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	<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
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		<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
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		<title>Bill de Blasio, ou le r&#233;veil de la gauche</title>
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		<dc:date>2013-11-08T09:21:21Z</dc:date>
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		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


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&lt;p&gt;C&#233;l&#233;brons l'&#233;lection du d&#233;mocrate Bill de Blasio &#224; la mairie de New Yorg, apr&#232;s pr&#232;s de vingt ans de terreur r&#233;publicaine. Souvenons-nous. C'&#233;tait en 1994. Rudolf Giulani &#233;tait &#233;lu avec le programme &#034;z&#233;ro tol&#233;rance&#034; &#224; la conception duquel participait &#8211; d&#233;j&#224; &#8211; le criminologue fran&#231;ais Alain Bauer, l'ami de Sarkozy et de Valls qui sauront s'inspirer du &#034;succ&#232;s&#034; de l'exp&#233;rience new-yorkaise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec plus de 70% des voix, Bill de Blasio est mieux &#233;lu encore que ne l'aura &#233;t&#233; dans les ann&#233;es 80 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-new-york-+.html" rel="tag"&gt;New York&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C&#233;l&#233;brons l'&#233;lection du d&#233;mocrate Bill de Blasio &#224; la mairie de New Yorg, apr&#232;s pr&#232;s de vingt ans de terreur r&#233;publicaine. Souvenons-nous. C'&#233;tait en 1994. Rudolf Giulani &#233;tait &#233;lu avec le programme &#034;z&#233;ro tol&#233;rance&#034; &#224; la conception duquel participait &#8211; d&#233;j&#224; &#8211; le criminologue fran&#231;ais Alain Bauer, l'ami de Sarkozy et de Valls qui sauront s'inspirer du &#034;succ&#232;s&#034; de l'exp&#233;rience new-yorkaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec plus de 70% des voix, Bill de Blasio est mieux &#233;lu encore que ne l'aura &#233;t&#233; dans les ann&#233;es 80 l'&#233;galement d&#233;mocrate Ed Koch, repr&#233;sentant la droite du parti d&#233;mocrate, qui avait r&#233;gn&#233; plus de dix ans avec, lui aussi, un programme de &#034;law and order&#034; &#8211; m&#234;me si Giulani et Bloomberg feront certainement mieux en la mati&#232;re&#8230; Koch parviendra &#224; se faire r&#233;&#233;lire, deux fois, avec l'investiture des deux partis, d&#233;mocrate et r&#233;publicain, ce qui lui avait permis lui aussi de d&#233;passer les 70% des suffrages &#8211; mais sans opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi ce score de Bill de Blasio interroge. C'&#233;tait il y a deux ans, en septembre 2011, que les indign&#233;s &#034;occupaient Wall Street&#034; en affirmant repr&#233;senter &#034;99%&#034; de la population. Et deux ans plus tard, c'est ce qu'on v&#233;rifierait jusque dans les urnes&#8230; Ce qui est &#224; relever, c'est que les th&#232;mes de campagne de Bill de Blasio et ceux des &#034;occupants&#034; de Wall Street co&#239;ncident rigoureusement : contre la ville des riches pour les riches qu'ont instaur&#233;e pendant vingt ans Giuliani suivi de Bloomberg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est possible que le plus int&#233;ressant dans cette &#233;lection triomphale de Bill de Blasio &#224; la t&#234;te de &#034;la&#034; ville soit le fait qu'il n'aura pas h&#233;sit&#233; &#224; s'attaquer frontalement aux politiques s&#233;curitaires de la droite. Comme on sait, en France, la &#034;gauche&#034; a fait le choix de s'y rallier plut&#244;t que de les combattre, consid&#233;rant que ce serait un bloc de motivations intouchables dans l'opinion publique. Et c'est ainsi qu'en &#224; peine plus d'un an, Fran&#231;ois Hollande peut atteindre les records d'impopularit&#233; qu'on lui connait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, par-del&#224; les apparences d&#233;magogiques, ces politiques de &#034;s&#233;curit&#233; renforc&#233;e&#034; sont, par d&#233;finition, orient&#233;es contre les pauvres &#8211; ainsi que l'&#233;tat de si&#232;ge que Valls impose &#224; Barb&#232;s en est une brutale illustration. C'est pour mettre fin &#224; cette guerre aux pauvres que Bill de Blasio a demand&#233; le suffrage des &#233;lecteurs. On note que ceux-ci auront compris le message, se mobilisant massivement pour imposer la victoire de ce politicien qui ose dire les choses comme elles sont &#8211; que les contr&#244;les au faci&#232;s, ou, mieux, la m&#233;thode de &#034;stop and frisks&#034;, interpellation et fouille, &#224; laquelle s'autorisait la police de Bloomberg, n'&#233;taient que des armes pour harceler les noirs et les latinos. Comprenant le message, ceux-ci ont vot&#233; massivement pour lui &#8211; car dans cette ville faite exclusivement au b&#233;n&#233;fice des riches, et o&#249; la concentration de millionnaires devient un sujet d'amusement, il reste toujours une majorit&#233; de pauvres, d'autant plus large que la crise ram&#232;ne y compris les classes dites moyennes &#224; des niveaux de pr&#233;carit&#233; absolue. Il y aura eu plus de 200 000 expulsions &#224; New York l'ann&#233;e derni&#232;re, et c'est explicitement contre &#231;a que Bill de Blasio a &#233;t&#233; &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait vingt ans que tous les politiciens d&#233;magogues du monde, tel Manuel Valls aujourd'hui, se gargarisent des politiques de s&#233;curit&#233; renforc&#233;e mises en &#339;uvre avec &#034;succ&#232;s&#034; par Giuliani &#224; New York. On ne redira jamais assez combien ce &#034;succ&#232;s&#034; &#233;tait usurp&#233; : s'il est vrai que la criminalit&#233; a baiss&#233; spectaculairement dans les ann&#233;es 90 sous les mandats de Giuliani, il se trouve que la m&#234;me baisse s'est enregistr&#233;e les m&#234;mes ann&#233;es dans la plupart des grandes villes am&#233;ricaines qui n'appliquaient pourtant pas les doctrines de &#034;tol&#233;rance z&#233;ro&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les experts font mine de discuter sans fin des v&#233;ritables motifs de cette baisse de la d&#233;linquance, mais quiconque observe de pr&#232;s la politique des drogues sait bien que c'est la politique de &#034;r&#233;duction des risques&#034;, avec les programmes de distribution contr&#244;l&#233;e de substituts &#224; l'h&#233;ro&#239;ne qui provoquera cette baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de Liverpool, dans les ann&#233;es 80, o&#249; le docteur John Marks organisait &#224; grande &#233;chelle une politique de distribution contr&#244;l&#233;e d'h&#233;ro&#239;ne, s'&#233;tait av&#233;r&#233;e encore plus radicale. Les premiers avocats de cette politique, au m&#234;me degr&#233; que les junkies ou leurs parents, &#233;taient la police et&#8230; les grands magasins qui avaient vu fondre le taux de vol &#224; l'&#233;talage. Si, en d&#233;pit de sa pertinence absolue, la distribution contr&#244;l&#233;e d'h&#233;ro&#239;ne ne sera pas beaucoup imit&#233;e &#8211; sauf en Suisse &#8211;, les politiques de distribution de m&#233;thadone et d'autres substituts se r&#233;pandront massivement provoquant partout le m&#234;me effet de pacification radicale, &#224; New York comme ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'escroquerie intellectuelle pr&#233;tendant attribuer &#224; la hausse de la violence polici&#232;re la baisse de la criminalit&#233; ne s'imposera pas moins chez les politiciens de droite, tel Sarkozy, ou de gauche, tel Valls. Derri&#232;re eux, leur mentor Alain Bauer, &#034;le marchand de peur&#034;, v&#233;ritable escroc lui, profitant des politiques publiques qu'il est parvenu &#224; promouvoir en vendant ses services de s&#233;curit&#233; priv&#233;e &#224; grand prix... Encore en ao&#251;t 2012, Bauer pouvait d&#233;clarer : &#171; Le mod&#232;le de New York dans la lutte contre la criminalit&#233; est peut-&#234;tre un exemple &#224; suivre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche fran&#231;aise sera-t-elle capable de comprendre le message, &#224; l'heure o&#249; &#034;le mod&#232;le&#034; new-yorkais s'inverse radicalement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'&#233;veille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;mocrate Bill de Blasio remporte la mairie de New York&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Monde.fr | 06.11.2013&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le raz-de-mar&#233;e &#233;lectoral pr&#233;dit a bien eu lieu. Le d&#233;mocrate Bill de Blasio a &#233;t&#233; &#233;lu, mardi 5 novembre, 109e maire de New York en distan&#231;ant largement son rival du parti r&#233;publicain, Joe Lhota, selon les sondages de sortie des urnes. Selons les estimations portant sur 99 % des votes, il a remport&#233; 73,6 % des voix, contre 24 % pour M. Lhota, selon le New York Times.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; des semaines qu'&#61586;il n&#61586;'y avait plus gu&#232;re de suspense tant les enqu&#234;tes d'opinion donnaient une confortable avance &#224; M. De Blasio, 52 ans. Sa victoire permet au Parti d&#233;mocrate de reconqu&#233;rir une ville qui lui &#233;chappait depuis 1989, date de l&#61586;'&#233;lection de David Dinkins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#034;Merci New York City&#034; : le tweet de l'&#233;quipe de campagne de Bill de Blasio peu apr&#232;s la cl&#244;ture des bureaux de vote, avec une photo de M. De Blasio, de sa femme Chirlane et de leurs deux enfants.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers mots du nouveau maire ont &#233;t&#233; pour son &#233;pouse afro-am&#233;ricaine, Chirlane, qu'&#61586;il a pr&#233;sent&#233;e &#224; la foule comme la premi&#232;re dame de New York. Puis, Bill de Blasio s'&#61586;est exprim&#233; alternativement en anglais et en espagnol afin de remercier ses &#233;lecteurs. Il s&#61586;'est dit r&#233;solu &#224; &#034;donner une nouvelle direction &#224; [la] ville&#034;, afin d&#61586;'en faire &#034;une seule et m&#234;me cit&#233;&#034;, faisant r&#233;f&#233;rence &#224; son th&#232;me principal de campagne, le foss&#233; grandissant entre le New York des riches et celui des pauvres. Un discours clos avec sa femme et ses deux enfants &#224; ses c&#244;t&#233;s sur la chanson de Marvin Gaye Ain't No Mountain High Enough.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce v&#233;ritable pl&#233;biscite doit avant tout se lire comme une forte volont&#233; des New-Yorkais de tourner la page apr&#232;s trois mandats de Michael Bloomberg : 70 % d'entre eux souhaitent un changement de politique, selon un sondage r&#233;alis&#233; &#224; la sortie des urnes par l'&#61586;institut Edison Research.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de la campagne, on a eu l&#61586;'impression que le milliardaire, qui ne pouvait pas se repr&#233;senter, &#233;tait le v&#233;ritable adversaire de M. De Blasio. Le programme de celui-ci, mais aussi sa rh&#233;torique : tout &#233;tait dirig&#233; plus contre son pr&#233;d&#233;cesseur que contre M. Lhota, qui a finalement eu beaucoup de mal &#224; se faire entendre dans cette &#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. De Blasio, ancien conseiller municipal de Brooklyn et actuel m&#233;diateur de la ville, avait choisi de mener sa campagne en proposant un changement radical par rapport &#224; la politique men&#233;e par M. Bloomberg, accus&#233; d'&#61586;avoir contribu&#233; au creusement des in&#233;galit&#233;s au sein de la population new-yorkaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les statistiques plaident pour le nouvel &#233;lu. New York est la ville au monde qui compte le plus de millionnaires. En m&#234;me temps, 50 000 personnes sont sans logis, le taux de pauvret&#233; continue &#224; augmenter malgr&#233; la reprise &#233;conomique, tandis qu'&#61586;en 2012 218 000 personnes ont &#233;t&#233; expuls&#233;es de leur logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation qui a suscit&#233; une frustration grandissante chez beaucoup d&#61586;'habitants ayant le sentiment d'&#61586;&#234;tre laiss&#233;s pour compte. &lt;i&gt;&#034;Les touristes ne voient que le bon c&#244;t&#233; des choses : avoir une ville s&#251;re et propre est plut&#244;t agr&#233;able, mais dans le m&#234;me temps, on a l'&#61586;impression d'&#61586;&#234;tre exclus de la ville, parce qu'&#61586;on a de moins en moins les moyens d&#61586;'y vivre&#034;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Michelle, une aide-soignante, qui votait mardi matin dans l&#61586;'Upper West Side &#224; Manhattan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle, comme beaucoup d'&#61586;autres, d&#233;nonce l'&#61586;embourgeoisement de la ville, la multiplication des immeubles de luxe, qui font monter le prix des loyers &#224; Manhattan, mais qui, par ricochet, se r&#233;percutent sur les autres quartiers. Dans le sud du Bronx, dans l&#61586;'est de Brooklyn ou le sud-est du Queens, beaucoup de locataires ont de plus en plus de mal &#224; payer des loyers qui d&#233;passent souvent la moiti&#233; de leur salaire mensuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. De Blasio, qui se pr&#233;sente comme un progressiste, a &#233;t&#233; &#233;lu sur un programme tr&#232;s &#224; gauche. Outre la construction de 200 000 logements sociaux, il envisage d'&#61586;augmenter les imp&#244;ts des plus riches pour cr&#233;er des maternelles et mettre en place du soutien scolaire au niveau du coll&#232;ge. &#034;On sait que l'&#61586;&#233;ducation est le meilleur moteur pour acc&#233;der &#224; la classe moyenne&#034;, explique Richard Shaffer, un ing&#233;nieur &#224; la retraite, qui a vot&#233; De Blasio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau maire souhaite &#233;galement &#233;tendre le droit aux cong&#233;s maladie et pr&#233;server les h&#244;pitaux de quartier. En mati&#232;re de s&#233;curit&#233;, Bill de Blasio veut r&#233;concilier la police avec la population, en particulier les minorit&#233;s, qui &#233;taient particuli&#232;rement vis&#233;es par les mesures prises r&#233;cemment par M. Bloomberg de &#034;stop and frisk&#034;, c'&#61586;est-&#224;-dire de contr&#244;le et de fouille &#224; corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des propositions qui ont facilement trouv&#233; &#233;cho au sein d&#61586;'une population qui a consid&#233;rablement chang&#233; ces vingt derni&#232;res ann&#233;es. La part de la population blanche (un tiers aujourd'&#61586;hui) a diminu&#233;e au profit des minorit&#233;s noire (25,5 %), hispanique (28,6 %) ou asiatique (12,7 %), beaucoup plus enclines &#224; accompagner une politique plus &#224; gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1988, lors de l&#61586;'&#233;lection pr&#233;sidentielle, le r&#233;publicain George W. Bush avait obtenu 33 % des votes &#224; New York. Lors du dernier scrutin national, en 2012, Mitt Romney a remport&#233; tout juste 18 % des suffrages. Bill de Blasio a su capter les aspirations de ce nouveau New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Le Monde]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De Blasio Is Elected New York City Mayor in Landslide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bill de Blasio, who transformed himself from a little-known occupant of an obscure office into the fiery voice of New York's disillusionment with a new gilded age, was elected the city's 109th mayor on Tuesday.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;His landslide victory, stretching from the working-class precincts of central Brooklyn to the suburban streets of southeast Queens, amounted to a forceful rejection of the hard-nosed, business-minded style of governance that reigned at City Hall for the past two decades and a sharp leftward turn for the nation's largest metropolis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. de Blasio, the city's public advocate, defeated Joseph J. Lhota, a former chairman of the Metropolitan Transportation Authority, by a margin of about 49 percentage points, with 99 percent of the vote counted.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was the most sweeping victory in a mayor's race since 1985, when Edward I. Koch won by 68 points, and it gave Mr. de Blasio what he said was an unmistakable mandate to pursue his liberal agenda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;My fellow New Yorkers, today, you spoke out loudly and clearly for a new direction for our city,&#8221; &lt;/i&gt; Mr. de Blasio, a 52-year-old Democrat, said at a raucous party in Park Slope, Brooklyn, at which his teenage children danced onstage and the candidate greeted the crowd in English, Spanish and even a few words of Italian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;Make no mistake : The people of this city have chosen a progressive path, and tonight we set forth on it, together.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Manhattan, Mr. Lhota, a 59-year-old Republican, quieted boos from his disappointed supporters as he conceded the race from behind a wooden lectern at a hotel in Murray Hill. &lt;i&gt;&#8220;I wish the outcome had been different,&#8221;&lt;/i&gt; he said. He struck a defiant tone, mocking Mr. de Blasio's campaign slogan, &lt;i&gt;&#8220;a tale of two cities,&#8221;&lt;/i&gt; by quipping that &lt;i&gt;&#8220;despite what you might have heard, we are one city,&#8221; &lt;/i&gt; and adding, &lt;i&gt;&#8220;I do hope the mayor-elect understands this, before it's too late.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The lopsided outcome represented the triumph of a populist message over a formidable r&#233;sum&#233; in a campaign that became a referendum on an entire era, starting with Mayor Rudolph W. Giuliani and ending with the three-term incumbent mayor, Michael R. Bloomberg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Throughout the race, Mr. de Blasio overshadowed his opponent by channeling New Yorkers' rising frustrations with income inequality, aggressive policing tactics and lack of affordable housing, and by declaring that the ever-improving city need not leave so many behind.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To an unusual degree, he relied on his own biracial family to connect with an increasingly diverse electorate, electrifying voters with a television commercial featuring his charismatic 15-year-old son, Dante, who has a towering Afro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In interviews on Election Day, voters across the five boroughs said his message had captured their deep-seated grievances and yearning for change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Darrian Smith, a 48-year-old custodian at a public school in Brownsville, Brooklyn, said his vote for Mr. de Blasio was a plea to end the widespread police searches, known as the stop-and-frisk tactic, that have repeatedly ensnared him and his African-American neighbors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;When I look at Mr. de Blasio, I see a bright light at the end of the tunnel,&#8221;&lt;/i&gt; he said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jon Kopita, an educational consultant from Greenwich Village, called Mr. de Blasio the best hope for slowing the growth of luxury condominiums that crowd his Manhattan neighborhood.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;If it just becomes a rich person's city, then I might as well just go live somewhere else,&#8221;&lt;/i&gt; he said. &lt;i&gt;&#8220;It's time to go in a different direction.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The traditional Republican Party playbook that had propelled Mr. Giuliani and Mr. Bloomberg to victory in an overwhelmingly Democratic city &#8212; reaching across party lines to voters worried about crime, education and quality of life &#8212; felt outdated this campaign season.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. de Blasio will become the first Democrat to lead New York in a generation, ending his party's two-decade-long exile from City Hall.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;It's huge,&#8221;&lt;/i&gt; said John H. Mollenkopf, director of the Center for Urban Research at the City University of New York, who added that Mr. de Blasio had shown that Democrats were again willing to entrust City Hall to one of their own.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;Liberalism,&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Mollenkopf said, &lt;i&gt;&#8220;is not dead in New York City.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Lhota, a former deputy mayor in the Giuliani administration and onetime Wall Street banker, had entered the race with great fanfare and promise : as a moderate Republican, a battle-tested manager and an outsize personality, known for quoting &#8220;The Godfather&#8221; and posting tipsy messages on Twitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the first-time candidate proved listless on the stump, prone to a monotone delivery. His attacks on Mr. de Blasio, as a &#8220;socialist&#8221; who would invite a return to crime-riddled streets, had a shrill quality. And despite his deep ties to the business world, he struggled to persuade donors to take a chance on him in the face of daunting poll numbers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the end, he raised just $3.4 million, a third of the amount collected by Mr. de Blasio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;He just hit a brick wall,&#8221;&lt;/i&gt; said Phil Ragusa, the chairman of the Republican Party in Queens. &lt;i&gt;&#8220;You have to be well funded. That is a reality. Joe was not.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Lhota's most ardent supporters conceded that he had failed to make a convincing case for himself. &lt;i&gt;&#8220;He just wasn't compelling enough,&#8221;&lt;/i&gt; said Regina Kessler, 58, who lives on the Upper East Side.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On Tuesday, Mr. Lhota put on a brave face. He ate his favorite breakfast of sausage, eggs and cheese on a bagel ; his wife donned her good-luck red, white and blue scarf ; and he told a radio host that he was busy writing a victory speech. But privately he had no illusions, acknowledging that he planned to conduct what he called a post-campaign &#8220;autopsy&#8221; to figure out what went wrong.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Like many New Yorkers, he was taken aback by Mr. de Blasio's improbable rise. Raised a Boston Red Sox fan in Massachusetts, Mr. de Blasio embraced the cause of leftist Sandinistas in Nicaragua as a young man, married a woman who once identified as lesbian, and has never managed an organization larger than 300 people.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But Mr. de Blasio, a longtime political operative who ran campaigns for Hillary Rodham Clinton and Charles B. Rangel, oversaw a highly disciplined political machine that committed few errors and took little for granted, in stark contrast with Mr. Lhota.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On Election Day, Mr. de Blasio had amassed around 10,000 volunteers at 40 locations to turn out voters ; Mr. Lhota recruited about 500 workers at nine locations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The coordinated outreach paid off, with Mr. de Blasio capturing majority support from voters of all races, genders, ages, religions, incomes and education levels, according to exit polls by Edison Research.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Largely overlooked on Tuesday was the man who has dominated the city for the past 12 years and whose legacy was a divisive theme of the campaign : Mayor Bloomberg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He quietly cast his vote at an Upper East Side school, amid reminders that his time at the pinnacle of municipal power was drawing to a close. When Mr. Bloomberg, dressed in a crimson tie and a crisp winter coat, showed up, the poll worker had a question. What was his first name, again ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As he left, clutching a loaf of banana bread and a plastic cup of coffee, a little boy waved at his king-size S.U.V., and yelled.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;Bye, bye, mayor !&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : New York Times]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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