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	<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
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		<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
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		<title>Rwanda : la g&#233;n&#233;ration post-Mitterrand demande des comptes</title>
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		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>Fran&#231;ois Mitterrand</dc:subject>
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&lt;p&gt;Ce 18 juin 2014 paraissait dans Lib&#233; une Tribune &#224; retentissement historique intitul&#233;e sobrement La v&#233;rit&#233; sur le g&#233;nocide des Tutsi. Remarquable par son contenu, par la clart&#233; de ce qu'elle &#233;nonce, cette tribune l'est aussi par ses signataires : on trouve l&#224; l'ensemble des organisations de jeunesses des grands partis politiques de gauche ou du centre. Droite et extr&#234;me-droite se seront abstenues &#8211; ou n'auront peut-&#234;tre m&#234;me pas &#233;t&#233; convi&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les &#233;v&#233;nements de nature &#034;historiques&#034; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-13-mai-1994-+.html" rel="tag"&gt;13 mai 1994&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-genocide-des-tutsi-+.html" rel="tag"&gt;g&#233;nocide des Tutsi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-generation-mitterrand-+.html" rel="tag"&gt;g&#233;n&#233;ration Mitterrand&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-rwanda-+.html" rel="tag"&gt;Rwanda&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-bisesero-+.html" rel="tag"&gt;Bisesero&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce 18 juin 2014 paraissait dans &lt;i&gt;Lib&#233;&lt;/i&gt; une Tribune &#224; retentissement historique intitul&#233;e sobrement &lt;i&gt;La v&#233;rit&#233; sur le g&#233;nocide des Tutsi&lt;/i&gt;. Remarquable par son contenu, par la clart&#233; de ce qu'elle &#233;nonce, cette tribune l'est aussi par ses signataires : on trouve l&#224; l'ensemble des organisations de jeunesses des grands partis politiques de gauche ou du centre. Droite et extr&#234;me-droite se seront abstenues &#8211; ou n'auront peut-&#234;tre m&#234;me pas &#233;t&#233; convi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les &#233;v&#233;nements de nature &#034;historiques&#034; qu'on enregistre l&#224; &#8211; et on ne craint pas ici de galvauder le mot &#8211;, le fait que ces organisations de jeunesse fassent front contre ce qu'il faudrait appeler ici les organisations de vieillesses, les grands partis dont quasiment aucun n'aura su prendre une position aussi tranch&#233;e sur cette question on ne peut plus difficile et douloureuse de la responsabilit&#233; fran&#231;aise dans le g&#233;nocide des Tutsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; les a&#238;n&#233;s se trompent &#8211; presque tous &#8211;, les jeunes voient clair &#8211; presque tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce clivage g&#233;n&#233;rationnel en lui-m&#234;me est un &#233;v&#233;nement consid&#233;rable. Et les auteurs de ce texte en ont conscience lorsqu'ils revendiquent hautement rien de moins que d'incarner le pays &#8211; le vrai, disent-ils &#8211;, certains de repr&#233;senter au moins son avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un deuxi&#232;me &#233;v&#233;nement non moins consid&#233;rable est &#224; rechercher dans la nature de leur prise de position qui &#233;l&#232;ve la politique au dessus de la politique, devenant plus que morale, simplement essentielle : &lt;i&gt;&#034; La recherche de la v&#233;rit&#233; sur le g&#233;nocide des Tutsis est pour nous un absolu. Elle ne rel&#232;ve pas d'un compromis dans un rapport de forces politique ou diplomatique, ni d'un soutien politique &#224; un r&#233;gime ou &#224; un gouvernement particuliers. &#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serment solennel de la g&#233;n&#233;ration post-Mitterrand est la meilleure nouvelle qui ait r&#233;sonn&#233; en France au moins depuis ce 10 mai 1981 o&#249; toute une g&#233;n&#233;ration &#8211; celle de leurs parents &#8211; &#233;tait convoqu&#233;e pour un sinistre malentendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mitterrand, le cagoulard, aura r&#233;ussi &#224; tromper bien au-del&#224; de lui, et il aura fallu que tout ce temps passe, et qu'une nouvelle g&#233;n&#233;ration surgisse, pour qu'enfin l'&#233;vidence de l'absurdit&#233; o&#249; il &#233;tait parvenu &#224; entra&#238;ner son pays &#233;clate &#8211; et dans ce qui est bien mieux qu'un simple sursaut de dignit&#233;, une v&#233;ritable promesse d'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On respirerait enfin, apr&#232;s vingt ans d'apn&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'&#233;veille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS. A l'instant de mettre en ligne cet article, un ami, bon connaisseur du dossier rwandais, nous fait valoir un point de vue tr&#232;s diff&#233;rent du n&#244;tre : cette tribune que nous encensons p&#233;cherait en omettant ce qu'on sait aujourd'hui de Bisesero. Convenons que ce n'est pas un d&#233;tail, puisque cela fait effectivement plusieurs ann&#233;es que l'enqu&#234;te est ouverte sur l'hypoth&#232;se d'une participation directe de militaires fran&#231;ais au grand massacre du 13 mai 1994, o&#249; environ 50 000 Tutsi, qui parvenaient &#224; r&#233;sister dans ces collines depuis le d&#233;but du g&#233;nocide, seront extermin&#233;s, en grande partie &#224; l'arme lourde, les mitrailleuses et mortiers ayant &#233;t&#233; actionn&#233;s par les experts d&#233;crits comme &#034;blancs&#034; ou &#034;fran&#231;ais&#034; par des dizaines de t&#233;moins. Les premiers r&#233;sultats de cette enqu&#234;te &#233;taient publi&#233;s par Serge Farnel d&#233;j&#224; il y a deux ans, en un gros volume reproduisant pour l'essentiel les retranscriptions des t&#233;moignages recueillis, sous le titre &lt;i&gt;Rwanda, 13 mai 1994 : un massacre fran&#231;ais ?&lt;/i&gt; Il y a deux mois Serge Farnel produisait le compl&#233;ment de cette enqu&#234;te, sous forme d'une chronique des cent jours du g&#233;nocide &#224; &lt;i&gt;Bisesero, le ghetto de Varsovie rwandais&lt;/i&gt;, reconstitu&#233;e &#224; partir de tous les t&#233;moignages existants. Surtout, Bruno Boudiguet livrait en m&#234;me temps les r&#233;sultats de sa contre-enqu&#234;te, sous le titre &lt;i&gt;Vendredi 13 &#224; Bisesero, la question de la participation fran&#231;aise dans le g&#233;nocide des Tutsis rwandais&lt;/i&gt;, faisant le point de la question et mettant un terme aux d&#233;bats. Ce qui n'emp&#234;che que ces avanc&#233;es de la connaissance, qui aggravent singuli&#232;rement l'accusation contre l'arm&#233;e fran&#231;aise, n'ont toujours pas &#233;t&#233; dig&#233;r&#233;es par l'ensemble des sp&#233;cialistes qui peinent &#224; r&#233;viser le cadre g&#233;n&#233;ral de leur critique depuis vingt ans qui consiste &#224; dire, en gros, que la France est certes responsable du soutien sans faille apport&#233; au r&#233;gime g&#233;nocidaire, mais qu'on ne peut incriminer l'arm&#233;e fran&#231;aise d'avoir directement particip&#233; au crime. C'est bien &#233;videmment le caract&#232;re inconcevable de cette accusation qui &#233;carte la plupart des observateurs, dont certains sont capables d'arguties peu s&#233;rieuses pour tenter de contester les r&#233;sultats de l'&#233;norme enqu&#234;te men&#233;e plus que rigoureusement depuis plusieurs ann&#233;es maintenant. L'unanimit&#233; autour de l'appel des organisations de jeunesses des partis politiques serait, selon notre ami, facilit&#233;e par le besoin de limiter l'accusation et d'&#233;carter le scandale &#233;norme du massacre du 13 mai, une des plus sombres dates de l'histoire coloniale. On rel&#232;ve de m&#234;me que la sinc&#233;rit&#233; des militaires qui disent avoir d&#233;sob&#233;i, et que nos jeunes aujourd'hui encensent, a pu &#234;tre mise en doute, et de fa&#231;on fort d&#233;taill&#233;e &#8211; voir notre propre article &#224; ce propos dans la septi&#232;me livraison de la revue &lt;i&gt;la Nuit rwandaise&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La v&#233;rit&#233; sur le g&#233;nocide des Tutsis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme tout crime contre l'humanit&#233;, le g&#233;nocide des Tutsis du Rwanda nous concerne. D'autant que ce crime fait aussi partie de l'histoire de notre pays. Notre g&#233;n&#233;ration refuse la loi du silence et r&#233;clame la v&#233;rit&#233;. C'est pourquoi nous irons, ensemble, au Rwanda, o&#249; nous porterons ce message &#224; la soci&#233;t&#233; civile et aux jeunes g&#233;n&#233;rations rwandaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons-le clairement : Paris a soutenu le r&#233;gime g&#233;nocidaire au Rwanda avant, pendant et apr&#232;s le g&#233;nocide perp&#233;tr&#233; contre les Tutsis, qui fit plus de 800 000 victimes entre avril et juillet 1994. Une poign&#233;e de personnalit&#233;s, de droite comme de gauche, situ&#233;es au plus haut niveau de l'appareil d'Etat, endossa au cours du second septennat de Fran&#231;ois Mitterrand, la responsabilit&#233; d'une politique secr&#232;te qui dura, a minima, de 1990 &#224; 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique, qui ne fut jamais discut&#233;e au Parlement, et encore moins devant les Fran&#231;ais, prit la forme d'un soutien politique, militaire et diplomatique envers les extr&#233;mistes rassembl&#233;s dans le mouvement Hutu Power, mouvement dont l'appareil d'Etat fran&#231;ais connaissait la nature structurellement raciste, totalitaire, g&#233;nocidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis vingt ans maintenant, cette poign&#233;e de responsables, croyant ainsi sauver leur honneur, refuse de r&#233;pondre de leurs actes et tente d'obstruer l'&#233;clatement de la v&#233;rit&#233; en tenant un discours de d&#233;ni, voire de n&#233;gationnisme. Les faits sont pourtant &#233;loquents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est &#233;tabli &lt;/strong&gt; que, d'octobre 1990 &#224; la fin 1993, alors m&#234;me que de nombreux t&#233;l&#233;grammes diplomatiques alertaient de la possible extermination totale de la population tutsie au Rwanda, Paris a soutenu les extr&#233;mistes, notamment en formant et en armant la gendarmerie nationale, les forces arm&#233;es et la garde pr&#233;sidentielle qui allaient &#234;tre les fers de lance du g&#233;nocide. Ce soutien, alors direct, ne fut interrompu ni pendant l'extermination ni m&#234;me apr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est &#233;tabli&lt;/strong&gt; que le gouvernement putschiste et g&#233;nocidaire fut form&#233; &#224; l'ambassade de France, sous l'&#233;gide de l'ambassadeur de France, au lendemain de l'attentat contre l'avion du pr&#233;sident rwandais, Juv&#233;nal Habyarimana. Ce fut le dernier acte d'un coup d'Etat entam&#233; avec l'attentat et l'assassinat de la Premi&#232;re ministre d&#233;mocrate, Agathe Uwilingiyimana, quelques heures avant la r&#233;union &#224; l'ambassade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est &#233;tabli&lt;/strong&gt; que seules les autorit&#233;s fran&#231;aises ont accept&#233; de recevoir en plein g&#233;nocide, le 27 avril 1994, J&#233;r&#244;me Bicamumpaka, ministre des Affaires &#233;trang&#232;res du gouvernement g&#233;nocidaire, et Jean-Bosco Barayagwiza, membre fondateur de la funeste Radio Mille Collines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est &#233;tabli&lt;/strong&gt; que l'op&#233;ration Turquoise, lanc&#233;e le 22 juin sous le chapitre VII de l'ONU, ne fut pas, comme cela a &#233;t&#233; officiellement pr&#233;sent&#233;, une op&#233;ration neutre et humanitaire. Certes, les ordres de l'op&#233;ration Turquoise stipulaient qu'il convenait de &lt;i&gt;&#171; faire cesser les massacres &#187;&lt;/i&gt;, mais ils visaient aussi &#224; &lt;i&gt;&#171; r&#233;tablir l'autorit&#233; &#187;&lt;/i&gt; des forces locales &lt;i&gt;&#171; civiles et militaires &#187;&lt;/i&gt; qui venaient de commettre le g&#233;nocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est &#233;tabli&lt;/strong&gt; que, pour se porter au secours des rescap&#233;s, des soldats fran&#231;ais ont d&#251; d&#233;sob&#233;ir aux ordres de l'&#233;tat-major de Turquoise. De cela, les rescap&#233;s des collines de Bisesero, abandonn&#233;s aux milices g&#233;nocidaires trois jours durant par les soldats fran&#231;ais, t&#233;moignent implacablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est &#233;tabli&lt;/strong&gt; que cette op&#233;ration &#171; militaro-humanitaire &#187; a permis de couvrir la retraite vers le Za&#239;re du gouvernement g&#233;nocidaire et des milices, sous la protection de fait d'un contingent qui, malgr&#233; son engagement sous chapitre VII des Nations unies, avait re&#231;u ordre des plus hautes autorit&#233;s politiques et militaires fran&#231;aises de rester l'arme au pied.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste des faits incriminant est longue, fond&#233;e sur des documents officiels, des enqu&#234;tes journalistiques et la mission d'information parlementaire de 1998. Ils disent bien la profondeur de la collaboration entre certains hauts responsables fran&#231;ais et le r&#233;gime auteur du g&#233;nocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis vingt ans, ces hauts responsables se drapent dans &#171; l'honneur de la France &#187; qui serait, disent-ils, mis en cause. Leur rh&#233;torique indigne vise &#224; enr&#244;ler d'autorit&#233; la France tout enti&#232;re afin d'abriter leurs responsabilit&#233;s derri&#232;re son innocence. La question aujourd'hui pos&#233;e est donc simple : cette poign&#233;e de personnalit&#233;s est-elle la France ? A cette question, la France qui vient, celle de notre g&#233;n&#233;ration, r&#233;pond avec fermet&#233; par la n&#233;gative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, dirigeants de jeunesses de partis politiques fran&#231;ais, d'associations de jeunesse, d&#233;fendons et soutenons le devoir de v&#233;rit&#233;, tout de suite. La recherche de la v&#233;rit&#233; sur le g&#233;nocide des Tutsis est pour nous un absolu. Elle ne rel&#232;ve pas d'un compromis dans un rapport de forces politique ou diplomatique, ni d'un soutien politique &#224; un r&#233;gime ou &#224; un gouvernement particuliers. A ceux qui pensent qu'un mensonge national vaut mieux qu'une v&#233;rit&#233; qui met en cause certains Fran&#231;ais, nous disons que la France n'est jamais aussi grande et digne que lorsqu'elle fait face, avec courage et lucidit&#233;, &#224; son pass&#233;. Le travail de v&#233;rit&#233; est une exigence, lever le voile, un imp&#233;ratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre g&#233;n&#233;ration, toutes tendances politiques r&#233;publicaines confondues, rejette, contre ceux qui tentent de nous l'imposer, l'h&#233;ritage empoisonn&#233; de la Collaboration. Nous combattons l'indiff&#233;rence, le d&#233;ni et le silence d'Etat. La lutte contre le n&#233;gationnisme n'est, pour nous, pas n&#233;gociable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette lutte, nous n'entendons pas laisser une poign&#233;e de hauts responsables parler au nom de la France, donc en notre nom &#224; tous, ni utiliser impun&#233;ment comme bouclier rh&#233;torique une France &#224; qui rien n'a jamais &#233;t&#233; demand&#233;, qui n'y est pour rien. A eux, qui instrumentalisent l'honneur d'un pays et croient sauver le leur en cachant la v&#233;rit&#233;, nous disons que plus le temps passe, plus ils seront jug&#233;s durement par l'histoire et par la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous exigeons de ceux qui ont endoss&#233; cette politique criminelle, en premier lieu quand ils font partie de nos formations, qu'ils aient le courage de r&#233;pondre sans faux-fuyants aux questions pr&#233;cises, nourries et factuelles que pose la politique qui fut men&#233;e par Paris. Des zones d'ombre demeurent sur le champ et l'&#233;tendue des responsabilit&#233;s individuelles. Il convient de rentrer dans le d&#233;tail, d'examiner les faits, les multiples preuves. L'ouverture imm&#233;diate des archives s'impose pour permettre aux historiens de travailler sans entraves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous irons &#224; Bisesero inhumer ceux qui y ont &#233;t&#233; extermin&#233;s et rendre hommage &#224; ces soldats fran&#231;ais de Turquoise qui, confront&#233;s &#224; un choix terrible et douloureux, eurent le courage de d&#233;sob&#233;ir aux ordres pour sauver des hommes, des femmes et des enfants vou&#233;s &#224; la mort. Nous voulons par notre pr&#233;sence marquer celle de la France au Rwanda en ces temps de comm&#233;morations, qui s'ach&#232;vent le 4 juillet. Ce qui est en jeu, c'est notre rapport &#224; la v&#233;rit&#233;. C'est notre relation &#224; l'Afrique. C'est notre capacit&#233; &#224; affronter l'histoire. Ce sont nos valeurs d&#233;mocratiques fondamentales. Ce qui est en jeu, c'est l'honneur de notre pays. Le vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paul Morin, Directeur du Mouvement antiraciste europ&#233;en, Egam ; Laura Slimani, pr&#233;sidente des Jeunes socialistes ; Antoine Carette, pr&#233;sident des Jeunes d&#233;mocrates ; Laura Chatel, secr&#233;taire f&#233;d&#233;rale des Jeunes &#233;cologistes ; Lucas N&#233;d&#233;lec, secr&#233;taire f&#233;d&#233;ral des Jeunes &#233;cologistes ; Nordine Idir, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Mouvement des jeunes communistes de France, et S&#233;lim-Alexandre Arrad, pr&#233;sident des Jeunes radicaux de gauche.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ainsi que Sacha Reingewirtz Pr&#233;sident de l'Union des &#233;tudiants juifs de France (UEJF) Rapha&#235;l Der Agopian Pr&#233;sident de l'Union g&#233;n&#233;rale des Arm&#233;niens de Bienfaisance (Ugab jeunes) Blaise Cueco Coordinateur national de SOS Racisme William Martinet Pr&#233;sident de l'Union nationale des &#233;tudiants de France (Unef) Corentin Durand Pr&#233;sident de l'Union nationale lyc&#233;enne (UNL) Sonia A&#239;chi Pr&#233;sidente de la F&#233;d&#233;ration ind&#233;pendante et d&#233;mocratique lyc&#233;enne (FIDL).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/monde/2014/06/18/la-verite-sur-le-genocide-des-tutsis_1044626&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lib&#233;&lt;/a&gt;]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.egam.eu" class="spip_out"&gt;egam&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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