi-tour, une fois au rivage l'eau nous arrivait d&#233;j&#224; au bassin, mais ceux qui, comme moi, ne savaient pas nager ont pu d&#233;barquer sains et saufs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si cela s'&#233;tait pass&#233; en haute mer ?... Nous avons commenc&#233; &#224; comprendre combien dangereuse pouvait &#234;tre cette travers&#233;e. Nous avons discut&#233; avec les passeurs, ils ont convenu qu'il fallait moins de personnes sur le bateau. Une semaine apr&#232;s nous &#233;tions 110 (trois quarts Maliens, hommes, et aussi trois femmes nig&#233;rianes). Avec le m&#234;me capitaine &#224; la barre on est partis vers 20h, la mer &#233;tait bonne, le lendemain vers 10h un navire de la marine italienne nous a aper&#231;us.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant tout ce mois en Libye, au bord de cette mer, je n'ai jamais entendu personne parler de tous ces milliers de migrants, morts noy&#233;s, et les autres l'ignoraient comme moi. Ce n'est qu'en Italie que j'en ai entendu parler. La premi&#232;re fois &#231;a a &#233;t&#233; sur le navire m&#234;me qui nous a recueillis, ils parlaient d'un important naufrage arriv&#233; la veille. Par la suite j'en ai appris beaucoup plus, aussi faut-il que je pr&#233;cise ce que j'ai dit tout &#224; l'heure. Une guerre qui ne dit pas sans nom, une guerre beaucoup plus meurtri&#232;re qu'une guerre d&#233;clar&#233;e, est men&#233;e contre la jeunesse africaine. C'est mon avis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'or ou l'&#233;migration : ont-ils le choix ?</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/l-or-ou-l-emigration-ont-ils-le.html</link>
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		<dc:date>2014-11-12T21:42:44Z</dc:date>
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		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le Mali est riche de son or &#8211; mais sa population ? Nous en avions fait le sujet d'un num&#233;ro de la Voix des sans-papiers il y a trois ans (n. 6, 26 octobre 2011, L'or de K&#233;ni&#233;ba), le lecteur pourra y trouver peut-&#234;tre encore mati&#232;re &#224; se questionner et &#224; chercher un bout de r&#233;ponse. Mais qu'en est-il au juste trois ans apr&#232;s ? Pourquoi un pays d'Afrique au sous-sol si riche, et non seulement en or, continue d'exporter surtout (comme d'autres pays africains au sol non moins riche) ses jeunes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-voix-des-sans-papiers-.html" rel="directory"&gt;voix des sans-papiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-sans-papiers-+.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-mali-bamako-+.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Mali est riche de son or &#8211; mais sa population ? Nous en avions fait le sujet d'un num&#233;ro de la Voix des sans-papiers il y a trois ans (n. 6, 26 octobre 2011, &lt;i&gt;L'or de K&#233;ni&#233;ba&lt;/i&gt;), le lecteur pourra y trouver peut-&#234;tre encore mati&#232;re &#224; se questionner et &#224; chercher un bout de r&#233;ponse. Mais qu'en est-il au juste trois ans apr&#232;s ? Pourquoi un pays d'Afrique au sous-sol si riche, et non seulement en or, continue d'exporter surtout (comme d'autres pays africains au sol non moins riche) ses jeunes travailleurs pouss&#233;s au d&#233;sespoir et &#224; l'&#233;migration par le sous-emploi et la pauvret&#233; des familles, et cela ind&#233;pendamment de la guerre dans les r&#233;gions du nord ? Pour faire bref : pourquoi ces jeunes Noirs vaillants et volontaires ne choisissent-ils pas plut&#244;t &#171; l'or &#187; ? La r&#233;ponse n'est peut-&#234;tre pas &#233;vidente, mais la question n'est peut-&#234;tre pas non plus si simple. Quoi qu'il en soit, questionn&#233; l&#224;-dessus par des amis, l'un des responsables de la CSP75 lors de l'occupation de la Bourse du travail de Paris en 2008-2009 et de l'occupation de Baudelique en 2009-2010, r&#233;gularis&#233; depuis en France, mais rentr&#233; au Mali, a bien voulu r&#233;pondre. Sa r&#233;ponse est d'autant plus int&#233;ressante qu'il travaille comme cadre dans une importante soci&#233;t&#233; mini&#232;re du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Entre l'or et l'&#233;migration, le choix n'est pas ais&#233; ! Jugez-en plut&#244;t. Pour les orpailleurs, qui s'engouffrent dans les entrailles de la terre &#224; la recherche du m&#233;tal pr&#233;cieux, les risques encourus sont trop &#233;lev&#233;s : &#233;boulements, asphyxie, absence d'autorit&#233; de l'&#201;tat, attaques r&#233;guli&#232;res des petits exploitants par des bandits qui laissent souvent des cadavres sur place. Et &#224; c&#244;t&#233;, une grande pollution li&#233;e &#224; la m&#233;connaissance des techniques modernes d'exploitation. En d&#233;pit de cela, de leur caract&#232;re informel, on rencontre sur ces sites un monde fou, estim&#233; (en 2002) &#224; plus de 20000 personnes sur l'ensemble du territoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quant &#224; l'exploitation industrielle, &#034;il n'y a pas photo&#034;, comme disent les enfants. Dans le seul site o&#249; je travaille il y a plus d'une vingtaine de sous-traitants avec un personnel d&#233;passant 2000 personnes. L'or ne brille pas pour les populations, titrait le 1er juillet dernier le R&#233;publicain, quotidien d'information de Bamako. Pourtant, selon M. Sangare, pr&#233;sident du Groupe de suivi budg&#233;taire, le secteur minier est devenu depuis quelques d&#233;cennies la cl&#233; de vo&#251;te de notre &#233;conomie, avec un apport de plus de 275 milliards de francs CFA en 2012, soit 70% des exportations et 8% du PIB. La troisi&#232;me place de notre pays, en Afrique, en termes de production aurif&#232;re, derri&#232;re le g&#233;ant sud-africain et le Ghana, n'est pas usurp&#233;e. Il reviendrait &#224; nos autorit&#233;s de faire en sorte que l'or soit un levier de d&#233;veloppement pour les autres secteurs &#233;conomiques, tout au moins dans les zones de production. M. Sangare d&#233;plore justement que, malgr&#233; leur apport &#233;norme &#224; l'&#233;conomie nationale, la plupart de ces zones demeurent tr&#232;s pauvres, et ne parviennent toujours pas &#224; amorcer un d&#233;but de d&#233;veloppement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ce qui arrive aux migrants sur ces embarcations de fortune qui traversent la M&#233;diterran&#233;e, est sans doute imputable avant tout &#224; nos mauvaises politiques nationales. Rappelons-nous le slogan de campagne du candidat IBK (Ibrahim Boubacar Ke&#239;ta) : &#034;le Mali d'abord !&#034; Consid&#233;rons ensuite ses actes, depuis qu'il est le pr&#233;sident du pays. Ils d&#233;mentent outrageusement ses promesses. Pour commencer il r&#233;nove son chez lui sur le budget national, au lieu d'habiter la r&#233;sidence habituelle des pr&#233;sidents ! puis il acquiert, malgr&#233; le Boeing en parfait &#233;tat laiss&#233; par son pr&#233;d&#233;cesseur, un avion &#224; pr&#232;s de 20 milliards de nos francs ! Est-ce que c'est l'achat d'un deuxi&#232;me avion pr&#233;sidentiel la priorit&#233; du Mali ? alors que, pour ne mentionner que &#231;a, notre arm&#233;e manque de tout ! alors qu'il est surtout urgent de construire des &#233;coles partout dans le pays !&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La question reste en somme enti&#232;re sur le choix pas forc&#233;ment corn&#233;lien entre l'&#233;migration et l'or. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Voix des Sans-Papiers n&#176;7</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/la-voix-des-sans-papiers-no7.html</link>
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		<dc:date>2012-02-05T16:02:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Paris &amp; &#206;le de France</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;SOMMAIRE &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; page 2-7, D&#233;lit de t&#233;moignage &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; page 8-9, LES ROMS DE &#171; LA BARAKA &#187; : Volontaire l'incendie ayant entra&#238;n&#233; mort d'homme &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; page 10, Des squats, des foyers, des sans-papiers... &lt;br class='autobr' /&gt;
|SUPPL&#201;MENT : &lt;br class='autobr' /&gt;
page 11-12, L'OR DE K&#201;NI&#201;BA (MALI) : Bilan du Forum de Sitakily|
&lt;br class='autobr' /&gt;
PARIS-COURONNES : L'&#201;TAT DE NON-DROIT
&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque jour, c'est l'enfer pour des centaines de personnes, dans le quartier du boulevard de Belleville
&lt;br class='autobr' /&gt;
transform&#233; en p&#233;rim&#232;tre de quadrillage et ratissage des indigents, entre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-voix-des-sans-papiers-.html" rel="directory"&gt;voix des sans-papiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-polices-31-+.html" rel="tag"&gt;Polices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-sans-papiers-+.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-paris-ile-de-france-+.html" rel="tag"&gt;Paris &amp; &#206;le de France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-france-+.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-mali-bamako-+.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L104xH150/arton3500-be681.jpg?1772096094' class='spip_logo spip_logo_right' width='104' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;SOMMAIRE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; page 2-7, D&#233;lit de t&#233;moignage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; page 8-9, LES ROMS DE &#171; LA BARAKA &#187; : Volontaire l'incendie ayant entra&#238;n&#233; mort d'homme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; page 10, Des squats, des foyers, des sans-papiers...&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;u&gt;SUPPL&#201;MENT&lt;/u&gt; : &lt;br class='autobr' /&gt;
page 11-12, L'OR DE K&#201;NI&#201;BA (MALI) : Bilan du Forum de Sitakily&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a id=&#034;paris-couronnes-etat-non-droit-0&#034; name=&#034;paris-couronnes-etat-non-droit-0&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a id=&#034;a1&#034; name=&#034;a1&#034;&gt;&lt;/a&gt;PARIS-COURONNES : L'&#201;TAT DE NON-DROIT&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Chaque jour, c'est l'enfer pour des centaines de personnes, dans le quartier du boulevard de Belleville&lt;br class='autobr' /&gt;
transform&#233; en p&#233;rim&#232;tre de quadrillage et ratissage des indigents, entre les stations de m&#233;tro Belleville&lt;br class='autobr' /&gt;
et M&#233;nilmontant, et notamment &#224; proximit&#233; de celle de Couronnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans, et plus sp&#233;cialement&lt;br class='autobr' /&gt;
depuis six mois (depuis la visite du ministre de l'int&#233;rieur, fin juin), des &#233;v&#233;nements s'y passent,&lt;br class='autobr' /&gt;
tr&#232;s graves, rel&#233;gu&#233;s (quand ils ne sont pas tus) dans la chronique locale des journaux. Si graves&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'il faut y discerner le syndrome d'une tendance forte de l'&#233;poque contemporaine. S'ils jettent&lt;br class='autobr' /&gt;
un jour cru sur les transformations de la capitale, ils le jettent plus encore sur celles de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le discours politique dominant et d'opposition d&#233;mocratique, cela va de soi que &#171; l'&#201;tat &#187;, en&lt;br class='autobr' /&gt;
France et en Occident, renvoie &#224; une notion usuelle d'&#171; &#201;tat de droit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les faits relat&#233;s dans ce num&#233;ro du journal d&#233;mentent sans appel ce postulat tacite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;iframe class=&#034;scribd_iframe_embed&#034; src=&#034;http://www.scribd.com/embeds/80577551/content?start_page=1&amp;view_mode=list&amp;access_key=key-24jprvn12u2pbzfn4ue&#034; data-auto-height=&#034;true&#034; data-aspect-ratio=&#034;0.707514450867052&#034; scrolling=&#034;no&#034; id=&#034;doc_90949&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;600&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;script type=&#034;text/javascript&#034;&gt;(function() { var scribd = document.createElement(&#034;script&#034;); scribd.type = &#034;text/javascript&#034;; scribd.async = true; scribd.src = &#034;http://www.scribd.com/javascripts/embed_code/inject.js&#034;; var s = document.getElementsByTagName(&#034;script&#034;)[0]; s.parentNode.insertBefore(scribd, s); })();&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.scribd.com/doc/80577551/La-Voix-des-Sans-Papiers-7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ou T&#233;l&#233;charger sur &lt;i&gt;Scribd&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a id=&#034;paris-couronnes-etat-non-droit-0&#034; name=&#034;paris-couronnes-etat-non-droit-0&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a id=&#034;a1&#034; name=&#034;a1&#034;&gt;&lt;/a&gt;La Voix des Sans-Papiers&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;A lire et t&#233;l&#233;charger sur le site du Quotidien des Sans-Papiers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://sanspapiers.info&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://sanspapiers.info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou dans la section &lt;i&gt;Sans-Papiers&lt;/i&gt; d'&lt;a href=&#034;http://www.izuba.info/w/sans-papiers.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Izuba.info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Voix des Sans-Papiers n&#176;6</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/la-voix-des-sans-papiers-no6.html</link>
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		<dc:date>2011-10-26T18:42:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Ressources et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Bulletin du mouvement et des collectifs de lutte autonomes &lt;br class='autobr' /&gt;
NUM&#201;RO 6 &#8226; SP&#201;CIAL MALI &#8226; Mercredi 26 Octobre 2011 &lt;br class='autobr' /&gt;
SOMMAIRE &lt;br class='autobr' /&gt;
page 2-3 : SANS-PAPIERS DE DIALAFARA : L'or, c'est la mis&#232;re de nos terres &lt;br class='autobr' /&gt;
page 3 : Populations sinistr&#233;es par l'&#201;tat &lt;br class='autobr' /&gt;
page 4-5 : CAMILLE DE VITRY : &#171; L'or n&#232;gre &#187; : deux chapitres in&#233;dits &lt;br class='autobr' /&gt;
page 6-7 : ARACF : L'uranium de Fal&#233;a &lt;br class='autobr' /&gt;
page 8 : SISSOKO, COORDINATEUR CSP75 : L'orpaillage ? un leurre ; misons sur l'agriculture &lt;br class='autobr' /&gt; L'OR DE K&#201;NI&#201;BA &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; l'extr&#234;me Ouest, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-voix-des-sans-papiers-.html" rel="directory"&gt;voix des sans-papiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-sans-papiers-+.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-ressources-et-environnement-+.html" rel="tag"&gt;Ressources et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-nucleaire-+.html" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-france-+.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-mali-bamako-+.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L148xH150/arton3473-3eb0e.png?1772096094' class='spip_logo spip_logo_right' width='148' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bulletin du mouvement et des collectifs de lutte autonomes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NUM&#201;RO 6 &#8226; SP&#201;CIAL MALI &#8226; Mercredi 26 Octobre 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SOMMAIRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;page 2-3 : SANS-PAPIERS DE DIALAFARA : L'or, c'est la mis&#232;re de nos terres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;page 3 : Populations sinistr&#233;es par l'&#201;tat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;page 4-5 : CAMILLE DE VITRY : &#171; L'or n&#232;gre &#187; : deux chapitres in&#233;dits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;page 6-7 : ARACF : L'uranium de Fal&#233;a&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;page 8 : SISSOKO, COORDINATEUR CSP75 : L'orpaillage ? un leurre ;&lt;br class='autobr' /&gt;
misons sur l'agriculture&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a id=&#034;paris-couronnes-etat-non-droit-0&#034; name=&#034;paris-couronnes-etat-non-droit-0&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a id=&#034;a1&#034; name=&#034;a1&#034;&gt;&lt;/a&gt;L'OR DE K&#201;NI&#201;BA&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; l'extr&#234;me Ouest, tout pr&#232;s de la fronti&#232;re avec le S&#233;n&#233;gal, dans le cercle [d&#233;partement] de K&#233;ni&#233;ba&lt;br class='autobr' /&gt;
(r&#233;gion de Kayes) et, un peu plus au Nord, &#224; Sadiola (cercle de Kayes), que se trouvent les plus importantes&lt;br class='autobr' /&gt;
mines d'or en exploitation ; c'est, au propre et au figur&#233;, dans ce Far West que se passe, depuis&lt;br class='autobr' /&gt;
une vingtaine d'ann&#233;es, la ru&#233;e industrielle et financi&#232;re occidentale vers l'or du Mali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le pays des premiers contreforts septentrionaux du massif du Fouta-Djalon (Guin&#233;e),&lt;br class='autobr' /&gt;
l&#224; o&#249; la savane bois&#233;e fait place &#224; un autre habitat naturel, la for&#234;t-galerie ; grosso modo, le&lt;br class='autobr' /&gt;
bassin de la rive droite de la Fal&#233;m&#233; (affluent du fleuve S&#233;n&#233;gal) et la falaise de Tambaoura,&lt;br class='autobr' /&gt;
longue, du nord au sud, de quelques centaines de kilom&#232;tres. Territoire riche s'il en est en flore&lt;br class='autobr' /&gt;
et faune sauvage, en terres fertiles et paysages pittoresques, avant qu'en or ; riche en villages&lt;br class='autobr' /&gt;
malink&#233; h&#233;ritiers d'une histoire s&#233;culaire non &#233;crite, ayant conserv&#233; un corps social collectif solidaire&lt;br class='autobr' /&gt;
(la propri&#233;t&#233; priv&#233;e de la terre y est pratiquement inconnue).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le &#171; royaume du Bambouk &#187; [le Sud, en bambara], l'ancien et mythique &#171; pays de l'or &#187; qui,&lt;br class='autobr' /&gt;
objet des convoitises des puissances de jadis, avait fait, par le commerce transsaharien, la fabuleuse&lt;br class='autobr' /&gt;
richesse des anciens et l&#233;gendaires &#171; empires &#187; soudanais du Ghana et du Mali, avant la&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;couverte de l'Am&#233;rique et la traite n&#233;gri&#232;re transatlantique, puis la colonisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est encore l'&#233;ternelle mal&#233;diction de l'or qui se renouvelle, aujourd'hui, pour les habitants,&lt;br class='autobr' /&gt;
atteignant soudainement une recrudescence sans exemple : les m&#233;thodes artisanales d'exploitation&lt;br class='autobr' /&gt;
remplac&#233;es par l'exploitation capitaliste effr&#233;n&#233;e ; la quantit&#233; de la production multipli&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
par cent, par mille, seule mesure de la qualit&#233; de la vie ; le d&#233;veloppement &#233;conomique des statisticiens&lt;br class='autobr' /&gt;
(le Mali est officiellement au troisi&#232;me rang des producteurs d'or africains) qui s'accompagne&lt;br class='autobr' /&gt;
de la r&#233;gression sociale, de l'appauvrissement g&#233;n&#233;ralis&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est, par surcro&#238;t, la mal&#233;diction nouvelle de l'uranium qui s'ajoute, qui s'est d&#233;j&#224; ajout&#233;e, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
celle de l'or, dans l'extr&#234;me Sud du cercle, &#224; Fal&#233;a, vaste enclave aux fronti&#232;res du S&#233;n&#233;gal et&lt;br class='autobr' /&gt;
de la Guin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi l'ARKF (association des ressortissants de K&#233;ni&#233;ba en France), l'ARACF (association&lt;br class='autobr' /&gt;
des ressortissants et amis de la commune de Fal&#233;a), avec le concours de l'association DIEL (droits&lt;br class='autobr' /&gt;
ici et l&#224;-bas), organisent, les 22-24 novembre, et appellent les habitants au FORUM PARTICIPATIF DE&lt;br class='autobr' /&gt;
SITAKILY, au coeur de la r&#233;gion mini&#232;re : pour d&#233;noncer le scandale des conditions de vie faites&lt;br class='autobr' /&gt;
aux populations (dont une majorit&#233; d'enfants), pour les engager &#224; la r&#233;appropriation de leurs&lt;br class='autobr' /&gt;
vies et de leurs terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi pourquoi des anciens sans-papiers maliens &#233;tablis en France seront &#224; Sitakily. Ils y&lt;br class='autobr' /&gt;
seront au nom des collectifs de sans-papiers parisiens (CSP75), o&#249; les Maliens sont en majorit&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
pour rappeler que l'or de K&#233;ni&#233;ba, l'or du Mali, ce n'est pas tant l'or du sous-sol que l'or des&lt;br class='autobr' /&gt;
bras des migrants qui font vivre ces populations ; que l'or des structures solidaires qu'elles ont&lt;br class='autobr' /&gt;
su conserver. Pour rappeler que leur pays est un pays d'anciennes coutumes et sagesses, gage&lt;br class='autobr' /&gt;
d'avenir, que leur peuple est un peuple indompt&#233;, fier de sa culture et de son histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;sistance passive est forte dans les r&#233;gions mini&#232;res. La rage et la r&#233;volte y couvent, les&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;meutes de Loulo en 2009, comme celles de K&#233;dougou de l'autre c&#244;t&#233; de la fronti&#232;re, le montrent&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; &#233;meutes pareillement, sauvagement r&#233;prim&#233;es par les deux &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aider &#224; la transformation&lt;br class='autobr' /&gt;
de cette r&#233;sistance passive et de ces r&#233;voltes sporadiques en une impulsion active et&lt;br class='autobr' /&gt;
suivie, afin que les populations prennent leur destin en main, c'est dans ce but que la CSP75&lt;br class='autobr' /&gt;
sera pr&#233;sente au Forum de Sitakily.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;a id=&#034;voix-des-sans-papiers-no6-1&#034; name=&#034;voix-des-sans-papiers-no6-1&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a id=&#034;a2&#034; name=&#034;a2&#034;&gt;&lt;/a&gt;La Voix des Sans-Papiers n&#176;6&lt;/h3&gt;
&lt;iframe class=&#034;scribd_iframe_embed&#034; src=&#034;http://www.scribd.com/embeds/70449806/content?start_page=1&amp;view_mode=list&amp;access_key=key-18c8zlseanhurjrz7hyc&#034; data-auto-height=&#034;true&#034; data-aspect-ratio=&#034;0.707514450867052&#034; scrolling=&#034;no&#034; id=&#034;doc_92570&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;600&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;script type=&#034;text/javascript&#034;&gt;(function() { var scribd = document.createElement(&#034;script&#034;); scribd.type = &#034;text/javascript&#034;; scribd.async = true; scribd.src = &#034;http://www.scribd.com/javascripts/embed_code/inject.js&#034;; var s = document.getElementsByTagName(&#034;script&#034;)[0]; s.parentNode.insertBefore(scribd, s); })();&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.lavoixdessspap.domainepublic.net/" class="spip_out"&gt;www.lavoixdessspap.domainepublic.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Voix des Sans-Papiers n&#176;4</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/la-voix-des-sans-papiers-no4.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.yannis.lehuede.org/la-voix-des-sans-papiers-no4.html</guid>
		<dc:date>2011-03-29T11:40:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>


		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Racisme et x&#233;nophobie</dc:subject>
		<dc:subject>Caravane des Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;RETOUR DE DAKAR &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce num&#233;ro sp&#233;cial &#171; Forum social mondial &#187; du journal est compos&#233; de mani&#232;re inhabituelle parce qu'il a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; et &#233;crit de mani&#232;re inhabituelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi cet &#171; &#233;dito &#187; aussi se pr&#233;sente sous forme et contenu inhabituels. &lt;br class='autobr' /&gt; Au cours de plusieurs interviews collectives, ont diversement apport&#233; leur contribution &#224; la chronique de la Caravane Bamako-Dakar, Simone Rivolier (FASTI), M&#233;tie, Abbas Karamoko, Mamoudou Diallo et Francisco de Carvalho (tous trois membres (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-voix-des-sans-papiers-.html" rel="directory"&gt;voix des sans-papiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-sans-papiers-+.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-racisme-et-xenophobie-+.html" rel="tag"&gt;Racisme et x&#233;nophobie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-caravane-des-sans-papiers-+.html" rel="tag"&gt;Caravane des Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-international-+.html" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-france-+.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-mali-bamako-+.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L106xH150/arton3267-6b1b5.png?1772096094' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;RETOUR DE DAKAR&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce num&#233;ro sp&#233;cial &#171; Forum social mondial &#187; du journal est compos&#233; de mani&#232;re inhabituelle&lt;br class='autobr' /&gt;
parce qu'il a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; et &#233;crit de mani&#232;re inhabituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi cet &#171; &#233;dito &#187; aussi se&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;sente sous forme et contenu inhabituels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours de plusieurs interviews collectives, ont diversement apport&#233; leur contribution &#224; la chronique&lt;br class='autobr' /&gt;
de la Caravane Bamako-Dakar, Simone Rivolier (FASTI), M&#233;tie, Abbas Karamoko,&lt;br class='autobr' /&gt;
Mamoudou Diallo et Francisco de Carvalho (tous trois membres de l'association DIEL, droits ici&lt;br class='autobr' /&gt;
et l&#224;-bas), Ohran Dilber (CSP Kurdes et Turcs), et Marie de Saint-Phalle, qui ont tous (&#224; l'exception&lt;br class='autobr' /&gt;
de cette derni&#232;re, pr&#233;sente depuis Kaolack) particip&#233; &#224; la caravane et &#224; ses diff&#233;rentes &#233;tapes&lt;br class='autobr' /&gt;
au Mali et au S&#233;n&#233;gal, puis aux activit&#233;s du FSM de Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant les premi&#232;res r&#233;unions pour la r&#233;daction de cette chronique, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; (selon la formulation&lt;br class='autobr' /&gt;
propos&#233;e par Orhan, discut&#233;e, puis adopt&#233;e d'un commun accord) que leurs t&#233;moignages sont&lt;br class='autobr' /&gt;
fournis &#224; titre de &#171; participants &#224; la d&#233;l&#233;gation du minist&#232;re de la r&#233;gularisation de tous les sanspapiers&lt;br class='autobr' /&gt; &#187;. [MRSTP, coordination de collectifs form&#233;e pendant l'occupation de Baudelique &#224; Paris]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'en reste pas moins que chacun est garant et responsable, envers le journal et ses lecteurs, de la&lt;br class='autobr' /&gt;
qualit&#233; et du choix des informations fournies et d&#233;battues aux cours des r&#233;unions auxquelles il a particip&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi il n'est pas d&#233;plac&#233; d'indiquer ici le d&#233;tail de ces participations. Ont pris part aux r&#233;unions&lt;br class='autobr' /&gt;
qui ont amen&#233; &#224; la r&#233;daction du pr&#233;ambule : Simone, M&#233;tie, Orhan, et Mamoudou. Le premier&lt;br class='autobr' /&gt;
chapitre (Bamako) se base sur le r&#233;cit de M&#233;tie (et, pour certains d&#233;tails, sur le t&#233;moignage de&lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;oise Carrasse de DIEL), confirm&#233; et compl&#233;t&#233; successivement par ceux d'Abbas et Mamoudou. Sur&lt;br class='autobr' /&gt;
la base du r&#233;cit de ceux-ci a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;e la chronique de l'exp&#233;dition de Nioro et Gogui, &#224; laquelle&lt;br class='autobr' /&gt;
Simone a plus tard apport&#233; des pr&#233;cisions. Celle des deux derniers jours pass&#233;s &#224; Bamako et des &#233;tapes&lt;br class='autobr' /&gt;
de Kayes et Tambacounda est due &#224; l'interview conjointe de Carvalho et Abbas. Sur leurs r&#233;cits&lt;br class='autobr' /&gt;
confront&#233;s avec ceux de Simone, puis de M&#233;tie et Marie, a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; le chapitre sur Kaolack. Le chapitre&lt;br class='autobr' /&gt;
sur Dakar et le FSM est bas&#233; sur l'interview &#224; trois de Marie, M&#233;tie et Abbas, puis sur celle de&lt;br class='autobr' /&gt;
Simone (plus une information communiqu&#233;e par Mamoudou). De m&#234;me la conclusion, achev&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
notamment gr&#226;ce &#224; des suggestions de Simone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lecteurs du journal verront bien par ailleurs que ce num&#233;ro n'aurait pu &#234;tre compl&#233;t&#233; sans&lt;br class='autobr' /&gt;
les communications envoy&#233;es par Odile Schwertz-Favrat (FASTI) et les Notes africaines de Pierre-&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean du CSSP49 Maine et Loire (pj49).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce num&#233;ro devait se terminer par un article sur les rencontres de la d&#233;l&#233;gation avec les autorit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
politiques locales au sujet des sans-papiers maliens et s&#233;n&#233;galais en France. Sissoko &#233;tait&lt;br class='autobr' /&gt;
attendu pour cette interview, mais son vol de retour a &#233;t&#233; plusieurs fois annul&#233;. Un texte de&lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre-Jean remplace l'interview manqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel qu'il est, ce num&#233;ro est donc largement insuffisant pour rendre compte de l'ensemble et de&lt;br class='autobr' /&gt;
la port&#233;e du p&#233;riple africain des repr&#233;sentants des collectifs autonomes de sans-papiers &#224; l'occasion&lt;br class='autobr' /&gt;
du FSM de Dakar, exp&#233;dition qui a comport&#233; un important investissement de forces&lt;br class='autobr' /&gt;
humaines et p&#233;cuniaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de t&#233;moignages et de documents restent &#224; recueillir et &#224; collationner,&lt;br class='autobr' /&gt;
en vue d'une utilisation critique d'avenir, prospective et de proposition. Mais une critique&lt;br class='autobr' /&gt;
d'avenir ne saurait se faire sans la critique &#171; en cours de route &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si cela risque de&lt;br class='autobr' /&gt;
ne pas &#234;tre du go&#251;t de tout le monde, il a donc sembl&#233; que ce num&#233;ro puisse &#234;tre, si imparfait&lt;br class='autobr' /&gt;
soit-il, un premier pas dans cette direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#233;l&#233;charger le journal au format PDF :&lt;/p&gt;
&lt;iframe class=&#034;scribd_iframe_embed&#034; src=&#034;http://www.scribd.com/embeds/51816574/content?start_page=1&amp;view_mode=list&amp;access_key=key-s49h3qm870v78rm86i5&#034; data-auto-height=&#034;true&#034; data-aspect-ratio=&#034;0.707514450867052&#034; scrolling=&#034;no&#034; id=&#034;doc_67360&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;600&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;script type=&#034;text/javascript&#034;&gt;(function() { var scribd = document.createElement(&#034;script&#034;); scribd.type = &#034;text/javascript&#034;; scribd.async = true; scribd.src = &#034;http://www.scribd.com/javascripts/embed_code/inject.js&#034;; var s = document.getElementsByTagName(&#034;script&#034;)[0]; s.parentNode.insertBefore(scribd, s); })();&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.sanspapiers.info" class="spip_out"&gt;Le Quotidien des Sans-Papiers&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Plus d'informations sur la lutte des Sans-Papiers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sanspapiers.info&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.sanspapiers.info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bamako : Manifestation devant la maison de l'Europe et l'h&#244;tel Lybia</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/bamako-manifestation-devant-la.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.yannis.lehuede.org/bamako-manifestation-devant-la.html</guid>
		<dc:date>2011-02-02T09:54:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr&#233;d&#233;ric L.I</dc:creator>


		<dc:subject>Action</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Droits de l'homme</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 31 janvier 2011, &#224; Bamako, dans le cadre de la caravane Cotonou - Bamako - Dakar, des membres du minist&#232;re de la r&#233;gularisation de tous les sans-papiers ainsi que des associations (comme AME, Afrique-Europe Inter'Act, le mouvement des sans-voix, etc.) ainsi que des personnes ind&#233;pendantes venant de nombreux pays, ont manifest&#233; jusqu'&#224; la maison de l'Europe et sont pass&#233; devant l'h&#244;tel de luxe &#034;Lybia&#034;, afin de d&#233;noncer les politiques europ&#233;ennes racistes et les accords bilat&#233;raux (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-infos-.html" rel="directory"&gt; Infos&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-action-+.html" rel="tag"&gt;Action&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-manifestation-24-+.html" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-sans-papiers-+.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-politique-35-+.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-luttes-+.html" rel="tag"&gt;Luttes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-libertes-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-96-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-droits-de-l-homme-+.html" rel="tag"&gt;Droits de l'homme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-mali-bamako-+.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton3213-eac98.png?1772096094' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 31 janvier 2011, &#224; Bamako, dans le cadre de la caravane Cotonou - Bamako - Dakar, des membres du minist&#232;re de la r&#233;gularisation de tous les sans-papiers ainsi que des associations (comme AME, Afrique-Europe Inter'Act, le mouvement des sans-voix, etc.) ainsi que des personnes ind&#233;pendantes venant de nombreux pays, ont manifest&#233; jusqu'&#224; la maison de l'Europe et sont pass&#233; devant l'h&#244;tel de luxe &#034;Lybia&#034;, afin de d&#233;noncer les politiques europ&#233;ennes racistes et les accords bilat&#233;raux (rappelons que le Mali r&#233;siste encore, mais pour combien de temps ?, et n'a pas sign&#233; ces accords). Ils d&#233;non&#231;aient aussi la collaboration de Kadhafi &#224; cette politique. Les fronti&#232;res de la Lybie sont les fronti&#232;res europ&#233;ennes ; la r&#233;putation des camps pour les migrants en Lybie n'est plus &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, cette manifestation d&#233;non&#231;ait l'attitude du rallye Budapest-Bamako. Un conducteur a avou&#233; avoir renvers&#233; deux enfants sur le chemin en Afrique, et cela ne semblait pas grave. Vont-ils s'en sortir en toute impunit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans quelques temps d'autres vid&#233;os suivront, notamment de l'exp&#233;dition &#224; Nioro du Sahel ainsi qu'&#224; la fronti&#232;re mauritanienne &#224; Gogui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu la faible bande passante, nous devons envoyer des vid&#233;os avec une mauvaise qualit&#233; d'image, et faire des reportages courts (7' ici), nous ne pouvons donc pas toujours aller au fond des choses. D&#233;but mars, un reportage complet sur toute la caravane, ainsi que sur le forum social mondial, et sur beaucoup d'autres choses, sera disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres informations sur la radio Bamako Dakar : &lt;a href=&#034;http://audioblog.arteradio.com//radiobamakodakar&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://audioblog.arteradio.com//radiobamakodakar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;object width=&#034;480&#034; height=&#034;270&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/video/xguy61?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;additionalInfos=1&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; src=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/video/xguy61?width=&amp;theme=none&amp;foreground=%23F7FFFD&amp;highlight=%23FFC300&amp;background=%23171D1B&amp;additionalInfos=1&amp;start=&amp;animatedTitle=&amp;iframe=0&amp;autoPlay=0&amp;hideInfos=0&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;270&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; allowscriptaccess=&#034;always&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bamako : les Sans-Papiers et la caravane Bamako-Dakar manifestent devant l'ambasse de France</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/bamako-les-sans-papiers-et-la-3207.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.yannis.lehuede.org/bamako-les-sans-papiers-et-la-3207.html</guid>
		<dc:date>2011-01-30T14:20:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr&#233;d&#233;ric L.I</dc:creator>


		<dc:subject>Action</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Arm&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Violences</dc:subject>
		<dc:subject>Droits de l'homme</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 26 janvier 2011, &#224; Bamako, le Minist&#232;re de la R&#233;gularisation de Tous les Sans-Papiers a march&#233;, avec des associations participant &#224; la caravane Cotonou-Bamako-Dakar, dans les rues de Bamako jusqu'&#224; l'ambassade de France, pour demander le retour symbolique de six migrants expuls&#233;s de France. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors qu'ils demandaient qu'une d&#233;l&#233;gation soit re&#231;ue dans l'ambassade, ils discutaient, hors de l'ambassade, avec un attach&#233;. Pendant les n&#233;gociations diplomatiques, et sans aucune sommation, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-politique-.html" rel="directory"&gt;Politique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-action-+.html" rel="tag"&gt;Action&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-manifestation-24-+.html" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-polices-31-+.html" rel="tag"&gt;Polices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-sans-papiers-+.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-mali-bamako-+.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton3207-555d9.png?1772096094' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
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&lt;p&gt;Le 26 janvier 2011, &#224; Bamako, le Minist&#232;re de la R&#233;gularisation de Tous les Sans-Papiers a march&#233;, avec des associations participant &#224; la caravane Cotonou-Bamako-Dakar, dans les rues de Bamako jusqu'&#224; l'ambassade de France, pour demander le retour symbolique de six migrants expuls&#233;s de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'ils demandaient qu'une d&#233;l&#233;gation soit re&#231;ue dans l'ambassade, ils discutaient, hors de l'ambassade, avec un attach&#233;. Pendant les n&#233;gociations diplomatiques, et sans aucune sommation, la police malienne s'est mise &#224; charger violemment tous les manifestants. Alors que les enfants, ayant rejoint en nombre la manifestation, n'&#233;taient pas &#233;pargn&#233;s, la police malienne matraquait notamment les Africains, alors que les toubabs, les Europ&#233;ens, eux, &#233;taient relativement &#233;pargn&#233;s. Cette initiative est-elle le fruit de l'ambassade fran&#231;aise ou des autorit&#233;s maliennes ? Nous l'ignorons pour l'instant, mais une chose est s&#251;re. Soixante ans apr&#232;s la d&#233;colonisation officielle, la police fran&#231;aise a bien implant&#233; ses m&#233;thodes d&#233;gueulasses au coeur de la ville de Bamako. &#034;Ouvrez les fronti&#232;res&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : vu la bande passante disponible &#224; Bamako, la vid&#233;o est de mauvaise qualit&#233; pour faciliter l'envoi. Vid&#233;os HD disponibles dans un mois...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous, le communiqu&#233; des membres de la caravane et du MRTSP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;coutez un reportage audio de cette manifestation de la &lt;a href=&#034;http://audioblog.arteradio.com//radiobamakodakar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;radio BamakoDakar&lt;/a&gt; : &lt;a href=&#034;http://audioblog.arteradio.com/radiobamakodakar/frontUser.do?method=getPost&amp;postId=3045247&amp;blogName=radiobamakodakar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 26 janvier 2011, les Collectifs de Sans Papiers de Paris, rassembl&#233;s au sein du Minist&#232;re de la R&#233;gularisation de Tous les Sans Papiers, avec le soutien des organisations et individus regroup&#233;s au sein du r&#233;seau &#171; Afrique-Europe Interact &#187;, soit pr&#232;s de 200 personnes, se sont rassembl&#233;es devant l'ambassade fran&#231;aise &#224; Bamako pour d&#233;noncer les politiques d'exclusion et d'expulsion des personnes immigr&#233;-e-s vivant en France et en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer cette situation, une d&#233;l&#233;gation devait pr&#233;senter la situation d'un Malien r&#233;gularis&#233; en France, reparti pour un court s&#233;jour au pays, et finalement bloqu&#233; &#224; l'a&#233;roport par les autorit&#233;s fran&#231;aises &#224; la suite de la perte de son titre de s&#233;jour dont les autorit&#233;s pouvaient parfaitement et imm&#233;diatement v&#233;rifier la validit&#233; aupr&#232;s de l'administration fran&#231;aise. L'objectif de la marche &#233;tait de r&#233;clamer le retour de ce camarade Malien et de 5 autres expuls&#233;s venant de diff&#233;rents pays du continent africain. La demande du retour en France de ces 6 personnes &#233;tait un symbole fort du droit au retour de tou-te-s les expuls&#233;-e-s et de la libre circulation des personnes dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette revendication s'inscrivait dans les objectifs de la &#171; Caravane pour la Libert&#233; de Circulation et le D&#233;veloppement &#233;quitable &#187; qui va se rendre de Bamako &#224; Dakar pour le Forum Social Mondial, qui se tiendra du 6 au 11 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Minist&#232;re de la R&#233;gularisation de Tous les Sans Papiers, ensemble avec &#171; Afrique Europe Interact &#187; et les autres organisations de la Caravane &#224; Dakar, &#233;mettent les plus vives protestations contre la r&#233;pression polici&#232;re qui a r&#233;pondu &#224; une initiative parfaitement pacifique : jets de grenades de gaz, poursuite et matraquage au sol de militant-e-s et m&#234;me de membres de la population malienne du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations soussign&#233;es maintiennent l'int&#233;gralit&#233; de leurs revendications :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Retour imm&#233;diat et sans condition de tous les expuls&#233;-e-s&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Arr&#234;t des expulsions !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Suppression des accords de r&#233;admission !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Fermeture des centres de r&#233;tention et des camps pour les &#171; ind&#233;sirables &#187; !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ouverture des fronti&#232;res &#8211; &#171; des ponts pas des murs ! &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Libert&#233; de circulation et d&#233;veloppement &#233;quitable&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Signatures : Le MRTSP et La Caravane, Bamako le 26 janvier 2011&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bamako : les Sans-Papiers et la caravane Bamako-Dakar manifestent devant l'ambasse de France</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/bamako-les-sans-papiers-et-la-3206.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.yannis.lehuede.org/bamako-les-sans-papiers-et-la-3206.html</guid>
		<dc:date>2011-01-30T14:18:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr&#233;d&#233;ric L.I</dc:creator>


		<dc:subject>Action</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Sans-Papiers</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
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		<dc:subject>Luttes</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Violences</dc:subject>
		<dc:subject>Droits de l'homme</dc:subject>
		<dc:subject>Mali &amp; Bamako</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 26 janvier 2011, &#224; Bamako, le Minist&#232;re de la R&#233;gularisation de Tous les Sans-Papiers a march&#233;, avec des associations participant &#224; la caravane Cotonou-Bamako-Dakar, dans les rues de Bamako jusqu'&#224; l'ambassade de France, pour demander le retour symbolique de six migrants expuls&#233;s de France. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors qu'ils demandaient qu'une d&#233;l&#233;gation soit re&#231;ue dans l'ambassade, ils discutaient, hors de l'ambassade, avec un attach&#233;. Pendant les n&#233;gociations diplomatiques, et sans aucune sommation, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-infos-.html" rel="directory"&gt; Infos&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-action-+.html" rel="tag"&gt;Action&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-manifestation-24-+.html" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-polices-31-+.html" rel="tag"&gt;Polices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-sans-papiers-+.html" rel="tag"&gt;Sans-Papiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-politique-35-+.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-armee-+.html" rel="tag"&gt;Arm&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-justice-+.html" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-luttes-+.html" rel="tag"&gt;Luttes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-droits-de-l-homme-+.html" rel="tag"&gt;Droits de l'homme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-mali-bamako-+.html" rel="tag"&gt;Mali &amp; Bamako&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton3206-3e93a.png?1772096094' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
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&lt;p&gt;Alors qu'ils demandaient qu'une d&#233;l&#233;gation soit re&#231;ue dans l'ambassade, ils discutaient, hors de l'ambassade, avec un attach&#233;. Pendant les n&#233;gociations diplomatiques, et sans aucune sommation, la police malienne s'est mise &#224; charger violemment tous les manifestants. Alors que les enfants, ayant rejoint en nombre la manifestation, n'&#233;taient pas &#233;pargn&#233;s, la police malienne matraquait notamment les Africains, alors que les toubabs, les Europ&#233;ens, eux, &#233;taient relativement &#233;pargn&#233;s. Cette initiative est-elle le fruit de l'ambassade fran&#231;aise ou des autorit&#233;s maliennes ? Nous l'ignorons pour l'instant, mais une chose est s&#251;re. Soixante ans apr&#232;s la d&#233;colonisation officielle, la police fran&#231;aise a bien implant&#233; ses m&#233;thodes d&#233;gueulasses au coeur de la ville de Bamako. &#034;Ouvrez les fronti&#232;res&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : vu la bande passante disponible &#224; Bamako, la vid&#233;o est de mauvaise qualit&#233; pour faciliter l'envoi. Vid&#233;os HD disponibles dans un mois...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous, le communiqu&#233; des membres de la caravane et du MRTSP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;coutez un reportage audio de cette manifestation de la &lt;a href=&#034;http://audioblog.arteradio.com//radiobamakodakar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;radio BamakoDakar&lt;/a&gt; : &lt;a href=&#034;http://audioblog.arteradio.com/radiobamakodakar/frontUser.do?method=getPost&amp;postId=3045247&amp;blogName=radiobamakodakar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;p&gt;Pour illustrer cette situation, une d&#233;l&#233;gation devait pr&#233;senter la situation d'un Malien r&#233;gularis&#233; en France, reparti pour un court s&#233;jour au pays, et finalement bloqu&#233; &#224; l'a&#233;roport par les autorit&#233;s fran&#231;aises &#224; la suite de la perte de son titre de s&#233;jour dont les autorit&#233;s pouvaient parfaitement et imm&#233;diatement v&#233;rifier la validit&#233; aupr&#232;s de l'administration fran&#231;aise. L'objectif de la marche &#233;tait de r&#233;clamer le retour de ce camarade Malien et de 5 autres expuls&#233;s venant de diff&#233;rents pays du continent africain. La demande du retour en France de ces 6 personnes &#233;tait un symbole fort du droit au retour de tou-te-s les expuls&#233;-e-s et de la libre circulation des personnes dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette revendication s'inscrivait dans les objectifs de la &#171; Caravane pour la Libert&#233; de Circulation et le D&#233;veloppement &#233;quitable &#187; qui va se rendre de Bamako &#224; Dakar pour le Forum Social Mondial, qui se tiendra du 6 au 11 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Minist&#232;re de la R&#233;gularisation de Tous les Sans Papiers, ensemble avec &#171; Afrique Europe Interact &#187; et les autres organisations de la Caravane &#224; Dakar, &#233;mettent les plus vives protestations contre la r&#233;pression polici&#232;re qui a r&#233;pondu &#224; une initiative parfaitement pacifique : jets de grenades de gaz, poursuite et matraquage au sol de militant-e-s et m&#234;me de membres de la population malienne du quartier.&lt;/p&gt;
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