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	<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
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		<title>Yannis Lehu&#233;d&#233;</title>
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		<title>Respirer &#224; Paris !</title>
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		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>Paris &amp; &#206;le de France</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Respirer &#224; Paris. C'&#233;tait le nom d'une association &#233;ph&#233;m&#232;re qui avait intent&#233; un r&#233;f&#233;r&#233; d'urgence devant le Tribunal administratif, &#224; l'&#233;t&#233; 2001, pour d&#233;noncer le fait que la pr&#233;fecture ne prenne aucune mesure lors de pics de pollutions dangereux pour la sant&#233; publique &#8211; et particuli&#232;rement pour la vie des plus fragiles. &lt;br class='autobr' /&gt;
On pouvait d&#233;j&#224; observer que la Pr&#233;fecture n'applique pas la loi qui l'oblige &#224; prendre des mesures de restriction de la circulation automobile et des industries lorsque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-96-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3512-d23dc.jpg?1772108429' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Respirer &#224; Paris. C'&#233;tait le nom d'une association &#233;ph&#233;m&#232;re qui avait intent&#233; un r&#233;f&#233;r&#233; d'urgence devant le Tribunal administratif, &#224; l'&#233;t&#233; 2001, pour d&#233;noncer le fait que la pr&#233;fecture ne prenne aucune mesure lors de pics de pollutions dangereux pour la sant&#233; publique &#8211; et particuli&#232;rement pour la vie des plus fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait d&#233;j&#224; observer que la Pr&#233;fecture n'applique pas la loi qui l'oblige &#224; prendre des mesures de restriction de la circulation automobile et des industries lorsque le taux de pollution atmosph&#233;rique d&#233;passe certains seuils fix&#233;s &#224; la fois par les r&#232;gles europ&#233;ennes et par la l&#233;gislation fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, on d&#233;couvrait au passage qu'il n'y a pas de r&#233;seaux de capteurs de pollution dans l'est parisien, alors que c'est la partie la plus pollu&#233;e de la ville du fait des vents dominants qui poussent toute la pollution de l'agglom&#233;ration vers l'est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait &#233;tablir aussi, en recueillant le t&#233;moignage de responsables d'Airparif, que l'indice de pollution publi&#233; est surtout arbitraire, pour ne pas dire politique. Quelques dizaines de capteurs sont dispers&#233;s sur la r&#233;gion parisienne &#8211; &#233;vitant soigneusement, donc, le secteur le plus expos&#233; de l'est parisien et de ses banlieues limitrophes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans plus tard, en 2003, la canicule emportait des milliers de personnes fragiles dans des conditions tr&#232;s semblables. Lors du proc&#232;s de 2001, on pouvait se f&#233;liciter de ce que le vent se soit lev&#233; entre le jour o&#249; le r&#233;f&#233;r&#233; avait &#233;t&#233; intent&#233; et le jour de l'audience, &#233;vitant des milliers de morts. En 2003, le vent ne se l&#232;vera pas &#224; temps...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi l'air de la ville est-il devenu soudain si dangereux ? La circulation n'a pas spectaculairement augment&#233;. Les voitures sont de plus en plus &#034;propres&#034;. Ce qui a chang&#233;, ces derni&#232;res d&#233;cennies, c'est la proportion de v&#233;hicules diesel qui est pass&#233;e de moins du quart &#224; plus de la moiti&#233; du parc automobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, le diesel devrait &#234;tre interdit. Ses microparticules ne sont pas filtr&#233;es par le corps humain, comme des particules d'amiante. Il faudrait l'interdire au moins pour ce que &#231;a doit co&#251;ter au budget de la s&#233;curit&#233; sociale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;R&#233;duire progressivement&#034; le diesel, c'est ce que proposent les Verts comme mot d'ordre pour la manifestation &#224; laquelle ils appellent ci-dessous. Oui, si &#034;progressivement&#034; veut dire refuser toute nouvelle immatriculation, pour commencer. Encourager &#224; la substitution au b&#233;n&#233;fice des v&#233;hicules les moins polluants. Pour le parc restant, remplacer le gazole par le diester... Le diesel est une entreprise dangereuse, dangereusement promue au point de produire une telle catastrophe. Il faut y couper court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la &#034;s&#233;curit&#233; sanitaire des francilien(ne)s&#034;, qu'un v&#233;ritable syst&#232;me de mesure fonctionne serait d&#233;j&#224; une chose dont la mairie pourrait se charger, ind&#233;pendamment du travail &#224; moiti&#233; fait par les services de la Pr&#233;fecture. Disposant d'indications correspondant mieux &#224; la r&#233;alit&#233;, la mairie pourrait assurer au moins une information plus ad&#233;quate des citoyens. Toute une gamme de mesures seraient alors &#224; sa disposition, comme de produire des recommandations. Les autorit&#233;s municipales seraient aussi mieux en mesure de sommer la Pr&#233;fecture d'appliquer la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des choses sont faisables, si on voulait transformer la ville en un jardin de roses. Comme de promouvoir le plus &#233;conomique des v&#233;hicules &#224; propulsion, le v&#233;lo &#233;lectrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Respirer &#224; Paris n'est pas une utopie inatteignable. Cela demande un minimum de courage politique, et de la coh&#233;rence. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, ni la Mairie ni l'Etat n'en auront vraiment fait preuve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Piti&#233; pour nos poumons !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; le 27 mars 2012 dans Actualit&#233; Communiqu&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;v&#233;nement &#224; Paris, mercredi 28 mars 2012 &#224; 12h15&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;cologistes organisent une action spectaculaire contre la pollution de l'air&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis samedi dernier, la m&#233;tropole parisienne conna&#238;t un nouveau pic de pollution aux particules : le seuil de niveau 1 a &#233;t&#233; franchi pour la 22e fois depuis le 1er janvier. A ce rythme-l&#224;, AirParif devra bient&#244;t inverser sa mission et pr&#233;venir les ParisienNEs des rares journ&#233;es o&#249; ils pourront respirer un air correct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme d'habitude, la Pr&#233;fecture de Police a privil&#233;gi&#233; la culpabilisation des victimes en conseillant aux populations fragiles (asthmatiques, personnes &#226;g&#233;es, enfants&#8230;) de rester clo&#238;tr&#233;es chez elles et de ne pas s'adonner &#224; des activit&#233;s physiques. Pour la forme, elle a cependant recommand&#233; aux automobilistes une baisse de leur vitesse, mais cette mesure est au mieux peu efficace, au pire de simple affichage car ses effets sur la qualit&#233; de l'air &#224; Paris sont contest&#233;s. Par son manque de volontarisme, le Pr&#233;fet met en danger la vie des FrancilienNEs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;cologistes mart&#232;lent depuis des ann&#233;es les mesures de bon sens qui pourraient rendre aux FrancilienNEs la sant&#233; que le parc automobile fran&#231;ais &#8211;fortement dieselis&#233;- leur a confisqu&#233;e : restriction de la circulation des camions en transit et circulation altern&#233;e pour les v&#233;hicules diesel lors des pics d'&#233;missions de particules, fin des incitations fiscales pour ces derniers, cr&#233;ation d'une Agence de l'air fran&#231;aise, facilitation de la mise en place des Zones d'actions prioritaires pour l'air (ZAPA). Selon une &#233;tude Aphekom parue en 2011, les particules fines sont responsables chaque ann&#233;e de 40 000 morts en France et d'une esp&#233;rance de vie amput&#233;e de 6 mois dans la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, les &#233;cologistes parisienNEs ont d&#233;cid&#233; de passer de la parole aux actes. Le mercredi 28 mars, ils r&#233;aliseront une op&#233;ration de choc contre la pollution de l'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec deux messages &#224; la cl&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est grand temps que l'Etat s'attaque courageusement &#224; la s&#233;curit&#233; sanitaire des FrancilienNEs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De r&#233;els progr&#232;s passent par une r&#233;duction progressive de la circulation des v&#233;hicules diesel dans la m&#233;tropole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rendez-vous est donn&#233; &#224; tous les militantEs, aux &#233;luEs, aux candidatEs EELV aux l&#233;gislatives et &#224; la presse &#224; 12h15, sur le parvis de l'H&#244;tel de Ville !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les Etats-Unis pr&#233;voient de &#034;r&#233;duire&#034; leur budget militaire</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Arm&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 1989 tombait le mur de Berlin. Apr&#232;s des ann&#233;es de &#034;d&#233;tente&#034; et de suppos&#233;e d&#233;sescalade militaire, la guerre froide prenait fin pour de vrai. Les &#233;normes stocks d'armements accumul&#233;s pour rien &#233;taient bons pour la poubelle. Les partisans de l'&#233;conomie dirig&#233;e socialiste pourront toujours l&#233;gitimement se plaindre de ce que l'exp&#233;rience sovi&#233;tique aura &#233;t&#233; handicap&#233;e par le poids extravagant de cette d&#233;pense militaire, tel qu'on ne saura jamais s'il n'aurait pas &#233;t&#233; possible de vivre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-96-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-etats-unis-+.html" rel="tag"&gt;&#201;tats-Unis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH107/arton3489-f8e38.jpg?1772101587' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1989 tombait le mur de Berlin. Apr&#232;s des ann&#233;es de &#034;d&#233;tente&#034; et de suppos&#233;e d&#233;sescalade militaire, la guerre froide prenait fin pour de vrai. Les &#233;normes stocks d'armements accumul&#233;s pour rien &#233;taient bons pour la poubelle. Les partisans de l'&#233;conomie dirig&#233;e socialiste pourront toujours l&#233;gitimement se plaindre de ce que l'exp&#233;rience sovi&#233;tique aura &#233;t&#233; handicap&#233;e par le poids extravagant de cette d&#233;pense militaire, tel qu'on ne saura jamais s'il n'aurait pas &#233;t&#233; possible de vivre prosp&#232;re sous le joug communiste...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mur de Berlin tombait &#8211; et les d&#233;penses militaires avec lui. Si le montant exorbitant de ces investissements pouvait se justifier dans la situation de confrontation des deux &#034;blocs&#034;, apr&#232;s, les Etats-Unis et la Russie (ex-URSS) pouvaient tranquillement commencer &#224; am&#233;liorer leur budget. C'est du moins ainsi que cela aura &#233;t&#233; compris. Doucement, tr&#232;s doucement, le faramineux budget militaire am&#233;ricain d&#233;senflera, passant, en dix ans, de 5,7 (en 1988) &#224; 3% du PIB (en 1999).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'an 2000 s'amor&#231;ait la remont&#233;e. En 2001, l'attentat contre le World trade center de New York justifiait une reprise telle qu'en 2004 on approchait du niveau de 1988, et on le d&#233;passait all&#233;grement d&#232;s 2005 (en dollars constants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : un niveau d'endettement historique, et une crise &#233;conomique qu'on estime d'ores et d&#233;j&#224; comme pouvant &#234;tre plus importante que celle de 1929.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les guerres d'Irak et d'Afghanistan auront mobilis&#233; tant de militaires que le simple versement de leurs salaires, avantages sociaux et retraites, p&#232;serait d'ores et d&#233;j&#224; pour un bon tiers de ce budget d&#233;lirant. Ceci r&#233;sultant entre autre de la surench&#232;re d&#233;magogique des parlementaires, semble-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barak Obama, &#233;lu en &#233;tant port&#233; par la revendication pacifiste de mettre fin &#224; l'obsc&#232;ne guerre en Irak, aura tenu promesse sur ce front&#8230; pour aussit&#244;t faire monter les ench&#232;res de la guerre afghane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus amusant, comme d'habitude, ce sont ces gadgets qui co&#251;tent si cher, comme ce V-22 Osprey, l'avion-h&#233;licopt&#232;re que s'est offert la marine. A lui seul, ce programme devrait co&#251;ter 54 milliards de dollars (dont 36 ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;pens&#233;s). Sans compter les d&#233;passements de budget &#233;ventuels d'un programme qui, &#224; l'origine, &#233;tait &#233;valu&#233; au total &#224; 28 milliards, et d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; comme trop cher. Ce qu'on ne sait pas, c'est combien pourrait co&#251;ter le F-35 Joint Strike Fighter, l'avion le plus cher de l'histoire. On l'&#233;value ici &#224;&#8230; 400 milliards ! Sans rime ni raison, ce programme ne semble avoir &#233;t&#233; invent&#233; par Lockeed que pour faire sembler raisonnable le Rafale de Dassault&#8230; Encore plus cher, encore plus inutile&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le concours de la b&#234;tise universelle est bien engag&#233;, il y a aussi l'Eurofighter, que se partagent anglais, allemands, espagnols et italiens, qui sera parvenu, lui aussi, &#224; faire plus cher que le Rafale... Ainsi, toutes les puissances occidentales sont en train de se ruiner pour le m&#234;me gadget&#8230; un avion totalement inutile, destin&#233; &#224; faire quelques parades, comme r&#233;cemment dans le ciel de Libye, et rien de plus, avant de devenir obsol&#232;te&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour quelle guerre se pr&#233;pare-t-on l&#224; ? Resterait-il un adversaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les am&#233;ricains font grand cas de la Chine. Ils semblent n'avoir toujours pas compris que la seule &#034;guerre&#034; qui puisse les opposer aux chinois est d&#233;j&#224; en cours : elle est &#233;conomique. Et c'est leur politique budg&#233;taire qui fait qu'ils l'ont d'ailleurs perdue d'avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; une &#034;vraie&#034; guerre, le formidable surco&#251;t du F-35, compar&#233; au F-16 existant qui remplit exactement le m&#234;me office, tiendrait &#224; ses qualit&#233;s &#233;lectroniques lui permettant d'&#233;chapper aux radars adverses. Seul l'&#233;ventuel adversaire chinois serait susceptible de disposer de moyens qui justifient d'un tel effort. Sauf que, si on a bien compris, son secret est d&#233;j&#224; &#233;vent&#233;, et le dit surco&#251;t, faramineux, est d'ores et d&#233;j&#224; en pure perte...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'indique le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, apr&#232;s le 11 septembre, le Pentagone a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un &#034;ch&#232;que en blanc&#034;. Dix ans plus tard, c'est la faillite mondiale qui se profile&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;tendant faire face au s&#233;rieux probl&#232;me budg&#233;taire qui se pose &#224; elle, l'administration Obama est r&#233;solue &#224; baisser cet inou&#239; budget militaire de&#8230; 8%. Les maximalistes proposent de pousser &#224; 17% cette r&#233;duction, en s'attaquant d'abord &#224; la masse salariale &#8211; pour ne pas faire trop de peine &#224; Lockeed. Or, m&#234;me dans le cas de la r&#233;duction la plus forte envisag&#233;e, les Etats-Unis resteraient dans la situation de faire la course aux armements avec eux-m&#234;mes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire &#224; la D&#233;fense qui organise ce suicide collectif est un fou furieux du nom de Panetta qui se prend pour un italien parce que son nom termine en a. R&#233;publicain ultra-militariste, pass&#233; chez les d&#233;mocrates par pur opportunisme, il envisagerait m&#234;me de se pr&#233;senter &#224; la Pr&#233;sidence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons les choses comme elles sont : avec les imb&#233;ciles corrompus qui nous gouvernent, il est bien probable qu'il n'y ait que le pire &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit son point de vue sur la question militaire, il faut de toute urgence, et sans d&#233;tour, d'abord nationaliser l'industrie de l'armement (et ce en France comme aux Etats-Unis et partout o&#249; &#231;a n'est pas le cas), seule fa&#231;on de freiner l'horrible d&#233;rive de ses co&#251;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut en fait concevoir une telle nationalisation comme la premi&#232;re &#233;tape d'une n&#233;cessaire d&#233;militarisation mondiale. S'il est vrai que le complexe militaro-industriel qui nous opprime est une alliance d'int&#233;r&#234;ts &#233;tatiques et d'int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, que ceux-ci soient d&#233;sactiv&#233;s est indispensable pour assainir les d&#233;bats. Qu'au moins les lobbyistes corrupteurs de chez Lagard&#232;re, Dassault, Lockeed ou Boeing, soient renvoy&#233;s &#224; la niche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il faudra bien commencer &#224; regarder la question rationnellement. Si on voulait en finir avec les Talibans, il suffirait de suivre les recommandations du Conseil de Senlis (ICOS), qui sugg&#232;re depuis des ann&#233;es que l'opium soit achet&#233; aux paysans afghans pour d&#233;velopper une industrie pharmaceutique, qui produirait la morphine dont manquent cruellement les h&#244;pitaux du monde entier. Non seulement cela ne co&#251;terait rien (ou tr&#232;s peu), mais cela couperait le &#034;nerf de la guerre&#034; pour les Talibans. Est-ce vraiment trop subtil pour les imb&#233;ciles qui nous gouvernent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humanit&#233; se paye des arm&#233;es dont elle n'a pas besoin et dont elle n'a pas les moyens. &#199;a suffit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'&#233;veille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ci-dessous, le budget militaire am&#233;ricain, tel que l'&#233;value le SIPRI (Stockolm international peace research institute), l'institut de recherche su&#233;dois :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En millions de dollars :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1988 : 293,093 &#8226; 1989 : 304,085 &#8226; 1990 : 306,170 &#8226; 1991 : 280,292 &#8226; 1992 : 305,141 &#8226; 1993 : 297,637 &#8226; 1994 : 288,059 &#8226; 1995 : 278,856 &#8226; 1996 : 271,417 &#8226; 1997 : 276,324 &#8226; 1998 : 274,278 &#8226; 1999 : 280,969 &#8226; 2000 : 301,697 &#8226; 2001 : 312,743 &#8226; 2002 : 356,720 &#8226; 2003 : 415,223 &#8226;2004 : 464,676 &#8226; 2005 : 503,353 &#8226; 2006 : 527,660 &#8226; 2007 : 556,961 &#8226; 2008 : 621,138 &#8226; 2009 : 668,604 &#8226; 2010 : 698,281&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dollars constants (valeur 2009) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1988 : 531,691 &#8226; 1989 : 526,271 &#8226; 1990 : 502,749 &#8226; 1991 : 441,561 &#8226; 1992 : 466,560 &#8226; 1993 : 442,029 &#8226; 1994 : 415,106 &#8226; 1995 : 392,601 &#8226; 1996 : 371,250 &#8226; 1997 : 369,315 &#8226; 1998 : 360,995 &#8226; 1999 : 361,885 &#8226; 2000 : 375,893 &#8226; 2001 : 378,925 &#8226; 2002 : 425,471 &#8226; 2003 : 484,255 &#8226; 2004 : 527,799 &#8226; 2005 : 552,966 &#8226; 2006 : 561,555 &#8226; 2007 : 576,294 &#8226; 2008 : 618,940 &#8226; 2009 : 668,604 &#8226; 2010 : 687,105&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourcentage du PIB :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1988 : 5.7 &#8226; 1989 : 5.5 &#8226; 1990 : 5.3 &#8226; 1991 : 4.7 &#8226; 1992 : 4.8 &#8226; 1993 : 4.5 &#8226; 1994 : 4.1 &#8226; 1995 : 3.8 &#8226; 1996 : 3.5 &#8226; 1997 : 3.3 &#8226; 1998 : 3.1 &#8226; 1999 : 3 &#8226; 2000 : 3.1 &#8226; 2001 : 3.1 &#8226; 2002 : 3.4 &#8226; 2003 : 3.8 &#8226; 2004 : 4 &#8226; 2005 : 4 &#8226; 2006 : 3.9 &#8226; 2007 : 4 &#8226; 2008 : 4.3 &#8226; 2009 : 4.7&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : SIPRI]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Next War&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Panetta to Offer Strategy for Cutting Military Budget&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le 2.1.2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WASHINGTON &#8212; Defense Secretary Leon E. Panetta is set this week to reveal his strategy that will guide the Pentagon in cutting hundreds of billions of dollars from its budget, and with it the Obama administration's vision of the military that the United States needs to meet 21st-century threats, according to senior officials.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a shift of doctrine driven by fiscal reality and a deal last summer that kept the United States from defaulting on its debts, Mr. Panetta is expected to outline plans for carefully shrinking the military &#8212; and in so doing make it clear that the Pentagon will not maintain the ability to fight two sustained ground wars at once.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Instead, he will say that the military will be large enough to fight and win one major conflict, while also being able to &#8220;spoil&#8221; a second adversary's ambitions in another part of the world while conducting a number of other smaller operations, like providing disaster relief or enforcing a no-flight zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pentagon officials, in the meantime, are in final deliberations about potential cuts to virtually every important area of military spending : the nuclear arsenal, warships, combat aircraft, salaries, and retirement and health benefits. With the war in Iraq over and the one in Afghanistan winding down, Mr. Panetta is weighing how significantly to shrink America's ground forces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is broad agreement on the left, right and center that $450 billion in cuts over a decade &#8212; the amount that the White House and Pentagon agreed to last summer &#8212; is acceptable. That is about 8 percent of the Pentagon's base budget. But there is intense debate about an additional $500 billion in cuts that may have to be made if Congress follows through with deeper reductions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta and defense hawks say a reduction of $1 trillion, about 17 percent of the Pentagon's base budget, would be ruinous to national security. Democrats and a few Republicans say that it would be painful but manageable ; they add that there were steeper military cuts after the Cold War and the wars in Korea and Vietnam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;Even at a trillion dollars, this is a shallower build-down than any of the last three we've done,&#8221;&lt;/i&gt; said Gordon Adams, who oversaw military budgets in the Clinton White House and is now a fellow at the Stimson Center, a nonprofit research group in Washington. &lt;i&gt;&#8220;It would still be the world's most dominant military. We would be in an arms race with ourselves.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Many who are more worried about cuts, including Mr. Panetta, acknowledge that Pentagon personnel costs are unsustainable and that generous retirement benefits may have to be scaled back to save crucial weapons programs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;If we allow the current trend to continue,&#8221;&lt;/i&gt; said Arnold L. Punaro, a consultant on a Pentagon advisory group, the Defense Business Board, who has pushed for changes in the military retirement system,&lt;i&gt; &#8220;we're going to turn the Department of Defense into a benefits company that occasionally kills a terrorist.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta will outline the strategy guiding his spending plans at a news conference this week, and the specific cuts &#8212; for now, the Pentagon has prepared about $260 billion in cuts for the next five years &#8212; will be detailed in the president's annual budget submission to Congress, where they will be debated and almost certainly amended before approval. Although the proposals look to budget cuts over a decade, any future president can decide to propose an alternative spending plan to Congress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The looming cuts inevitably force decisions on the scope and future of the American military. If, say, the Pentagon saves $7 billion over a decade by reducing the number of aircraft carriers to 10 from 11, would there be sufficient forces in the Pacific to counter an increasingly bold China ? If the Pentagon saves nearly $150 billion in the next 10 years by shrinking the Army to, say, 483,000 troops from 570,000, would America be prepared for a grinding, lengthy ground war in Asia ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What about saving more than $100 billion in health care cutbacks for working-age military retirees ? Would that break a promise to those who risked their lives for the country ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The calculations exclude the costs of the wars in Iraq and Afghanistan, which will go down over the next decade. Even after the winding down of the wars and the potential $1 trillion in cuts over the next decade, the Pentagon's annual budget, now $530 billion, would shrink to $472 billion in 2013, or about the size of the budget in 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is also important to remember that Mr. Panetta, a former White House budget chief, understands budget politics like few other defense secretaries. When he sent a dire letter to Capitol Hill late last year that held out the prospect of huge reductions in some of Congress's favorite weapons programs, analysts saw it as a classic tactic to rouse the Hill to his side.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;They noted that Mr. Panetta did not cite the $100 billion that the previous defense secretary, Robert M. Gates, said could be saved by reducing the number of contractors, cutting overhead, consolidating technology and limiting spending in the executive offices of the Pentagon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;Talking about business practices doesn't sound the alarm bells,&#8221;&lt;/i&gt; said Travis Sharp, a defense budget specialist at the Center for a New American Security, a defense policy research institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here is a look at other areas for reductions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Military benefits and salaries, although politically difficult to cut, are first in the line of sight of many defense budget analysts. Scaling back the Pentagon's health care and retirement systems and capping raises would yield hundreds of billions of dollars in projected savings over the next decade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As it stands now, the Pentagon spends $181 billion each year, nearly a third of its base budget, on military personnel costs : $107 billion for salaries and allowances, $50 billion for health care and $24 billion in retirement pay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One independent analyst, Todd Harrison of the Center for Strategic and Budgetary Assessments, a nonpartisan policy and research group in Washington, has calculated that if military personnel costs continue rising at the rate they have over the past decade, and overall Pentagon spending does not increase, by 2039 the entire defense budget would be consumed by personnel costs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Most of Washington's &#8220;cut lists&#8221; recommend increases in fees for beneficiaries in the Pentagon's health insurance, Tricare. But the higher fees would affect only working-age retirees and not active-duty personnel, who do not pay for health care.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Other proposals call for capping increases in military salaries, which have had double-digit increases since the Sept. 11 attacks, often because Congress gave the troops raises beyond those requested by the Pentagon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The chief target for weapons cuts is the F-35 Joint Strike Fighter, one of the most expensive weapons program in history. The Pentagon has plans to spend nearly $400 billion to buy 2,500 of the stealth jets through 2035, but reductions are expected.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The debate centers on how necessary the advanced stealth fighter really is and whether missions could be carried out with the less expensive F-16s. The main advantage of the F-35 is its ability to evade radar systems, making it difficult to shoot down &#8212; an attribute that is important only if the United States anticipates a war with another technologically advanced military.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;It would matter some with Iran, it would matter a lot with China,&#8221;&lt;/i&gt; said Michael E. O'Hanlon, a defense analyst at the Brookings Institution and the author of a recent book, &lt;i&gt;&#8220;The Wounded Giant : America's Armed Forces in an Age of Austerity.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nowhere is balancing budget and strategy more challenging than in deciding how large a ground combat force the nation needs and can afford. The Army chief of staff, Gen. Ray Odierno, the former commander in Iraq, points out that the Army had 480,000 people in uniform before the Sept. 11 attacks, and at that number was supposed to be able to fight two wars at once.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the Army proved to be too small to sustain the wars in Afghanistan and Iraq and was increased to its current size of 570,000. The Army is now set to drop to 520,000 soldiers, beginning in 2015, although few expect that to be the floor. The reality is that the United States may not be able to afford waging two wars at once.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;That said, there are certain risks with falling off the two-war posture,&#8221;&lt;/i&gt; said Andrew F. Krepinevich Jr., a military expert at the Center for Strategic and Budgetary Assessments. &lt;i&gt;&#8220;You may risk losing the confidence of some allies, and you may risk emboldening your adversaries. But at the end of the day, a strategy of bluffing, or asserting that you have a capability that you don't, is probably the worst posture of all.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Studies by the Center for a New American Security, the Sustainable Defense Task Force and the Cato Institute, which represent a spectrum of views on defense spending, estimate that the savings from cutting the ground force could range from $41 billion by reducing the Army to 482,400 and the Marine Corps to 175,000 (from its present size of 202,000) all the way up to $387 billion if the Army drops to 360,000 and the Marines to 145,000. The final numbers will make it clear that the United States could not carry out lengthy stability and nation-building efforts, like those ordered for Afghanistan and Iraq, without a huge mobilization of the National Guard and the Reserves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The size of the military is determined not only to win wars, but also to deter adversaries from starting hostilities. That underpins the American rationale for maintaining a combat presence at overseas bases and for conducting regular air and sea patrols around the globe. With austerity looming, those, too, might be curtailed to save money.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Senator Tom Coburn, Republican of Oklahoma, advocates saving $69.5 billion over 10 years by reducing by one-third the number of American military personnel stationed in Europe and Asia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;This option would leave plenty of military capability by maintaining strategic air bases and naval ports to provide logistics links,&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Coburn wrote in a report on his budget proposals. Many Congressional budget experts also see ways to save billions of dollars by consolidating Defense Department facilities, schools and installations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One of the largest expenses the Pentagon faces is to replace its aging strategic nuclear forces. While America's nuclear warheads are relatively inexpensive to maintain on a day-to-day basis, all three legs of the nuclear triad that deliver the punch &#8212; submarines, bombers and ground-based missiles &#8212; are reaching the end of their service life at just about the same time.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;The world has changed,&#8221;&lt;/i&gt; said Stephen W. Young, a senior analyst with the Union of Concerned Scientists, a nuclear watchdog group. &lt;i&gt;&#8220;The United States can be more than secure with a far smaller arsenal than what we currently have.&#8221; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Next War&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Costly Aircraft Suggests Cuts Won't Be Easy&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9/11/2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WASHINGTON &#8212; Defense Secretary Leon E. Panetta shoved his head into a snug aviator helmet topped with goggles one September morning and swooped into Lower Manhattan on a V-22 Osprey, a $70 million aircraft that Marines use for battlefield assaults in Afghanistan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;How'd you like that gizmo ?&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Panetta said after landing at the Wall Street heliport in the Osprey, which takes off like a helicopter, flies like an airplane &#8212; and has been responsible for the desdaths of 30 people in test flights.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Defense Department officials say the hybrid aircraft was the fastest way to get Mr. Panetta and his entourage to New York that day. But anyone who has followed the tortured history of the Osprey over the past quarter-century saw the persistent, politically savvy hand of the Marines in arranging Mr. Panetta's flight &#8212; and another example in what has become a case study of how hard it is to kill billion-dollar Pentagon programs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;At a car dealership, what the salesman wants to do is get you inside the vehicle,&#8221;&lt;/i&gt; said Dakota Wood, a retired Marine lieutenant colonel and defense analyst. &lt;i&gt;&#8220;You take the test drive and wow, it's got a great stereo, it feels good, it has that new-car smell.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That flight with Mr. Panetta, he said, is &lt;i&gt;&#8220;an insurance policy against future defense cuts.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As a joint Congressional committee appears paralyzed days from a deadline to agree on a plan to cut the nation's deficit, the Pentagon remains vulnerable to forced reductions over the next decade that would slash its spending by $500 billion, on top of $450 billion in cuts already in the works &#8212; a total of more than 15 percent of its operating budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But as Mr. Panetta considers scaling back major weapons programs, the Osprey illustrates the challenges in downsizing the world's most expensive military. The aircraft has survived after repeated safety problems during testing, years of delays, ballooning costs and tough questions about its utility.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even Dick Cheney, when he was the defense secretary under the first President George Bush, could not kill it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;Don't bet against the Marines as budget warriors,&#8221;&lt;/i&gt; said Richard L. Aboulafia, an aviation analyst at the Teal Group in Fairfax, Va.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In just the last few weeks, the commandant of the Marine Corps, Gen. James F. Amos, has talked up the Osprey at the Council on Foreign Relations and in written testimony to Congress, branding the aircraft &#8220;revolutionary&#8221; and the arguments of its critics ill informed. The contractors who built the aircraft have been running advertisements in defense industry and news publications in Washington, celebrating its 100,000 flight hours and lauding it as the &lt;i&gt;&#8220;safest Marine rotorcraft&#8221;&lt;/i&gt; of the last 10 years. Reporters have been flown on Osprey media flights, including with Mr. Panetta to New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One of the Osprey's biggest defenders on Capitol Hill, Representative William M. Thornberry, Republican of Texas (the aircraft is assembled in his district), said in a recent interview that the Osprey was much improved and &lt;i&gt;&#8220;not where it was 5 or 10 years ago.&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Thornberry also said that one of the Osprey's biggest critics in Congress, Representative Lynn Woolsey, Democrat of California, &lt;i&gt;&#8220;doesn't have a clue what she's talking about.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Thornberry was referring to Ms. Woolsey's comments on the House floor in May, when she called the Osprey &lt;i&gt;&#8220;a poster child for the excesses and inefficiencies of the military-industrial complex&#8221;&lt;/i&gt; and offered an amendment to kill its financing. The measure failed, but an aide to Ms. Woolsey said she remained steadfast in her opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Defense industry analysts say that the number of Ospreys could well be cut back from the 458 expected to be bought by the Marines, the Navy and the Air Force, but that the program is so far along it is unlikely the Pentagon or Congress will kill it entirely. (The far bigger target is the F-35 Joint Strike Fighter, the most expensive weapons program in history, although the Pentagon press secretary, George Little, reiterated Saturday that &lt;i&gt;&#8220;no decisions have been made&#8221;&lt;/i&gt; about reductions in any weapons programs.) But at this point nearly 300 Ospreys are already in service or in production, and some $36 billion out of a projected $54 billion has been spent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;We've gone this far, we may as well make the most of it,&#8221;&lt;/i&gt; said Mr. Aboulafia, who said the Osprey had overcome its earlier problems and was a &#8220;good aircraft,&#8221; although costly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He credited the contractors, Bell Helicopter Textron and Boeing, but particularly the Marines, for a relentless lobbying and public relations campaign.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That campaign spanned 25 years and went into overdrive when Mr. Cheney, under orders from the first President Bush to cut spending, tried to cancel the Osprey. He said it was too expensive (at the time, the projection was $28 billion for 682 aircraft) for what he viewed as the Marines' relatively narrow mission, amphibious assault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the Marines saw the aircraft as crucial to their survival as a quick-response, expeditionary force. In arguments they still make today, the Marines pressed their case that the Osprey could take off from aircraft carriers and get in and out of difficult landing zones better than airplanes and faster than helicopters, carry more people and save lives. In response to Mr. Cheney, they led a fierce counterattack, meeting with lobbyists and supporters in Congress in secret strategy sessions on Capitol Hill.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;It bordered on insubordination that the Marines conducted themselves the way they did,&#8221;&lt;/i&gt; said Richard Whittle, the author of the definitive book about the program, &lt;i&gt;&#8220;The Dream Machine : The Untold History of the Notorious V-22 Osprey.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;The secretary of defense had said, &#8216;We're killing this program,' &#8221;&lt;/i&gt; Mr. Whittle said, &lt;i&gt;&#8220;and the Marines were plotting behind the scenes with his opponents.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Led by Textron lobbyists and Curt Weldon, then a Republican representative from Pennsylvania whose district included a Boeing helicopter plant where the vehicle's fuselage was built, the group briefed members of Congress about the jobs the Osprey would bring to their districts, offered Congressional trips to Osprey factories, held Osprey lunches, pushed for Osprey hearings and organized a pro-Osprey coalition of business leaders.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;We pulled out all the stops,&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Weldon recalled in a recent interview. The Marines now say the aircraft survived on its merits, not because they took on Capitol Hill. But their campaign was a near-legend in the industry &#8212; and could be invoked in the military budget battles to come.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Cheney eventually admitted defeat, and the Osprey endured even through its test crashes and groundings in the 1990s. By 2007 it finally went into service, in Iraq, where Lt. Gen. John F. Kelly, then the commander of the Marines in Anbar Province, oversaw the first two squadrons of Ospreys in combat. The speed of the aircraft &lt;i&gt;&#8220;turned a province the size of Texas into Rhode Island,&#8221;&lt;/i&gt; he recalled.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;General Kelly is now Mr. Panetta's senior military assistant, and it was his idea to fly the boss to New York by Osprey. Although General Kelly is an Osprey enthusiast, he insisted that his goal was not to sell Mr. Panetta on the aircraft, but to solve the logistical issue of getting him to the Sept. 11 memorials in Manhattan and Shanksville, Pa., and back to Washington in one day. It was too far for a helicopter, and taking a plane would have required too much time for ground transport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;The only real way to do it was in Ospreys,&#8221;&lt;/i&gt; General Kelly said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Not that Mr. Panetta was initially enthusiastic. &lt;i&gt;&#8220;He, like everybody, has this thing in his mind &#8212; &#8216;Oh, this is this death trap,' &#8221;&lt;/i&gt; General Kelly said. But Mr. Panetta, who got a splendid view from the jump seat between the Osprey's two pilots, &lt;i&gt;&#8220;loved it,&#8221;&lt;/i&gt; the general said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It did not hurt that one of the pilots had flown an Osprey that rescued a downed American pilot in Libya in March and kept the defense secretary transfixed with stories from the front.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Libya rescue was one of the aircraft's recent successes, but an Air Force Osprey crashed in Afghanistan last year, killing 4 of the 22 aboard, with a specific cause not determined. The previous defense secretary, Robert M. Gates, flew on Ospreys too, although in the craft's more natural habitat in Afghanistan. In 2008 as a presidential candidate, Barack Obama flew on one in Iraq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No one knows what, if anything, Mr. Panetta will decide about the V-22 as he pores over the Pentagon's books. But Defense Department officials say he is still talking about his ride. As he told reporters that day : &lt;i&gt;&#8220;Interesting way to fly.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Next War&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Panetta's Pentagon, Without the Blank Check&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23/10/2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WASHINGTON &#8212; Tan and ruddy-faced, Defense Secretary Leon E. Panetta took his seat in a hearing room one morning this month ready for battle. The enemy, he warned lawmakers ominously, was &lt;i&gt;&#8220;a blind, mindless&#8221;&lt;/i&gt; one that could &lt;i&gt;&#8220;badly damage our capabilities&#8221;&lt;/i&gt; and &lt;i&gt;&#8220;truly devastate our national defense.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta meant not Al Qaeda, the Taliban or Iraqi insurgents, but a creation of Congress poised to inflict what he deemed unacceptable budget cuts on a Pentagon that, he admitted, had &lt;i&gt;&#8220;a blank check&#8221;&lt;/i&gt; in the decade after the attacks of Sept. 11, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;After every major conflict &#8212; World War I, World War II, Korea, Vietnam, the fall of the Soviet Union &#8212; what happened was that we ultimately hollowed out the force, largely by doing deep, across-the-board cuts that impacted on equipment, impacted on training, impacted on capability,&#8221;&lt;/i&gt; he said. &lt;i&gt;&#8220;Whatever we do in confronting the challenges we face now on the fiscal side, we must not make that mistake.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As President Obama's C.I.A. director, Mr. Panetta oversaw the raid that killed Osama bin Laden last spring. Now as the president's new defense secretary, he is charged with closing the books on multiple fronts &#8212; just last week, Col. Muammar el-Qaddafi was killed in Libya and the last American troops were ordered home from Iraq by the end of the year. But the biggest challenges ahead may be retrofitting the military for a new era of austerity and guarding Mr. Obama's national security flank heading into a turbulent election year.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;It is one of these watershed points,&#8221;&lt;/i&gt; said former Senator David Boren, co-chairman of the President's Intelligence Advisory Board. &lt;i&gt;&#8220;It's just like the end of the cold war when you're about to shift gears and we're going to have to reprioritize what we have to do.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The daunting task has fallen on Mr. Panetta, a 73-year-old former civil rights chief, congressman, budget director and White House chief of staff whose career dates to the days of President Lyndon B. Johnson. Returning to Washington from his California walnut farm in 2009, Mr. Panetta knew little of fighting wars. What he did know was Washington institutions, a trait that made him a throwback to the so-called wise men commanding respect across party lines. Who else these days is confirmed 100 to 0 by the Senate ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But you don't get to 100 to 0 without compromise or evolution. The cold war dove who opposed Ronald Reagan's contra war in Nicaragua in the 1980s and George Bush's Persian Gulf war of 1991 has become a war on terror hawk, authorizing more drone strikes in Pakistan than George W. Bush.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The critic who denounced torture during Mr. Bush's tenure took office and argued against investigating whether it happened. The co-author of the Iraq Study Group report calling for withdrawing troops recently pressed to keep more troops there.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The careful positioning has made Mr. Panetta one subject on which Mr. Obama and many Republicans agree. &lt;i&gt;&#8220;I'm a Leon Panetta fan,&#8221;&lt;/i&gt; said former Representative Pete Hoekstra, who is no Obama fan. &lt;i&gt;&#8220;He's fairly hawkish and aggressive on national security issues,&#8221;&lt;/i&gt; agreed Representative Mike Rogers, the House intelligence chairman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Representative Peter King, the homeland security chairman, said Mr. Panetta could have served &lt;i&gt;&#8220;the toughest Republican president, not just a Democratic president.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How long that lasts, of course, remains uncertain. He is treading into dangerous territory as he searches for $450 billion in defense cuts over 10 years. If a new Congressional debt committee cannot forge a deficit-reduction agreement by Thanksgiving, Mr. Panetta faces what he calls a &lt;i&gt;&#8220;doomsday mechanism&#8221;&lt;/i&gt; mandating an additional $500 billion in cuts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The issues on the table are enormous &#8212; the financial health of a debt-ridden country, military readiness to confront a still-dangerous world and many thousands of jobs and contractor businesses in Congressional districts around the country. The political crosscurrents are treacherous for a party so sensitive to its public standing on security that Mr. Panetta is the first Democrat to serve as defense secretary since 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While Tea Party Republicans on Capitol Hill and some of the party's presidential candidates call for significant defense cuts &#8212; a position that would have been unthinkable just a few years ago &#8212; many Republicans still oppose slashing military spending.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moreover, Mr. Panetta faces a kaleidoscope of interests within his own building, where officers have mastered the art of lobbying for their own programs, resisting cost-cutting lawmakers and wearing down defense secretaries. Will this time be different or has a war-weary electorate changed the dynamics ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;He's going to preside over some very tough decisions,&#8221;&lt;/i&gt; said former Representative Jane Harman, a Democrat now directing the Woodrow Wilson International Center for Scholars. &lt;i&gt;&#8220;Budget cutting done wrong could be devastating for our national security, so the stakes are huge.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No one understands better than Mr. Panetta. &lt;i&gt;&#8220;The real test for the country, as well as for the administration,&#8221;&lt;/i&gt; he said over a breakfast of scrambled eggs and bacon in his Pentagon office, &lt;i&gt;&#8220;is going to be whether or not ultimately we can't deliver on trying to solve the economic issues, but also deliver on the issues that I'm involved with in terms of war and peace.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Five Rules of Panetta&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To figure out how Mr. Panetta has survived so long in a town that chews up others, start by listening to him talk. He has a joyfully foul mouth. When he traveled to Afghanistan and Iraq last summer, he used 18 curse words in a single troop talk and caused a stir by telling Iraqis dawdling over a tough issue to &lt;i&gt;&#8220;damn it, make a decision.&#8221;&lt;/i&gt; Asked about his candor by NBC News, Mr. Panetta said jovially : &lt;i&gt;&#8220;Hey, I'm Italian. What the frick can I tell you ?&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If the salty language makes him earthy, it is the infectious laugh that has eased his way through 45 years of public life. When Pentagon stenographers transcribed a recent interview, they dutifully recorded &lt;i&gt;&#8220;laughs&#8221;&lt;/i&gt; or some variation 33 times, plus four &lt;i&gt;&#8220;chuckles.&#8221;&lt;/i&gt; He laughed his way through a guest judge stint on &#8220;Top Chef,&#8221; and during his Pentagon swearing-in joked about installing a seven-second delay in his microphone, &lt;i&gt;&#8220;but I can't imagine why the hell that would be necessary.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta's journey had its twists. A son of Italian immigrants from Monterey, Calif., Mr. Panetta came to Washington in 1966 as a Republican and became director of the Office for Civil Rights until his aggressive enforcement of desegregation prompted President Richard M. Nixon to fire him. Returning home, he switched parties and ran for Congress in 1976, rising to chairman of the House Budget Committee before being tapped as Bill Clinton's budget director and later chief of staff.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;He was a major contributor to the success that my husband had,&#8221;&lt;/i&gt; Secretary of State Hillary Rodham Clinton said in an interview, recalling the deficit reduction package he helped negotiate that paved the way for a balanced budget. &lt;i&gt;&#8220;He is a problem solver, a strong leader and manager. He also calls it like he sees it.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jennifer Palmieri, a former longtime aide, said Mr. Panetta has a straightforward formula for survival in Washington. She has packaged them into what she calls The Five Rules of Panetta :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; &lt;i&gt;&#8220;You can't slam dunk anyone.&#8221;&lt;/i&gt; Work with opponents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; &lt;i&gt;&#8220;Any [expletive] can burn down a barn ; it takes a leader to build one.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; &lt;i&gt;&#8220;He who controls the paper controls the outcome.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; &lt;i&gt;&#8220;Never let them see you sweat.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; &lt;i&gt;&#8220;In a negotiation, take what you can get. And then come back for more.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Those negotiating skills will prove critical as he guides another president on federal spending while jousting with other security agencies, including his former agency, the C.I.A., over a shrinking pie. &lt;i&gt;&#8220;He'll be particularly well suited to take on the budget challenges at the Pentagon,&#8221;&lt;/i&gt; Mrs. Clinton said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The decisions Mr. Panetta makes &#8212; whether cutting an aircraft carrier, scaling back the F-35 Joint Strike Fighter or paring back expensive health care costs for active and retired service members &#8212; could determine if the military can still fight two land wars simultaneously, confront new types of high-tech warfare and fulfill promises to those who risked lives for their country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pentagon critics argue deep cuts would simply trim bloat. Military spending has doubled since the Sept. 11 attacks, to $688 billion from $316 billion, with 1.4 million men and women currently in uniform. Even excluding the costs of the Iraq and Afghanistan wars, the base budget has increased 78 percent in 10 years. Yet much of that growth has benefited districts of lawmakers torn between taming the deficit and defending jobs and businesses back home.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;That is where his contacts on the Hill will pay off,&#8221;&lt;/i&gt; said Bruce Riedel, who led an Obama administration review of Afghanistan. &lt;i&gt;&#8220;But he's still going to have to tell the services that they'll have to do with less money.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Surprise Pick for C.I.A.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If Mr. Panetta's warnings about defense cuts have won favor among generals, they fit a pattern of adapting to whatever institution he runs. He arrived at the Central Intelligence Agency in 2009 with little experience in spycraft, yet won over a building of people suspicious of outsiders.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even Mr. Panetta considered himself a surprising pick to run the C.I.A. When John Podesta, who ran the Obama transition, called to broach the idea, Mr. Podesta recalled, &lt;i&gt;&#8220;I get cold silence. And then finally he said to me, &#8216;You're kidding, right ?'&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Podesta initially considered him for deputy defense secretary, essentially heir apparent to the holdover secretary, Robert M. Gates. But Rahm Emanuel, then the incoming White House chief of staff, suggested the C.I.A., figuring Mr. Panetta could &lt;i&gt;&#8220;calm the place down&#8221;&lt;/i&gt; after a decade of turmoil. &lt;i&gt;&#8220;I told the president it would be a risk because it wasn't what the Washington oh-so-wise people expected,&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Emanuel said from Chicago, where he is now mayor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He was right about the reaction. Senator Dianne Feinstein, a Democrat and Senate intelligence chairman, called it ridiculous to appoint an intelligence novice. But she, like others, changed her mind as Mr. Panetta improved agency morale and rebuilt relations with Congress. &lt;i&gt;&#8220;It was a real revelation for me because I thought the C.I.A. had to be C.I.A.,&#8221;&lt;/i&gt; she said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta wooed lawmakers with coffees, dinners and access. Last January, he hosted Mr. Rogers, the new Republican intelligence committee chairman, for chicken dinner and confided they might have found Bin Laden. Being brought into the loop made a difference. &lt;i&gt;&#8220;He would have had an ally had it gone bad,&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Rogers said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta, who in 2008 criticized Mr. Bush for turning America into &lt;i&gt;&#8220;a nation of armchair torturers,&#8221;&lt;/i&gt; became a champion of the C.I.A. within the Obama administration. His advocacy of a truth commission vanished and he insisted on redacting legal memos authorizing harsh tactics. At various points, he took on the White House counsel, the attorney general, the director of national intelligence and the Democratic House speaker.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When Attorney General Eric H. Holder reopened investigations into whether C.I.A. officers had gone beyond the memos, Mr. Panetta protested in four-letter fashion. &lt;i&gt;&#8220;Leon had a different view and expressed this view to me in very candid circumstances,&#8221;&lt;/i&gt; recalled Mr. Holder, who eventually dropped inquiries in all but two cases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Those who saw Mr. Panetta as a reformer were disillusioned. &lt;i&gt;&#8220;It was so disappointing to me,&#8221;&lt;/i&gt; said Ilana Sara Greenstein, a former C.I.A. officer and a vocal agency critic. &lt;i&gt;&#8220;I felt like early on he just became co-opted.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;George Brent Mickum IV, who represents the Guant&#225;namo Bay detainee Abu Zubaydah, who was waterboarded 83 times, recalled Mr. Obama's campaign statements. &lt;i&gt;&#8220;He has essentially reneged on all of these promises,&#8221;&lt;/i&gt; he said, adding that Mr. Panetta &lt;i&gt;&#8220;ran interference for those who potentially could have been accused of war crimes.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Morell, the deputy C.I.A. director, rejected the criticism. &lt;i&gt;&#8220;Believe me, the place did not co-opt him. He co-opted the place,&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Morell said. Mr. Panetta said re-examining the Bush era would be distracting. &lt;i&gt;&#8220;If I'd spent my time persecuting people for the past, I would have never been able to have gotten any traction to move forward with what I wanted to achieve,&#8221;&lt;/i&gt; he said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;His tenure was capped by the Bin Laden raid. A friend, Ted Balestreri, co-owner of Monterey's Sardine Factory restaurant, had dared him to find Bin Laden, vowing to open an 1870 bottle of Ch&#226;teau Lafite Rothschild, priced at $10,000, if he did. Four months later, Mr. Panetta called his wife, Sylvia, in California. &lt;i&gt;&#8220;Call Ted,&#8221;&lt;/i&gt; he said, &lt;i&gt;&#8220;and tell him he owes me that bottle of wine.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;An Obvious Choice&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That might have been the moment to go out on top. But Mr. Obama had one more assignment. Of 15 names Thomas E. Donilon, the national security adviser, presented to succeed Mr. Gates, Mr. Panetta was the obvious choice. &lt;i&gt;&#8220;What presidents really value is coming down on the issue, and Leon comes down,&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Donilon said. &lt;i&gt;&#8220;There's not a lot of &#8216;on the one hand, on the other hand.' &#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta was reluctant. He would be history's oldest incoming defense secretary. The walnut farm beckoned. &lt;i&gt;&#8220;I asked myself the same question &#8212; why would he continue ?&#8221;&lt;/i&gt; Sylvia Panetta recalled. &lt;i&gt;&#8220;Leon is loyal. When the president asks, you do what you have to do.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta has not shown his hand about how he plans to transform the military or his vision for what war will look like in the future. But his very appointment signaled the growing integration of intelligence and armed forces. During his 28-month tenure at the C.I.A., Mr. Panetta authorized drone strikes about 200 times, underscoring the evolution of warfare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a world of diffuse threats &#8212; rather than a cold war, he says America faces a &#8220;blizzard war&#8221; of myriad challenges &#8212; Mr. Panetta is the one with his finger on the trigger. And nothing prepared this Catholic school student and antiwar liberal for ordering someone's death in the middle of the night.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;I suddenly realized at the C.I.A. that I had to make life-and-death decisions about people,&#8221;&lt;/i&gt; he said on his plane heading to Afghanistan last summer. &lt;i&gt;&#8220;In many ways, it was life-and-death decisions about an enemy who we were confronting. In this job,&#8221;&lt;/i&gt; he added, &lt;i&gt;&#8220;I have to make life-and-death decisions about our people.&#8221;&lt;/i&gt; Either way, he said, &lt;i&gt;&#8220;I've said more Hail Marys in the last two years than I have in my whole life.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A few weeks later, he flew to Dover Air Force Base to honor 30 service members killed in Afghanistan. In his office the next morning, Mr. Panetta was in a somber mood, recalling a father who lost his boy and thinking of his own son James, a Navy reservist who earned a Bronze Star in Afghanistan. &lt;i&gt;&#8220;You see those dreams that are kind of crushed,&#8221;&lt;/i&gt; he said. &lt;i&gt;&#8220;And it brings home how big a sacrifice people make in war.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Asked about inspirations, Mr. Panetta nodded toward portraits of Dwight D. Eisenhower and George Marshall. &lt;i&gt;&#8220;These two guys were always, you know, kind of heroes of mine,&#8221;&lt;/i&gt; he said. &lt;i&gt;&#8220;So every once in a while, I turn around in that chair and look at them and say, you know, what the hell would you do ?&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He laughed. &lt;i&gt;&#8220;The problem is,&#8221;&lt;/i&gt; he said, &lt;i&gt;&#8220;they're not talking back.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&#8226;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U.S. to Sustain Military Power in the Pacific, Panetta Says&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23/10/2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BALI, Indonesia &#8212; Defense Secretary Leon E. Panetta said on Sunday that despite hundreds of billions of dollars in expected cuts to the Pentagon budget, the United States would remain a Pacific power even as China expanded its military presence in the region.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta, who is on his first trip to Asia as defense secretary, made the comments at a meeting of Southeast Asian nations on this Indonesian resort island. He sought to reassure Pacific nations that are concerned about China's assertiveness that the United States, as he put it, would be &lt;i&gt;&#8220;a force for peace and prosperity&#8221;&lt;/i&gt; here.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He acknowledged that nations in the region were worried about the impact of at least $450 billion in Pentagon budget cuts over the next decade and whether the United States could afford to maintain a strong military presence in the Pacific.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#8220;There's no question that those concerns have been expressed,&#8221;&lt;/i&gt; Mr. Panetta told reporters before meeting with the defense ministers of the 10 countries that make up the Association of Southeast Asian Nations. But, Mr. Panetta said, &lt;i&gt;&#8220;I've made clear that even with the budget constraints that we are facing in the United States,&#8221;&lt;/i&gt; there is &lt;i&gt;&#8220;no question that in discussions within the Pentagon, and discussions in the White House, that the Pacific will be a priority for the United States of America.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr. Panetta offered no specifics, although he said that the United States would maintain its &lt;i&gt;&#8220;force projection&#8221;&lt;/i&gt; in the region &#8212; some 85,000 troops in all, largely in South Korea and Japan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Although he did not mention it, the United States is also stepping up investments in a range of weapons, jet fighters and technology in response to China's military prowess.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the past year, China has tested its first radar-evading fighter jet, the J-20, and is developing an antiship ballistic missile that has the potential of hitting American aircraft carriers. China is also in sea trials with its first aircraft carrier, a refitted Soviet-era carrier from Ukraine. And the People's Liberation Army &#8212; with some 1.25 million ground troops, the largest in the world &#8212; is on track to achieve its goal of building a modern, regionally focused force by 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Chinese military remains focused on Taiwan, which it claims as part of its sovereign territory, and has deployed as many as 1,200 short-range missiles aimed in its direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At the same time, China has become involved in a number of maritime disputes with countries in the region over its claims to the South China Sea. On some Chinese maps, China's territorial claims extend south nearly to the coast of Indonesia &#8212; a source of aggravation to top Obama administration officials.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Earlier this month, Mr. Panetta was blunt about his worries. &lt;i&gt;&#8220;We're concerned about China,&#8221;&lt;/i&gt; he told American service members in Naples, Italy. &lt;i&gt;&#8220;The most important thing we can do is to project our force into the Pacific &#8212; to have our carriers there, to have our fleet there, to be able to make very clear to China that we are going to protect international rights to be able to move across the oceans freely.&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : New York Times]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH145/arton3315-04fc6.jpg?1772068175' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du 7 au 11 mai 2011, la Ligue des droits de l'Homme Paris 10/11 vous invite &#224; participer &#224; des rencontres d'information et de r&#233;flexion sur la protection des donn&#233;es personnelles.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Achats en ligne, dossier m&#233;dical, r&#233;seaux sociaux&#8230; : nouvelles facilit&#233;s ? Nouveaux espaces de libert&#233;s ?&lt;br&gt;
Aujourd'hui on enregistre nos donn&#233;es : quelles garanties pour notre s&#233;curit&#233; ? Quels risques pour demain ? Comment les &#233;viter ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lieu : &lt;i&gt;Mairie du 11&#232;me arrondissement &#8211; 12, place L&#233;on Blum - Salle des mariages - M&#233;tro : Voltaire&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au programme :&lt;/strong&gt; des tables rondes (sur le fichage commercial, le paiement en ligne, les r&#233;seaux sociaux, les fichiers de sant&#233;, scolaires&#8230;), des s&#233;ances de formation et deux soir&#233;es de r&#233;flexion, autour d'un film et avec des conf&#233;renciers sp&#233;cialistes de ces sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samedi 7 mai de 14H &#224; 18H : Rencontres avec des sp&#233;cialistes&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Des informaticiens, des juristes, des sp&#233;cialistes de la consommation et d'internet, des repr&#233;sentants d'associations&#8230; r&#233;pondent &#224; vos questions et animent des tables rondes : fichage commercial et bancaire, le paiement en ligne ; les r&#233;seaux sociaux ; la gestion des emails ; les fichiers de sant&#233; ; les fichiers scolaires ; la gestion des donn&#233;es par les associations. Maison des associations du 11&#232;me &#8211; 8, rue du G&#233;n&#233;ral Renault &#8211; Paris 11&#232;me- M&#233;tro : St-Ambroise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 9 mai &#224; 18H30 et &#224; 20H30 : S&#233;ances de formation &#171; Mes donn&#233;es, mes droits &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Quels sont vos droits ? Comment les faire appliquer ? R&#233;gler ses param&#232;tres de confidentialit&#233; sur un r&#233;seau social. Nombre de places limit&#233;, inscription &#224; paris.10.11@ldh-france.org. AGECA &#8211; 177, rue de Charonne &#8211; Paris 11&#232;me- M&#233;tro : A-Dumas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mardi 10 mai &#224; 19H30 : Projection-d&#233;bat : &#171; Total contr&#244;le &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Un film d'Etienne Labroue suivi d'un d&#233;bat : &#171; Fichage g&#233;n&#233;ralis&#233;, soci&#233;t&#233; num&#233;rique : vers une soci&#233;t&#233; de surveillance ? &#187;, anim&#233; par Maryse Artiguelong, secr&#233;taire-g&#233;n&#233;rale adjointe de la Ligue des droits de l'Homme. AGECA &#8211; 177, rue de Charonne &#8211; Paris 11&#232;me - M&#233;tro : A-Dumas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 11 mai &#224; 19H : Colloque &#171; Mes donn&#233;es, c'est personnel ! &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Aujourd'hui, on enregistre nos donn&#233;es. Quels risques pour demain ? Comment les &#233;viter ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Avec :&lt;br&gt;
Jean-Gabriel Ganascia, Professeur &#224; l'universit&#233; Pierre et Marie Curie, informaticien et philosophe&lt;br&gt;
Jean-Marc Manach, journaliste &#224; InternetActu.net et OWNI.fr, blogueur (Bug Brother) pour LeMonde.fr, co-fondateur des Big Brother Awards&lt;br&gt;
Jean-Claude Vitran, responsable du groupe de travail Libert&#233;s et Technologies de l'Information et de la Communication de la Ligue des droits de l'Homme&lt;br&gt;
Isabelle Falque-Pierrotin, vice-pr&#233;sidente de la CNIL&lt;br&gt;
Mod&#233;rateur : No&#233; le Blanc, journaliste sp&#233;cialis&#233;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les d&#233;tails sur &lt;a href=&#034;http://www.ldh-paris-10-11.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ldh-paris-10-11.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;RFID LA POLICE TOTALE&#034; : nanotechnologies et soci&#233;t&#233; de surveillance</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/rfid-la-police-totale.html</link>
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		<dc:date>2011-04-28T12:09:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233; de contr&#244;le &amp; &#201;tat policier</dc:subject>
		<dc:subject>Technologies</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;[Vid&#233;o ci-dessous. 28 minutes] &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; o&#249; de la marchandise et/ou des sujets circulent, on doit pouvoir localiser et rep&#233;rer en tous temps et tous lieux ces objets singuliers. Tra&#231;abilit&#233; totale. Tel est le nom du fantasme d'une soci&#233;t&#233; transparente, int&#233;gralement lisible &#224; elle-m&#234;me, sans invisibilit&#233;. RFID, l'&#226;ge du mouchard &#233;lectronique ou comment avoir le contr&#244;le dans la peau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme tout mouchard, il est immens&#233;ment hostile puisqu'absolument incompatible avec l'opacit&#233; n&#233;cessaire &#224; toute (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-sarkopol-ou-l-etat-milicien-qui-.html" rel="directory"&gt;Sarkopol, ou l'&#201;tat milicien qui vient&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-polices-31-+.html" rel="tag"&gt;Polices&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-96-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-de-controle-etat-policier-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233; de contr&#244;le &amp; &#201;tat policier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-technologies-+.html" rel="tag"&gt;Technologies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH113/arton3310-f2188.jpg?1772104663' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Vid&#233;o ci-dessous. 28 minutes]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; de la marchandise et/ou des sujets circulent, on doit pouvoir localiser et rep&#233;rer en tous temps et tous lieux ces objets singuliers. Tra&#231;abilit&#233; totale. Tel est le nom du fantasme d'une soci&#233;t&#233; transparente, int&#233;gralement lisible &#224; elle-m&#234;me, sans invisibilit&#233;. RFID, l'&#226;ge du mouchard &#233;lectronique ou comment avoir le contr&#244;le dans la peau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme tout mouchard, il est immens&#233;ment hostile puisqu'absolument incompatible avec l'opacit&#233; n&#233;cessaire &#224; toute vie r&#233;elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Subterfuge &amp; Pi&#232;ces et Main d'oeuvre pr&#233;sentent RFID : la police totale.&lt;br class='autobr' /&gt;
un film de 28 minutes contre la tyrannie technologique et l'av&#232;nement de la soci&#233;t&#233; de contrainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sens premier depuis le XIIIe si&#232;cle, la police est le gouvernement de la cit&#233; - gestion et discipline, exercice du pouvoir politique - avant de d&#233;signer l'organisation rationnelle de l'ordre public.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peu de gens encore, hors des laboratoires, des services v&#233;t&#233;rinaires et de logistique, connaissent les RFID (Radio Frequency Identification), aussi nomm&#233;es &#034;&#233;tiquettes &#233;lectroniques&#034;, &#034;intelligentes&#034;, &#034;smart tags&#034;, &#034;transpondeurs&#034;, &#034;puces &#224; radiofr&#233;quences&#034;, &#034;puces sans contact&#034;. Ces mouchards n&#233;s durant la seconde guerre mondiale supplantent d&#233;sormais les codes-barres dans les objets de consommation et sont implant&#233;s dans les animaux, les titres de transport et d'identit&#233;, les livres des biblioth&#232;ques, les arbres des villes, toutes choses de proche en proche, et m&#234;me de plus en plus d'&#234;tres humains. Sans les nanotechnologies, qui permettent de r&#233;duire leur taille et leur prix, les puces RFID n'infesteraient pas nos vies et IBM ne pourrait pas proposer aux d&#233;cideurs son programme de pu&#231;age g&#233;n&#233;ralis&#233; de tout et de tous (des espaces &#034;naturels&#034; aux d&#233;cors urbains, des marchandises aux infrastructures d'&#233;nergie, de transports et aux services, de sant&#233;, d'&#233;ducation, des animaux aux humains) baptis&#233; &#034;plan&#232;te intelligente&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici venu le temps du marquage &#233;lectronique, universel et obligatoire. Bient&#244;t il sera criminel d'extraire de son corps sa puce d'identit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avez-vous quelque chose &#224; vous reprocher ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article de PMO : &lt;a href=&#034;http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article66&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article66&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;http://player.vimeo.com/video/21667025?byline=0&#034; width=&#034;600&#034; height=&#034;450&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Badinter : &#8220;Faire si&#233;ger de simples citoyens au tribunal correctionnel est d&#233;magogique&#8221;</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/badinter-faire-sieger-de-simples.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.yannis.lehuede.org/badinter-faire-sieger-de-simples.html</guid>
		<dc:date>2011-04-27T12:52:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233; de contr&#244;le &amp; &#201;tat policier</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le &#8220;n&#233;o-populisme&#8221;, ainsi qu'on qualifie le fascisme contemporain, n'en finit pas de faire des siennes. La nouvelle qui propose que des jur&#233;s participent &#224; la composition des tribunaux correctionnels est une des manifestations les plus frappantes de l'irresponsabilit&#233; de cet &#201;tat &#8220;sans complexes&#8221; dont le programme criminel se d&#233;roule implacablement sous nos yeux, avec ses milices, institu&#233;es par la Loppsi, et maintenant sa &#8220;justice populaire&#8221;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une tribune publi&#233;e dans Le Monde, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-la-bataille-de-la-loppsi-2-128-.html" rel="directory"&gt;La bataille de la Loppsi 2&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-politique-35-+.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-justice-+.html" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-96-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-de-controle-etat-policier-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233; de contr&#244;le &amp; &#201;tat policier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-france-+.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3304-c8c3d.jpg?1772108429' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le &#8220;n&#233;o-populisme&#8221;, ainsi qu'on qualifie le fascisme contemporain, n'en finit pas de faire des siennes. La nouvelle qui propose que des jur&#233;s participent &#224; la composition des tribunaux correctionnels est une des manifestations les plus frappantes de l'irresponsabilit&#233; de cet &#201;tat &#8220;sans complexes&#8221; dont le programme criminel se d&#233;roule implacablement sous nos yeux, avec ses milices, institu&#233;es par la Loppsi, et maintenant sa &#8220;justice populaire&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une tribune publi&#233;e dans Le Monde, l'ancien ministre de la justice socialiste et actuel s&#233;nateur, Robert Badinter, l'homme auquel on doit l'abolition de la peine de mort, exprime les critiques s&#233;v&#232;res qui peuvent &#234;tre fa&#238;tes &#224; cette r&#233;forme simplement d&#233;gueulasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut seulement regretter qu'il n'ait pas exprim&#233; la m&#234;me hauteur de vues lorque la Loppsi et ses milices form&#233;es de &#034;citoyens volontaires&#034; a &#233;t&#233; adopt&#233;e il y a &#224; peine plus d'un mois. Les &#034;citoyens assesseurs&#034; qu'il d&#233;nonce ici sont bien du m&#234;me tonneau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, on aurait appr&#233;ci&#233; que cet &#233;minent juriste s'en prenne &#233;galement &#224; la possibilit&#233; de rendre la justice en visio-conf&#233;rence, &#233;galement pour les chambres correctionnelles &#8211; autre article de l'inf&#226;me Loppsi. Car ces &#8220;citoyens assesseurs&#8221; pourront ainsi, de plus, juger leurs semblables &#224; travers l'&#233;cran des tribunaux virtuels promis par le syst&#232;me de destruction de la justice organis&#233; par Sarkozy et ses sbires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut que regretter le manque de vigilance face &#224; la Loppsi, tout en se f&#233;licitant de l'actuelle critique de la barbarie judiciaire mise en &#339;uvre par les &#8220;n&#233;o-populistes&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'&#233;veille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Point de vue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27.04.11&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I. De toutes les lubies judiciaires dont nous avons &#233;t&#233; gratifi&#233;s depuis quatre ans, la plus surprenante s'av&#232;re l'annonce de la participation de simples citoyens au jugement des affaires correctionnelles et aux d&#233;cisions de lib&#233;ration conditionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il s'agisse d'un coup m&#233;diatique est &#233;vident. Aucune organisation professionnelle de magistrats ou d'avocats n'a avanc&#233; pareille proposition. Aucun colloque de juristes, aucun parti politique, aucun cercle de pens&#233;e ne l'a prise &#224; son compte. Et nous n'avons pas vu manifester des citoyens r&#233;clamant l'instauration d'un service judiciaire obligatoire de huit jours par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II. L'argument id&#233;ologique avanc&#233; par le pr&#233;sident de la R&#233;publique pour fonder cette r&#233;forme est malvenu. Que les jugements soient rendus au nom du peuple fran&#231;ais n'implique pas que des citoyens tir&#233;s au sort doivent &#234;tre appel&#233;s &#224; juger les pr&#233;venus. Les magistrats sont des citoyens fran&#231;ais comme les jur&#233;s. Et c'est au regard de leur comp&#233;tence qu'ils ont re&#231;u du l&#233;gislateur le pouvoir de juger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;f&#233;rence au jury d'assises compos&#233; de citoyens depuis deux si&#232;cles dans les proc&#232;s criminels est &#233;galement impropre. Le propre du jury est d'avoir un pouvoir de d&#233;cision. Aujourd'hui encore o&#249; neuf jur&#233;s si&#232;gent &#224; cot&#233; des trois magistrats &#224; la cour d'assises, aucun verdict de condamnation ne peut &#234;tre prononc&#233; sinon &#224; la majorit&#233; de huit voix sur douze. Le l&#233;gislateur a voulu qu'une majorit&#233; de jur&#233;s, soit cinq voix, puisse demeurer ma&#238;tre de la d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de tel dans la r&#233;forme propos&#233;e : deux citoyens seront appel&#233;s &#224; si&#233;ger au tribunal correctionnel aux c&#244;t&#233;s de trois magistrats. Tout jugement au fond de ce tribunal mixte pourra &#234;tre pris &#224; la majorit&#233; simple, soit celles des trois magistrats. Le pouvoir de d&#233;cision traditionnellement reconnu aux jur&#233;s dispara&#238;t. Le projet le reconna&#238;t en qualifiant les citoyens appel&#233;s &#224; si&#233;ger d'&#034;assesseurs&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III. Paradoxalement, ce projet qui pr&#233;tend accro&#238;tre le r&#244;le des simples citoyens dans la justice p&#233;nale r&#233;duit leur pouvoir dans les cours d'assises. Il cr&#233;e en effet des cours d'assises &#034;light&#034; qui ne comprendront plus que deux &#034;citoyens assesseurs&#034; au lieu des neuf jur&#233;s si&#233;geant avec les trois magistrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces juridictions pourront juger tous les crimes punis de quinze &#224; vingt ans de r&#233;clusion, notamment les viols dont le nombre croissant encombre aujourd'hui les cours d'assises. En rempla&#231;ant les neuf jur&#233;s par deux &#034;citoyens assesseurs&#034;, le projet diminue substantiellement le pouvoir des jurys d'assises. Singuli&#232;re contradiction avec la volont&#233; proclam&#233;e de l'ex&#233;cutif d'accro&#238;tre la participation directe des citoyens &#224; la justice p&#233;nale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IV. La r&#233;forme annonc&#233;e est de surcro&#238;t in&#233;galitaire. Elle aboutit &#224; cr&#233;er dans la justice correctionnelle deux cat&#233;gories de juridictions : celles qui comporteront des &#034;citoyens assesseurs&#034; et les autres compos&#233;es seulement de magistrats. Aux juridictions mixtes, le projet de loi confie seulement les d&#233;lits graves d'atteintes aux personnes. Les infractions aux cons&#233;quences les plus graves pour la soci&#233;t&#233;, d&#233;linquance organis&#233;e, financi&#232;re, fiscale, environnementale, corruption, etc. demeureront l'apanage des seuls magistrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imagine-t-on des citoyens ordinaires jugeant l'affaire Clearstream ? Et pourtant, si la sagesse populaire ou le simple bon sens sont qualit&#233;s suffisantes pour juger des d&#233;linquants, pourquoi s'en priver sinon parce que le projet reconna&#238;t que juger est un m&#233;tier, requ&#233;rant des connaissances et une exp&#233;rience particuli&#232;res, difficiles &#224; acqu&#233;rir et &#224; exercer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V. C'est &#224; cette aune-l&#224;, &#224; l'&#233;laboration d'une justice correctionnelle &#224; deux vitesses, qu'appara&#238;t la v&#233;ritable inspiration du projet pr&#233;sidentiel : il s'agit d'une expression de plus de la d&#233;fiance de l'ex&#233;cutif &#224; l'&#233;gard des magistrats qui s'est souvent manifest&#233;e dans les derni&#232;res ann&#233;es. Face &#224; la mont&#233;e croissante de la violence physique, s'il faut recourir &#224; des citoyens ordinaires pour assurer la r&#233;pression, c'est donc que les magistrats professionnels ne suffisent pas &#224; la t&#226;che. Plut&#244;t que d'avouer l'&#233;chec de la politique p&#233;nale conduite en ce domaine depuis dix ans, il est plus ais&#233; de dresser cet acte implicite d'accusation contre la magistrature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VI. Car aucun motif technique ne peut justifier cette surprenante innovation. Il suffit de lire le projet pour voir combien la proc&#233;dure correctionnelle devant ces nouvelles juridictions &#224; composition mixte sera rendue plus lourde et plus lente. Il faudra d'abord initier les &#034;citoyens assesseurs&#034; aux rudiments de la proc&#233;dure et du droit p&#233;nal. Mettre en &#339;uvre la possibilit&#233; qu'ils acc&#232;dent au dossier de l'enqu&#234;te ou de l'instruction, tout en veillant au respect du secret protecteur des tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra laisser s'exercer &#224; l'audience le droit reconnu aux assesseurs de poser des questions aux pr&#233;venus et t&#233;moins. Il faudra susciter un d&#233;lib&#233;r&#233; sp&#233;cial apr&#232;s chaque affaire pour arr&#234;ter la d&#233;cision &#224; la majorit&#233; ; et faire approuver les grandes lignes du jugement qu'un magistrat aura ensuite pour mission de mettre en forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proc&#233;dure devant les tribunaux mixtes sera n&#233;cessairement d&#233;voreuse de temps. Dans une p&#233;riode d'inflation judiciaire o&#249; la pression est si vive sur les magistrats, le r&#233;sultat in&#233;vitable de la r&#233;forme sera de rendre plus difficile encore la t&#226;che d'une justice qui souffre cruellement d'un manque de moyens. Le garde des sceaux a annonc&#233; qu'une force de 100magistrats et de 150 greffiers serait constitu&#233;e pour faire face &#224; la premi&#232;re mise en place de cette r&#233;forme que personne ne r&#233;clamait. Ces renforts en p&#233;riode de p&#233;nurie pourraient &#234;tre mieux utilis&#233;s dans d'autres secteurs menac&#233;s, y compris celui de l'application des peines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VII. Il est vrai qu'&#224; ce secteur sensible, la r&#233;forme s'est aussi int&#233;ress&#233;e. S'agissant des mesures de lib&#233;ration conditionnelle, pour des condamn&#233;s &#224; plus de cinq ans de privation de libert&#233;, deux &#034;citoyens assesseurs&#034; encadreront les magistrats du tribunal de l'application des peines. Dans ce domaine o&#249; sont requis exp&#233;rience et connaissance approfondie du dossier et de la personnalit&#233; du d&#233;tenu, les juges se verront associer des personnes tir&#233;es au sort, qui n'auront pas n&#233;cessairement les connaissances requises pour appr&#233;cier les donn&#233;es complexes r&#233;unies sur la personnalit&#233; de l'int&#233;ress&#233; et ses perspectives d'&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intention est transparente qui inspire cette proposition : tabler sur l'hostilit&#233; pr&#234;t&#233;e au public &#224; l'&#233;gard des mesures de libert&#233; conditionnelle des condamn&#233;s &#224; de longues peines pour r&#233;duire le nombre de celles-ci, alors qu'on sait que la lib&#233;ration conditionnelle bien encadr&#233;e est un facteur de pr&#233;vention de la r&#233;cidive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Parlement saisi d'urgence de ce texte b&#226;cl&#233;, sans aucune concertation ni &#233;tude s&#233;rieuse d'impact, de prendre &#224; pr&#233;sent ses responsabilit&#233;s face &#224; cette entreprise de populisme judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Robert Badinter, ancien garde des sceaux (1981-1986) et ancien pr&#233;sident du Conseil constitutionnel (1986-1995)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Le Monde]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faut-il planter du cannabis autour de la centrale de Fukushima ?&#8207;</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/faut-il-planter-du-cannabis-autour.html</link>
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		<dc:date>2011-04-24T10:41:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Sitbon</dc:creator>


		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Economie et entreprises</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Fukushima</dc:subject>
		<dc:subject>anti-prohibition</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>

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&lt;p&gt;Cela fait des ann&#233;es qu'&#224; Cannabis sans fronti&#232;res ou ailleurs, on explique et on r&#233;p&#232;te qu'une des vertus du cannabis serait sa capacit&#233; &#224; r&#233;g&#233;n&#233;rer les sols. &#192; Tchernobyl cela a pu &#234;tre test&#233; pour des sols pollu&#233;s &#224; la radioactivit&#233;. Mais cette qualit&#233; du chanvre s'applique &#224; toutes sortes de pollution.&#8211; et on pense ici en particulier aux pesticides. St&#233;phane Lhomme n'a pas tort d'objecter que si cette information se met &#224; circuler, alors qu'elle est g&#233;n&#233;ralement soigneusement tue, c'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3297-0cdd7.jpg?1772099976' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cela fait des ann&#233;es qu'&#224; Cannabis sans fronti&#232;res ou ailleurs, on explique et on r&#233;p&#232;te qu'une des vertus du cannabis serait sa capacit&#233; &#224; r&#233;g&#233;n&#233;rer les sols. &#192; Tchernobyl cela a pu &#234;tre test&#233; pour des sols pollu&#233;s &#224; la radioactivit&#233;. Mais cette qualit&#233; du chanvre s'applique &#224; toutes sortes de pollution.&#8211; et on pense ici en particulier aux pesticides. St&#233;phane Lhomme n'a pas tort d'objecter que si cette information se met &#224; circuler, alors qu'elle est g&#233;n&#233;ralement soigneusement tue, c'est pour tenter de rassurer face &#224; la catastrophe de Fukushima. Il n'emp&#234;che qu'&#224; Fukushima ou ailleurs on ne peut s'asseoir sur nos montagnes de poisons et&#8230; attendre quelques millions d'ann&#233;es que &#231;a se passe. Et puisqu'il est vrai que le cannabis y peut quelque chose (m&#234;me si c'&#233;tait peu), autant cesser de sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment la section guadeloup&#233;enne de Cannabis sans fronti&#232;res a commenc&#233; &#224; &#233;voquer la possible utilisation du chanvre sur les sols des bananeraies tr&#232;s gravement pollu&#233;es au Chlord&#233;cone, ce pesticide particuli&#232;rement violent, interdit partout sur terre qui aura b&#233;n&#233;fici&#233; de d&#233;rogations sp&#233;ciales pour empoisonner durablement la Guadeloupe. Aujourd'hui ce sont les milliers d'hectares des bananeraies de Guadeloupe et de Martinique qui sont devenus inutilisables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CSF-Guadeloupe appelle &#224; l'utilisation massive de chanvre sur ces surfaces sacrifi&#233;es, dans l'espoir que cette plante aux qualit&#233;s souvent surprenantes puisse quelque chose pour rendre &#224; l'exploitation humaine ces terres particuli&#232;rement riches des tropiques colonis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Chlord&#233;cone ? Un des crimes les plus inou&#239;s du colonialisme : &#231;a s'est produit l&#224;, sous nos yeux, ces derni&#232;res d&#233;cennies. Pour voir dans quelles conditions les autorisations ont &#233;t&#233; laiss&#233;es aux exploitants agricoles, on peut regarder utilement &lt;a href=&#034;http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les derniers Ma&#238;tres de la Martinique&lt;/a&gt;, o&#249; l'on voit les &#8220;grands blancs&#8221;, ceux qu'on appelle les b&#233;k&#233;s, n&#233;gocier sympathiquement leurs cochonneries directement &#224; l'&#201;lys&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il s'agisse de pesticide ou de nucl&#233;aire, il faudra bien tout faire pour revenir &#224; une terre habitable. &#201;videmment, Lhomme a raison, la premi&#232;re priorit&#233; est d'arr&#234;ter de faire des salet&#233;s. Et vite. Mais ensuite, il faut bien nettoyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'une culture de cannabis se d&#233;veloppe sur les terres en jach&#232;re forc&#233;e des &#238;les fran&#231;aises ou des zones nucl&#233;aris&#233;es en Ukraine au Japon ou ailleurs serait souhaitable non seulement pour ces sols, mais pour l'exploitation &#233;ventuelle des plantes ainsi appel&#233;es en renfort, que ce soit pour leurs fibres ou leurs autres vertus &#8211; dans la mesure o&#249; leur fonction d&#233;contaminante les laisserait encore utilisables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela pouvait participer &#224; la d&#233;diabolisation du cannabis, ma foi, voil&#224; qui ne serait pas si mal non plus...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter que cette &#233;tonnante campagne pro-cannabique circule de fa&#231;on encore confidentielle &#8211; l&#224; sur lib&#233;.fr, et non dans l'&#233;dition papier, &#8220;noble&#8221;, de ce journal.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'id&#233;e, inattendue &#224; premi&#232;re vue, ne serait pas si farfelue que cela. La m&#233;thode est simple : planter, s&#233;cher et incin&#233;rer le tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines plantes sont ainsi capables d'absorber par leurs racines des m&#233;taux, notamment radioactifs. Le blog sp&#233;cialis&#233; dans la culture de cannabis, Alchimia web, raconte qu'en 1998, &lt;i&gt;&#171; Consolidated Growers and Processors (CGP), &lt;br class='autobr' /&gt;
l'entreprisePhytotech, et l'Institute of Bast Crop d'Ukraine commenc&#232;rent leurs exp&#233;riences avec la plantation de diverses esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales pour l'&#233;limination des m&#233;taux contaminants dans le sol autour de Tchernobyl &#187;&lt;/i&gt;. Gr&#226;ce &#224; un processus nomm&#233; phytorem&#233;diation, &lt;i&gt;&#171; les plantes ayant donn&#233; les meilleurs r&#233;sultats sont le tournesol et le cannabis, avec une purification de 80% du sol d'une zone affect&#233;e &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Bigot, administrateur g&#233;n&#233;ral du Commissariat &#224; l'&#233;nergie atomique (CEA), avait &#233;voqu&#233; cette solution dans le Midi Libre, repris par Lesinrocks.fr, le 8 avril : &lt;i&gt;&#171; En ce qui concerne la d&#233;contamination des sols (...) nous avons sugg&#233;r&#233; la phytorem&#233;diation, avec des plantes qui accumulent les radionucl&#233;ides dans leurs racines puis sont trait&#233;es pour &#233;limination. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Alain Vavasseur, responsable d'un laboratoire de physiologie v&#233;g&#233;tale au CEA, cit&#233; par &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt;, la proc&#233;dure est m&#234;me assez simple : &lt;i&gt;&#171; Il suffit de r&#233;colter la plante, de la faire s&#233;cher puis de l'incin&#233;rer, les cendres &#233;tant ensuite trait&#233;es comme des d&#233;chets nucl&#233;aires. &#187;&lt;/i&gt; Contact&#233; par &lt;i&gt;Lib&#233;ration.fr&lt;/i&gt;, il pr&#233;cise toutefois &lt;i&gt;&#171; qu'il faut incin&#233;rer les v&#233;g&#233;taux contamin&#233;s dans une installation adapt&#233;e munie des filtres n&#233;cessaires pour retenir les contaminants &#187;&lt;/i&gt;, au risque sinon de d&#233;gager une fum&#233;e radioactive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jacqueline Garnier-Laplace de l'Institut de Radioprotection et de Suret&#233; Nucl&#233;aire (IRSN), certaines plantes peuvent &#234;tre m&#234;me r&#233;utilis&#233;es comme biodiesel ! Ainsi, la chercheuse, toujours cit&#233;e par le Parisien, explique que &lt;i&gt;&#171; le colza a la capacit&#233; d'absorber dans les couches de surface le c&#233;sium 137 et le strontium 90, qui sont deux des radionucl&#233;ides que l'on retrouve majoritairement dans les territoires contamin&#233;es d'Ukraine et de Bi&#233;lorussie. Une fois r&#233;colt&#233;e, l'huile de colza semble peu contamin&#233;e et peut &#234;tre r&#233;utilis&#233;e pour fabriquer du biodiesel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'en d&#233;plaise aux amateurs de marijuana, m&#234;me si la plantation de plants de cannabis semble possible selon la l&#233;gislation japonaise, cette hypoth&#232;se rend les &#233;cologistes sceptiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;St&#233;phane Lhomme, pr&#233;sident de l'Observatoire du nucl&#233;aire, estime ainsi que &lt;i&gt;&#171; cette solution est anecdotique et ridicule pour de nombreuses raisons. Il faudrait recouvrir toutes les zones concern&#233;es de plantation de cannabis, c'est impossible, c'est absurde &#187;.&lt;/i&gt; Pour lui, cela correspond &#224; notre volont&#233; d'&#234;tre rassur&#233;, de se cacher la v&#233;rit&#233; d'une certaine mani&#232;re : &lt;i&gt;&#171; On est dans la recherche de solution miraculeuse mais il n'y a aucune solution viable. En Ukraine et en Bi&#233;lorussie, 25 ans apr&#232;s, il y a encore des millions de personnes qui vivent dans des zones agricoles toujours contamin&#233;es par du c&#233;sium. Il y a m&#234;me des endroits o&#249; la situation s'aggrave. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, en attendant, sur le site sp&#233;cialis&#233; Cannaweed.com, l'internaute Cr&#233;cerelle note qu'il ne &#171; fumera plus de weed japonaise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : liberation.fr]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Dernier proc&#232;s du GAL</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/dernier-proces-du-gal.html</link>
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		<dc:date>2011-04-08T18:39:48Z</dc:date>
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		<dc:subject>Polices</dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
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		<dc:subject>Violences</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fin d'une histoire ? Comment, dans les ann&#233;es 80, police fran&#231;aise et espagnole ont organis&#233; un groupe terroriste, le G.A.L (Groupe Antiterroriste de Lib&#233;ration). Cet int&#233;ressant dossier recense tous les (tr&#232;s nombreux) crimes de cette organisation &#8211; &#224; laquelle on attribue au moins 23 assassinats &#8211;, et d&#233;taille l'impunit&#233; exemplaire dont il aura b&#233;n&#233;fici&#233;, et la manifeste complicit&#233; de la police et de la justice fran&#231;aise qui prot&#233;geaient ces terroristes d'extr&#234;me-droite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Impunit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-96-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-espagne-+.html" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-france-+.html" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-europe-+.html" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH150/arton3277-924f7.jpg?1772108429' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fin d'une histoire ? Comment, dans les ann&#233;es 80, police fran&#231;aise et espagnole ont organis&#233; un groupe terroriste, le G.A.L (Groupe Antiterroriste de Lib&#233;ration). Cet int&#233;ressant dossier recense tous les (tr&#232;s nombreux) crimes de cette organisation &#8211; &#224; laquelle on attribue au moins 23 assassinats &#8211;, et d&#233;taille l'impunit&#233; exemplaire dont il aura b&#233;n&#233;fici&#233;, et la manifeste complicit&#233; de la police et de la justice fran&#231;aise qui prot&#233;geaient ces terroristes d'extr&#234;me-droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impunit&#233; judiciaire &#8211; dont on voir aujourd'hui le dernier &#233;pisode &#8211;, mais non extra-judiciaire, si on en juge par le nombre de morts suspectes parmi ses principaux acteurs. Le scandale d'&#201;tat aura &#233;t&#233; singuli&#232;rement limit&#233;, bien qu'il ait beaucoup contribu&#233; &#224; la chute de Felipe Gonzalez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il n'y aura pas eu compl&#232;te impunit&#233; politique, le PSOE ne survivant pas, aux &#233;lections de 1996, &#224; l'enqu&#234;te du juge Garz&#242;n, et aux divulgations journalistiques extensives de1995. La droite espagnole ayant conquis le pouvoir gr&#226;ce &#224; ce dossier s'arrangera n&#233;anmoins pour enterrer l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence du nom de Felipe Gonzalez de ce dossier laisse pensif. De m&#234;me que celle de Fran&#231;ois Mitterrand. Car les enqu&#234;tes de 1995 &#233;tablissaient bien que c'est &#224; la suggestion de Mitterrand, et de son ambassadeur &#224; Madrid, le socialiste Pierre Guidoni, que les gouvernement fran&#231;ais et espagnols ont alors mis en place cette strat&#233;gie extra-l&#233;gale de lutte contre l'ETA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mitterrand consid&#233;rait alors impossible de poursuivre la politique d'extradition des nationalistes basques r&#233;fugi&#233;s en France, ou, plus exactement, dans la partie nord du pays Basque qui leur servait de base arri&#232;re, comme aujourd'hui. N'ayant pas les moyens politiques d'une telle r&#233;pression &#8211; l&#233;gale &#8211;, l'ancien cagoulard, devenu pr&#233;sident socialiste de la la R&#233;publique fran&#231;aise, imagina alors de recruter des militants d'extr&#234;me-droite pour leur offrir un terrain de jeu en leur donnant carte blanche pour &#034;terroriser les terroristes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de &#8220;bavures&#8221; qu'on peut alors attribuer au GAL est simplement vertigineux. Lancer de grenade dans des bars servant suppos&#233;ment de rep&#232;res aux nationalistes, enl&#232;vements, assassinats, la liste noire est longue, ainsi qu'on peut le voir ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlant de &#8220;terroriser les terroristes&#8221;, une formule de Charles Pasqua, qui deviendra ministre de l'Int&#233;rieur lors de l'alternance de 1986, on doit au contraire &#224; celui-ci d'avoir mis un terme &#224; ce programme mortif&#232;re, reprenant une politique d'extraditions plus classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime de Mitterrand est un des plus ignor&#233;s, gauche et droite confondues ayant pr&#233;f&#233;r&#233; jeter un voile pudique sur l'&#233;pisode. Ce qui est plus &#233;tonnant, c'est que m&#234;me les nationalistes basques ne semblent pas vouloir ici d&#233;noncer les plus hauts responsables des politiques dont ils ont &#233;t&#233; victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une omission vraiment tr&#232;s curieuse, qui oblige &#224; s'interroger sur la r&#233;alit&#233; de la strat&#233;gie de l'ETA. S'agit-il d'un v&#233;ritable groupe nationaliste ou bien, tout au contraire, d'un partenaire camoufl&#233; de l'&#201;tat ? On peut l&#233;gitimement s'interroger, quand on voit comment la strat&#233;gie des terroristes basques aura servi depuis tant d'ann&#233;es les int&#233;r&#234;ts de l'&#201;tat central espagnol, disqualifiant leur propre nationalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si en Espagne les autonomies auront incroyablement progress&#233; ces derni&#232;res d&#233;cennies, c'est surtout du fait du nationalisme, pacifique, catalan. L'ETA aura surtout bloqu&#233; le jeu. Plus gravement, on peut mettre au d&#233;bit du groupe nationaliste basque d'avoir emp&#234;ch&#233; une v&#233;ritable d&#233;mocratisation de l'Espagne post-franquiste dont les espagnols payent encore les frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mauvais jeu de mots qui voudrait qu'en fran&#231;ais ETA et &#201;tat soient homophones trouverait-il ici son v&#233;ritable sens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'&#233;veille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;7 Avril 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier proc&#232;s du GAL touche &#224; sa fin. Le dossier des attentats des bars Batxoki de Bayonne et Consolation de Saint-Jean-de-Luz est dans l'attente de la sentence de l'Audience nationale espagnole. Lors de la derni&#232;re journ&#233;e d'audition, hier, le procureur a demand&#233; la relaxe de Miguel Planchuelo, ex-responsable sup&#233;rieur de la police de Bilbo, alors que la partie civile demande 114 ans de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miguel Planchuelo, accus&#233; d'avoir ordonn&#233; les attentats perp&#233;tr&#233;s aux bars Consolation de Saint-Jean-de-Luz et Batxoki de Bayonne (1986), des attentats qui ont fait plusieurs bless&#233;s, a clam&#233; son innocence, d'apr&#232;s l'agence Efe. La partie civile a justifi&#233; sa requ&#234;te en se basant sur un document calligraphi&#233;, attribu&#233; par les experts &#224; l'accus&#233;, sur lequel est &#233;crit &lt;i&gt;&#171; Aqui GAL &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;&#171; Ici GAL &#187;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le procureur Pedro Rubira a affirm&#233; que la &lt;i&gt;&#171; source directe qui aurait pu l'impliquer [&#8230;] [a] assur&#233; que l'accus&#233; n'a pas particip&#233; aux faits reproch&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, rapporte l'agence espagnole. Ces sources sont les ex-policiers Jos&#233; Amedo et Michel Dominguez. Ils ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233;s pour ces attentats &#224; 108 ans de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier proc&#232;s du GAL a suscit&#233; de l'int&#233;r&#234;t, laissant dans les milieux &lt;i&gt;abertzale&lt;/i&gt; un go&#251;t amer. La gauche &lt;i&gt;abertzale&lt;/i&gt; a soulign&#233; dans un communiqu&#233; la &lt;i&gt;&#171; gravit&#233; &#187;&lt;/i&gt; du fait que &lt;i&gt;&#171; des hauts responsables du gouvernement PSOE qui organisa le GAL, tels qu'Alfredo Perez Rubalcaba [ministre de l'Int&#233;rieur] ou Ramon Jauregui [d&#233;put&#233; europ&#233;en socialiste], continuent d'avoir d'importantes responsabilit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des attentats non &#233;lucid&#233;s&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 27 cas d'attentats mortels attribu&#233;s aux GAL (Groupes antiterroristes de lib&#233;ration) seulement six dossiers ont abouti &#224; un proc&#232;s. Celui de cette semaine serait le dernier. Quatre attentats mortels (ceux de Joxean Lasa et Joxi Zabala, de Santi Brouard, de Jean-Pierre Leiba et de Robert Caplane) ont &#233;t&#233; jug&#233;s. Des sentences ont &#233;t&#233; prononc&#233;es pour d'autres actions &#8220;mineures&#8221; telles que l'enl&#232;vement de Segundo Marey, les attentats dans le bar Consolation et au bar Batxoki.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres cas n'auront abouti &#224; aucun proc&#232;s dans l'&#201;tat espagnol, malgr&#233; l'ouverture de dossiers pour, entre autres, l'explosion du Monbar, la mort de Perez de Arenaza et l'enl&#232;vement de Joxe Mari Larretxea. Tous class&#233;s sans suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#201;tat fran&#231;ais, des mercenaires m&#234;l&#233;s &#224; 13 attentats sont pass&#233;s devant les tribunaux. Les autres dossiers ont &#233;t&#233; class&#233;s sans suite, faute de preuves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 37 attentats commis par ce groupe paramilitaire s'appuyant sur un r&#233;seau de mercenaires, seulement deux condamnations ont atteint la sph&#232;re politique. En effet, le proc&#232;s pour l'enl&#232;vement de Segundo Marey et pour les assassinats de Joxean Lasa et Joxi Zabala sont des exceptions dans un cycle de proc&#232;s qui n'a jamais d&#233;voil&#233; qui &#233;tait derri&#232;re ce fameux &#8220;Monsieur X&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;HISTORIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&#233;vrier 1983 : le pouvoir socialiste r&#233;cemment install&#233; &#224; Madrid se dote d'une v&#233;ritable machine de guerre contre le peuple basque : le plan ZEN (Zona Especial del Norte - Zone special Nord). Lois d'exception, contr&#244;le de la population, r&#233;pression polici&#232;re accentu&#233;e, action psychologique et d&#233;sinformation seront les ingr&#233;dients de ce plan, destin&#233; &#224; en finir avec le &lt;i&gt;&#034;probl&#232;me basque&#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces moyens l&#233;gaux &#233;tant jug&#233;s insuffisants, une autre offensive parall&#232;le se pr&#233;pare, celle de la guerre sale. Dans les bureaux des minist&#232;res, dans la pure lign&#233;e des groupes para policiers qui s&#233;vissent depuis le franquisme, on organise le G.A.L (Groupe Antiterroriste de Lib&#233;ration).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des escadrons de la mort pr&#232;s de chez vous.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le GAL aura pour objectif l'&#233;limination physique des r&#233;fugi&#233;(e)s politiques basques r&#233;sidant sur le sol fran&#231;ais. &#192; ces cibles s'ajouteront celles des militants ind&#233;pendantistes du Pays Basque Nord, et la population en g&#233;n&#233;ral. C'est un climat de terreur qui sera instaur&#233; par le biais d'attentats indiscrimin&#233;s. De 1983 &#224; 1987, 40 attentats, 27 assassinats et 30 bless&#233;s. Voitures pi&#233;g&#233;es, mitraillages de bars, enl&#232;vements, coop&#233;ratives incendi&#233;es... pendant quatre ans, le Pays Basque Nord conna&#238;tra un rythme d'attentats en s&#233;rie (&#224; peu pr&#232;s un tous les 15 jours) qui rappellent la sombre &#233;poque de l'OAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce terrorisme d'&#201;tat, qui n'a rien &#224; envier aux pratiques utilis&#233;es par les dictatures, sera un maillon suppl&#233;mentaire de la strat&#233;gie utilis&#233;e par les gouvernements espagnol et fran&#231;ais contre la volont&#233; d'autod&#233;termination du Pays Basque. Tortures dans les commissariats, rafles, conditions d&#233;plorables dans les prisons... au nom de la d&#233;mocratie, tout est bon pour r&#233;primer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des cicatrices qui ne se ferment pas.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 octobre 1983, Joxi Lasa et Joxean Zabala, jeunes r&#233;fugi&#233;s politiques, sont kidnapp&#233;s &#224; Bayonne. Ce sera la premi&#232;re action sign&#233;e par le GAL. En mars 1995 leurs corps sont retrouv&#233;s &#224; la morgue d'Alicante. Ils les avaient enterr&#233;s dans un champ, recouverts de chaux vive. Pendant plus de dix ans, on a cach&#233; leurs cadavres. Pour les amis et parents, la certitude que Joxi et Joxean avaient &#233;t&#233; sauvagement tortur&#233;s et assassin&#233;s ne faisait pas l'ombre d'un doute. L'autopsie ne fera que confirmer leur calvaire : ongles arrach&#233;s, tiges d'acier enfonc&#233;es dans les gencives, coups port&#233;s par des barres de fer, balle dans la nuque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le silence complet a r&#233;gn&#233; autour de cet enl&#232;vement, tout comme autour de la plupart des actions du GAL : aucune condamnation, aucun incident diplomatique, aucun compte demand&#233; aux responsables. Si ces escadrons de la mort ont pu agir impun&#233;ment, c'est parce qu'ils ont &#233;t&#233; couverts politiquement et m&#233;diatiquement par les autorit&#233;s espagnoles... et fran&#231;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IMPLICATION ACTIVE DE LA POLICE FRAN&#199;AISE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux &#233;l&#233;ments montrent une implication importante de diff&#233;rents services de police ou tout au moins de plusieurs fonctionnaires fran&#231;ais dans les activit&#233;s du GAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Le troublant article du &lt;i&gt;Nouvel Observateur&lt;/i&gt; du 24 ao&#251;t 1984 intitul&#233; : &lt;i&gt;&#8220;Quatre fronts contre ETA&#8221;&lt;/i&gt;, qui d&#233;taille les diff&#233;rents aspects de la strat&#233;gie madril&#232;ne contre l'organisation basque et notamment l'utilisation de la guerre sale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Les r&#233;seaux &#8220;Coquilles&#8221; et &#8220;Furet&#8221; (articles d'&lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt; et d'&lt;i&gt;El Pais&lt;/i&gt;). Il s'agit de r&#233;seaux de policiers ou gendarmes fran&#231;ais collaborant directement et officieusement avec la police espagnole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) le &lt;i&gt;&#8220;GAL fran&#231;ais&#8221;&lt;/i&gt; de F. Alvarez, ancien chef du commandement unique (&#224; Bilbao) de la lutte contre-terroriste et inculp&#233; dans le dossier de l'enl&#232;vement de Segundo Marey par le GAL : &lt;i&gt;&#171; en plus du GAL bleu, vert et marron (police, garde civile, arm&#233;e) il y avait celui des policiers fran&#231;ais &#187;&lt;/i&gt; (d&#233;claration devant le juge Garzon le 18 juillet 95).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) Les relations et la collaboration &#233;troites entre Vera, secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la S&#233;curit&#233; (inculp&#233;) et Cathala (article d'&lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt;), ainsi que Galindo, colonel de la Garde civile et Bosl&#233; chef de la PJ &#224; Bayonne et plus tard coordinateur de la lutte anti-terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) Les d&#233;clarations du commissaire espagnol Amedo Fouce :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; il a des contacts avec de nombreux policiers fran&#231;ais d&#232;s 1982, m&#234;me s'il n'a, &#224; l'&#233;poque, donn&#233; que deux noms de policiers fran&#231;ais d&#233;c&#233;d&#233;s : Metge et Castets (d&#233;claration devant le juge Garzon).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; il dit avoir re&#231;u l'ordre de ses sup&#233;rieurs &lt;i&gt;&#171; de prendre contact avec les fonctionnaires de la police fran&#231;aise afin que ceux-ci apportent leur concours au groupe naissant &#187;&lt;/i&gt; (dossier d'instruction Segundo Marey, bar Batxoki et La Consolation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; cinq ou six policiers fran&#231;ais sont venus le voir &#224; Bilbo en juin 82 pour avoir des places pour un match de football. C'est l&#224; qu'il a connu Metge (d&#233;claration du 16 d&#233;cembre 94).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;il fr&#233;quentait le bureau de Metge &#224; la PAF d'Hendaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; il fait &#233;tat de plusieurs policiers fran&#231;ais qui lui ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s au cours d'une r&#233;ception de la L&#233;gion &#233;trang&#232;re &#224; la mi-83 au Ch&#226;teau Vieux &#224; Bayonne ; il est pass&#233; au commissariat de Bayonne et a continu&#233; la soir&#233;e avec eux (interview &#224; &lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt; du 27 d&#233;cembre 94).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6) Un membre du CESID (Services secrets de l'arm&#233;e espagnole), t&#233;moin anonyme qui, en septembre 1996, a d&#233;pos&#233; dans le dossier de l'Audiencia Nacional sur l'enl&#232;vement des r&#233;fugi&#233;s Lasa et Zabala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a aussi &#233;voqu&#233; l'implication de policiers fran&#231;ais offrant une aide logistique aux actions ill&#233;gales, des gardes civils d'Intxaurrondo, en Pays Basque Nord. Ce t&#233;moin, connu sous le nom de code 1964-S, a &#233;t&#233; enlev&#233; et tortur&#233; le 8 novembre 1996, trois jours apr&#232;s sa confrontation avec l'un des flics qu'il accusait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTABLES LOCAUX : LES FOSSOYEURS DU PAYS BASQUE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'implication des &#201;tats fran&#231;ais et espagnol dans l'organisation du GAL est connue, nous ne pouvons oublier celle de la classe politique du Pays Basque. Apr&#232;s les attentats du GAL, les r&#233;actions de Poulou, Destrade, Inchausp&#233; et autres... (qui se d&#233;clarent contre toutes les violences) nous montrent bien la violence qu'ils condamnent et celle qu'ils soutiennent. Du RPR au PC, tous les notables, dans une sacro-sainte unit&#233; ont &#339;uvr&#233; contre le mouvement basque, tout comme ils le font aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La plupart des &#233;lus ont soutenu et prot&#233;g&#233; les actions du GAL&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de condamner les actions du GAL, ils d&#233;noncent les manifestations et actions de protestation, transformant les victimes en coupables. Les r&#233;actions des dignitaires et notables &#233;taient significatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1984, apr&#232;s l'assassinat de Kattu, J&#233;z&#233;quel, sous-pr&#233;fet de Bayonne, ne condamne pas l'attentat et accuse les r&#233;fugi&#233;(e)s : &lt;i&gt;&#171; une minorit&#233; qui s'abrite derri&#232;re le paravent d'une communaut&#233; pacifique pour mener ses activit&#233;s subversives &#187;&lt;/i&gt;. Apr&#232;s ces d&#233;clarations, arrestations et d&#233;portations vers Panama commenceront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours en d&#233;cembre 1984, le Conseil municipal de Bayonne envoie une lettre au minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, condamnant les protestations qui avaient eu lieu suite aux attentats et demandant plus de flics. Dans la m&#234;me logique, apr&#232;s l'assassinat de Xabier Perez de Arenaza, le Conseil Municipal de Miarritze envoyait une lettre semblable au ministre Gaston Deferre. La majorit&#233; des &#233;lus de l'&#233;poque &#233;taient d'accord pour demander que la r&#233;pression contre la communaut&#233; des r&#233;fugi&#233;(e)s s'intensifie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi en d&#233;cembre 1984 que na&#238;tra une pol&#233;mique significative entre Destrade (porte-parole du PS) et Bernard Marie (maire de Biarritz et p&#232;re de Michelle Alliot Marie) : personne ne cherchait les moyens de prot&#233;ger la communaut&#233; des r&#233;fugi&#233;(e)s contre les assassins, mais ils se renvoyaient l'un l'autre la responsabilit&#233; d'un trop grand laxisme envers les r&#233;fugi&#233;s. Parfois ils sont all&#233;s plus loin en justifiant des attentats. Exemple : en janvier 1984, l'Assembl&#233;e des maires du Labourd envoyait une motion ahurissante &#224; Gaston Deferre, comprenant les attentats du GAL et d&#233;fendant la th&#232;se de la vengeance. Le changement de position de Destrade (porte-parole du PS) est significatif : apr&#232;s le 1er attentat du GAL il menace le gouvernement et la police, disant qu'il arr&#234;terait les n&#233;gociations pour l'entr&#233;e de l'Espagne dans la CEE. Quelques attentats plus tard, son discours changera et il se soumettra aux propos du sous-pr&#233;fet J&#233;z&#233;quel et de l'&#201;tat &#8220;socialiste&#8221;. Il ne dira plus rien sur les origines du GAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas nier que l'offensive de Paris et Madrid a &#233;t&#233; accept&#233;e et soutenue par les &#233;lus locaux, mais ils ne s'arr&#234;teront pas l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le climat, n&#233; autour de cette offensive, servira &#224; attaquer tout le mouvement abertzale&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lus continuent de d&#233;noncer les actions de protestations et demandent leur interdiction : &lt;i&gt;&#171; Je mets en garde contre les manifestations &#224; Bayonne. Le RPR ne va pas tol&#233;rer longtemps cet &#233;tat de choses &#187;&lt;/i&gt;. (Leclerc d'Orl&#233;ac, adjoint &#224; Bayonne, apr&#232;s les extraditions de 1984).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se mobilisent pour l'unit&#233; nationale fran&#231;aise ; ils organisent des manifestations de peu d'ampleur mais charg&#233;es de symbolisme : les notables dans la rue derri&#232;re le drapeau fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils mettent syst&#233;matiquement le GAL, ETA et IK dans le m&#234;me sac. Pour prendre un exemple : &lt;i&gt;&#171; la ville de Biarritz vient d'&#234;tre le th&#233;&#226;tre d'actes de violence d'une extr&#234;me gravit&#233; (voiture pi&#233;g&#233;e, assassinat en plein jour). Depuis plusieurs mois notre r&#233;gion vit au rythme de la violence. Qui aujourd'hui ne s'interroge pas sur l'origine et la cible et du prochain attentat : le GAL ? iparretarrak ? O&#249; ? Quand ? Comment ? &#187;&lt;/i&gt; (motion du conseil municipal de Biarritz).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils s'opposent aux revendications des basques afin de marginaliser le mouvement &lt;i&gt;abertzale&lt;/i&gt;, en bloquant le dossier de Seaska par exemple, mais aussi &#224; travers les d&#233;clarations de Destrade (d&#233;put&#233; PS) &#224; propos des associations Herritarki et Hitza Hitz : &lt;i&gt;&#171; Je comprends mal leurs v&#233;ritables motivations. Sortir cette r&#233;gion de l'orni&#232;re et parfois de certains aspects obscurantistes, cela m'avait paru un objectif que nous pouvions partager... Ils se polarisent autour de la situation des ressortissants basques espagnols demandant l'asile. Des objectifs ind&#233;pendantistes ou s&#233;paratistes seraient-ils les seuls qui les animent ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils justifient l'assassinat de sympathisants du mouvement &lt;i&gt;abertzale&lt;/i&gt;. D&#233;claration de M. Poulou, maire de Ziburu, au micro de Radio Bayonne, apr&#232;s l'assassinat de Christian Olazkoaga : &lt;i&gt;&#171; on ne soup&#231;onnait pas leur militantisme, ils ont &#233;t&#233; trop loin dans leurs engagements &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#233;tait bon pour &#233;loigner les gens du mouvement &lt;i&gt;abertzale&lt;/i&gt;. Ils rendaient responsables les &lt;i&gt;abertzale&lt;/i&gt; des r&#233;percussions n&#233;gatives sur le tourisme qu'avaient les attentats. UDIT (Union de D&#233;fense des Int&#233;r&#234;ts Touristiques) est n&#233; &#224; ce moment-l&#224;, impuls&#233; par des notables et des commer&#231;ants. Bernard Marie condamnera violemment l'attentat d'IK contre un syndicat d'initiative. &#192; propos du GAL, pas un mot bien s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut &#233;galement question d'organiser une milice. Lhonost, maire de Donibane Garazi d&#233;clare en ao&#251;t 1984, dans une &#233;mission de France Inter, &#224; la question de la concr&#233;tisation d'une milice : &lt;i&gt;&#171; quelques personnes du village sont venues, en demandant l'anonymat, pour se mettre &#224; la disposition &#233;ventuelle de la mairie pour mener des actions &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin il faut rappeler quelques &#233;v&#233;nements obscurs survenus &#224; cette &#233;poque : attentat contre Xabier Manterola, celui contre Casteits, incendies dans des coop&#233;ratives jamais revendiqu&#233;s. Qui ? Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GAL ET JUSTICE FRAN&#199;AISE : TROIS P'TITS TOURS ET PUIS S'EN VONT...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors m&#234;me que le GAL s&#233;vissait en Pays Basque, quelques exemples de proc&#232;s d&#233;montrent &#224; quel point la justice fran&#231;aise tenait &#224; faire la lumi&#232;re sur les affaires GALeuses : quelques petits mafieux (derniers maillons de la cha&#238;ne) incarc&#233;r&#233;s, mais dans tous les cas, les gros bonnets, les instigateurs n'ont jamais &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OCTOBRE 1983. Deux jours apr&#232;s la disparition de Joxi et Joxean, quatre policiers espagnols &#233;taient interpell&#233;s &#224; Hendaye alors qu'ils tentaient d'enlever le r&#233;fugi&#233; basque Larretxea. Moins de deux mois apr&#232;s ils &#233;taient lib&#233;r&#233;s sur intervention du pr&#233;fet de police de Bilbao, qui assurait la justice fran&#231;aise de leur pr&#233;sence le moment venu. Ce qu'ils ne firent bien entendu jamais. D&#233;j&#224; un exemple bien de chez nous de la collaboration franco-espagnole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#201;CEMBRE 1983. Segundo Marey est enlev&#233; par le GAL. Une heure apr&#232;s le rapt, P. Sanchez est arr&#234;t&#233; &#224; la fronti&#232;re. &lt;i&gt;&#8220;&#192; son domicile la police d&#233;couvre des armes, le n&#176; de t&#233;l&#233;phone du chef de la police de Bilbao et 43 fiches de renseignements sur les r&#233;fugi&#233;s r&#233;sidant en France. Plusieurs de ces documents proviennent des renseignements g&#233;n&#233;raux fran&#231;ais ou encore de la sous-pr&#233;fecture de Bayonne&#8221;&lt;/i&gt;. (Antenne 2, 10-04-86. Reportage de l'&#233;mission Magazine)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Segundo Marey f&#251;t lib&#233;r&#233; au bout de dix jours ; il y avait eu erreur du GAL sur la personne. P. Sanchez sera mis en libert&#233; par le juge Swahn en juin 84. En ao&#251;t 84, Mohamed Talbi est arr&#234;t&#233; en Savoie : il avait &#233;t&#233; vu avec Sanchez quelques jours avant la s&#233;questration. Ses d&#233;clarations au juge Cousteau entra&#238;nent en ao&#251;t son incarc&#233;ration ainsi que celle de Sanchis et &#224; nouveau de Sanchez. En ao&#251;t 85 Sanchez ressort de prison pour raison de sant&#233; et d&#233;c&#232;de un mois plus tard d'un soi-disant cancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AVRIL 1984. Mohamed Khiar, Bernard Roger, Yves Peijnter, Robert Maldonado, Mohamed et Yamina Mekaoufi, Daniel Schroeder ainsi que deux parisiens ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s et lib&#233;r&#233;s rapidement. La chambre d'Accusation de Pau pr&#233;sid&#233;e par le juge Swahn (membre de la tr&#232;s &#224; droite Association Professionnelle des Magistrats) d&#233;clara en effet nulle la proc&#233;dure les concernant. Leurs noms avaient &#233;t&#233; trouv&#233;s lors d'une perquisition au domicile de Ch&#233;rid, membre du GAL mort dans l'explosion de la bombe qu'il &#233;tait entrain de poser sous une voiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOVEMBRE 1984. Yan Brouchos est rel&#226;ch&#233;, la chambre d'accusation de Pau n'ayant pas statu&#233; dans les d&#233;lais impartis sur une demande de mise en libert&#233;. Brouchos, ex-para, ancien du SAC, avait &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233; le 13 septembre 84 pour l'incendie de la coop&#233;rative Denek. Pr&#233;venu libre il f&#251;t condamn&#233; &#224; cinq ans de prison ferme le 2 octobre 86.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Maurice, ancien fleuriste de Kanbo, membre de l'UDIT (Union de D&#233;fense des Int&#233;r&#234;ts Touristiques), informateur du GAL, fournira entre autre les plans de la champignonni&#232;re d'Armendaritz &#224; un certain Bounin (un des r&#233;fugi&#233;s y travaillant trouvera une bombe sous sa voiture). Maurice &#233;tait sur &#233;coute t&#233;l&#233;phonique. Lors de son proc&#232;s le pr&#233;sident fera entendre une conversation entre N. Maurice et un certain Goiti :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice : &lt;i&gt;&#8220;Philippe a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;. Toute l'&#233;quipe a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e, je pr&#233;f&#232;re rester en sommeil, j'ai pas envie d'atterrir en cabane...&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goiti : &lt;i&gt;&#8220;il a &#233;t&#233; averti, il avait l'occasion de partir, il est rest&#233;. Il a fait le con. Ils sont all&#233;s le voir en lui disant qu'ils allaient faire l'enqu&#234;te le lendemain, et il est pas parti !&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice : &lt;i&gt;&#8220;il &#233;tait couvert ?&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goiti : &lt;i&gt;&#8220;Oui. On le sait parfaitement (que vous n'&#234;tes pas rep&#233;r&#233;) parce qu'on a des contacts &#224; l'int&#233;rieur... assez haut&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice : &lt;i&gt;&#8220;J'abandonne pas, je reste &#224; couvert&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goiti : &lt;i&gt;&#8220;Mais puisque je vous dis qu'on a des contacts avec la police fran&#231;aise !&#8221;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la stupeur g&#233;n&#233;rale, m&#234;me celle de N. Maurice qui vient d'&#233;couter ses propres aveux, il ressort libre du tribunal. Ainsi que Bounin. Encore le juge Swahn.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JUIN 1985. R. Sanchis, membre du Front National, correspondant de &lt;i&gt;Minute&lt;/i&gt;, est rel&#226;ch&#233; sans explications par la chambre d'accusation de Pau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARS 1988. &lt;i&gt;&#034;Le fait de conna&#238;tre des personnes du GAL et m&#234;me de partager des id&#233;es d'extr&#234;me droite ne constituent pas une charge suffisante&#034;&lt;/i&gt; explique la direction de la police d'Andorre o&#249; furent entendus et rel&#226;ch&#233;s Dominique et Marie-Chantal Thomas, deux paloises &#034;r&#233;fugi&#233;es&#034; en Andorre, recrut&#233;es &#224; Pau par Christian Hittier et li&#233;es &#224; deux attentats en mars 85.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hittier est connu pour ses id&#233;es d'extr&#234;me droite. Il avait milit&#233; dans l'OAS et s'&#233;tait r&#233;fugi&#233; en Espagne &#224; la fin de la guerre d'Alg&#233;rie. &#192; son retour d'&lt;i&gt;&#034;exil&#034;&lt;/i&gt; en 77 il ouvrait &#224; Pau un magasin d'antiquit&#233;s. Passionn&#233; d'armes, il s'int&#233;ressait &#224; tout ce qui touchait le 3&#232;me Reich en g&#233;n&#233;ral et le n&#233;o-fascisme en particulier. Dans une cache du GAL &#224; Urru&#241;a, avait &#233;t&#233; d&#233;couverte une photo de Christian Hittier et Patrick Bourdeau, tenancier de l'Hollywood Bar situ&#233; &#224; deux pas du palais de justice &#224; Pau...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HITTIER et LABADE. Ces deux GALeux avaient une passion commune : collectionner des livres et objets de l'&#233;poque d'Hitler. Ils vivaient tous deux en Andorre. Labade est une des pi&#232;ces ma&#238;tresse du GAL sur la c&#244;te basque. Il y est l'interm&#233;diaire privil&#233;gi&#233; des commanditaires espagnols &#224; qui il rend compte de sa mission ; il va aux ordres, recrute, recueille des renseignements, organise les attentats, h&#233;berge les commandos (chose d'autant plus ais&#233;e qu'il est agent immobilier et donc dispose de logements vacants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;t&#233; le lendemain de l'attentat &#224; la moto pi&#233;g&#233;e &#224; Biarritz (15/06/84), Labade est incarc&#233;r&#233; en m&#234;me temps que P. de Carvhalho, R. Sampietro (auteurs de l'attentat) et de Bounin (dans son appartement sera retrouv&#233; le n&#176; de voiture d'un r&#233;fugi&#233; assassin&#233; le 23 mars 84). Remis en libert&#233; &lt;i&gt;&#034;sous contr&#244;le judiciaire&#034;&lt;/i&gt; le 28 novembre 84 par, encore et toujours, le juge Swahn, Labade &lt;i&gt;&#034;contacta Amedo qui le cacha en Andorre. Au bout de quelques mois, celui-ci lui dit d'aller au Portugal et d'y contacter Mario Correa da Cunha, membre des services d'espionnage, bien connu d'Amedo&#034;&lt;/i&gt;, confesse un ex-GAL au magazine espagnol &lt;i&gt;Interview&lt;/i&gt; (16/03/88).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MORTS SUSPECTES : LE PRIX DU SILENCE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pedro Sanchez : ce mercenaire, ex-membre de l'OAS, sort de la prison de Gradignan en ao&#251;t 85 pour raison de sant&#233;. Il d&#233;c&#232;de officiellement un mois plus tard d'un cancer. Cette version est fortement contest&#233;e par le journal &lt;i&gt;Diario 16&lt;/i&gt; (24/11/87) : Sanchez, mena&#231;ant de tout r&#233;v&#233;ler si on ne le sortait pas de prison, serait mort des suites de l'administration d'oestrog&#232;nes par un m&#233;decin et un gardien de prison soudoy&#233;s par le GAL &#224; Gradignan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Jeanine Pueyo : mercenaire, elle aurait particip&#233; &#224; l'attentat d'un groupe parapolicier ant&#233;rieur et similaire au GAL : le BVE. Elle est tu&#233;e en novembre 1984 suite &#224; un r&#232;glement de compte (d'apr&#232;s la police fran&#231;aise).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohamed Khiar : mercenaire, membre du BVE et du GAL. Il est mort, abattu par la police fran&#231;aise en tentant de s'enfuir du fourgon de police... (version officielle).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Liliane Satin : mercenaire, impliqu&#233;e dans l'attentat d'Etxabe (r&#233;fugi&#233; politique basque ). Elle est d&#233;c&#233;d&#233;e &#224; sa sortie de prison, on ne sait ni quand, ni comment...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Raguet : mercenaire, collaborateur de l'OAS et du GAL. Il est retrouv&#233; mort en &#233;t&#233; 1984 &#224; Tenerife.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guy Metge : policier fran&#231;ais faisant partie int&#233;grante du GAL, subordonn&#233; de Cathala (responsable de la PAF), il est officiellement mort d'un accident de voiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ANECDOTES T&#201;MOIGNANT DE LA COMPLICIT&#201; DE LA POLICE FRAN&#199;AISE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;f&#233;vrier 84&lt;/strong&gt; : le r&#233;fugi&#233; Angel Gurmindo signale &#224; la police le man&#232;ge suspect de deux voitures autour de son domicile. Aucune protection ou surveillance. &#192; 20h il est assassin&#233; ainsi que Vicente Perurena &#233;galement r&#233;fugi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15 juin 84&lt;/strong&gt; : attentat &#224; la moto pi&#233;g&#233;e contre les r&#233;fugi&#233;s Perez Revilla et Ramon Orbe. La police filait les tueurs et les arr&#234;tent en flagrant d&#233;lit, mais d&#233;clare n'avoir pu emp&#234;cher l'attentat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juillet 85&lt;/strong&gt; : Bernard Foucher, inculp&#233; pour le meurtre de Galdeano, avoue au juge qu'il existe un projet d'assassinat sur la personne du r&#233;fugi&#233; Otegi. Le juge Schmidt de la Br&#233;lie aurait pr&#233;venu un de ses amis gendarme mais jamais Otegi n'a &#233;t&#233; pr&#233;venu officiellement. Il est assassin&#233; un mois plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 f&#233;vrier 86&lt;/strong&gt; : apr&#232;s l'attentat contre le bar Batxoki &#224; Bayonne, des r&#233;fugi&#233;s prennent les agresseurs en chasse. Dans leur poursuite, ils rencontrent une patrouille de police... qui les interpelle, faisant ainsi perdre la trace des agresseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin il faut rappeler les lib&#233;rations, pour vice de forme, de plusieurs suspects par le juge Swahn qui d&#233;clare &#224; Lib&#233;ration le 11 janvier 1985 : &lt;i&gt;&#8220;...il y a des gens qui n'aiment pas les communistes, car il ne faut pas oublier que ces basques espagnols vivant chez nous sont communistes. On peut faire partie du GAL pour des raisons id&#233;ologiques... Il y a peut-&#234;tre 250 personnes dans ce d&#233;partement qui ne demandent qu'une chose : pi&#233;ger les basques espagnols. On ne va pas tous les mettre en prison, d'autant que la prison de Bayonne d&#233;borde ! Soyons honn&#234;tes : si vous voulez supprimer le GAL, il faut d'abord supprimer ETA&#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le policier Lopez Carrillo, au cours d'un d&#233;bat t&#233;l&#233;vis&#233; en mai 1996, a laiss&#233; planer un doute sur le fait que le juge Swahn aurait pu toucher des fonds secrets du gouvernement espagnol. De m&#234;me, il faut rappeler les d&#233;clarations du juge Seys concernant les entraves du Parquet de Bayonne Nahon aux instructions sur le GAL. Surtout quand des noms de policiers fran&#231;ais sont apparus. Bernard Foucher (condamn&#233; pour l'assassinat de Galdeano) avait fait des d&#233;clarations dans ce sens contre Bestard (procureur &#224; Pau) et Nahon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;L&#201;MENTS CONCERNANTS LES DIFF&#201;RENTS SERVICES DE POLICE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) POLICE DE L'AIR ET DES FRONTI&#200;RE (PAF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;JO&#203;L CATHALA, responsable de la PAF et plus tard coordinateur de la lutte anti-terroriste, est accus&#233; par le policier espagnol Lopez Carrillo de lui avoir vendu des informations sur les r&#233;fugi&#233;(e)s basques en &#233;change de grosses sommes d'argent (1,5 millions de frs). Le 3 octobre 96, Carillo r&#233;it&#233;rait ces d&#233;clarations devant le tribunal correctionnel de Paris qui jugeait le journal &lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt; pour diffamation contre Cathala. Selon les d&#233;clarations de Cathala au cours de cette m&#234;me audience, sa hi&#233;rarchie, lui faisant confiance, n'a pas ordonn&#233; d'enqu&#234;te sur lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GUY METGE, dont le sup&#233;rieur direct est Cathala, est partie int&#233;grante du GAL jusqu'&#224; sa mort &lt;i&gt;&#034;accidentelle&#034;&lt;/i&gt; en 1985. Il re&#231;oit de tr&#232;s grosses sommes d'argent en &#233;changes d'informations sur les cibles et pour recruter les mercenaires (d&#233;clarations d'Amedo). Cathala a d&#233;clar&#233;, au cours du proc&#232;s d'&lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt;, que l'enqu&#234;te administrative n'avait rien donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HASSEN, lui aussi sous les ordres de Cathala, fournit, en &#233;changes d'argent, des informations &#224; la police espagnole et &#224; la Garde civile (d&#233;claration de Lopez Carrillo &#224; &lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt; du 11 septembre 95 et sur plusieurs cha&#238;nes de t&#233;l&#233;visions). L. Carrillo a r&#233;it&#233;r&#233; ces d&#233;clarations devant le juge Garz&#242;n qui l'interrogeait dans le dossier Garcia Goena r&#233;cemment r&#233;ouvert, de m&#234;me qu'au proc&#232;s d'&lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt; &#224; Paris. Il a remis &#224; la Justice espagnole un document manuscrit qui aurait &#233;t&#233; &#233;crit par Hassen et comportant une liste de r&#233;fugi&#233;s avec leurs adresses et num&#233;ros de voiture dont notamment celle de Ramon Basanes bless&#233; dans deux attentats du GAL et celle de Garcia Goena tu&#233; dans l'explosion de sa voiture en juillet 87 (derni&#232;re action du GAL).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a eu aucune enqu&#234;te &#224; l'int&#233;rieur du service au sujet de Hassen (d&#233;claration du commissaire Cathala au cours du proc&#232;s d&#233;j&#224; cit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) POLICE JUDICIAIRE (PJ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commissaire Bosl&#233; entretenait des relations &#233;troites avec le g&#233;n&#233;ral Galindo. Son nom a &#233;t&#233; cit&#233; par Amedo dans un reportage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) RENSEIGNEMENTS G&#201;N&#201;REAUX (RG)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;clarations de l'inspecteur J. MARC DUFOURG (son livre &#034;Section manipulation&#034;) attestent que les dossiers concernant les r&#233;fugi&#233;s basques &#233;taient remis par les RG &#224; la police espagnole qui les transmettaient aux tueurs du GAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses photos remises par les r&#233;fugi&#233;s &#224; la sous-pr&#233;fecture de Bayonne (en vue de l'obtention de r&#233;c&#233;piss&#233;s) ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es en possession de membres du GAL et notamment Sanchez (articles du &lt;i&gt;Canard Encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt; du 26 mars et 27 juin 84).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) GENDARMERIE ET ARM&#201;E&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'attentat contre le bar La Consolation &#224; Donibane Lohizune, il est fait r&#233;f&#233;rence &#224; la collaboration d'un gendarme fran&#231;ais (dossier d'instruction de Garzon, vingt cinqui&#232;mement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journal &lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt; (17 septembre 96) a r&#233;v&#233;l&#233; une op&#233;ration mont&#233;e par le CESID en 1988 pour droguer et kidnapper Josu Urrutikoetxea en Pays Basque Nord (op&#233;ration Mengele : deux SDF de Madrid, enlev&#233;s par le CESID, ont servi de cobayes pour cette op&#233;ration. Bilan : un mort, l'autre handicap&#233; &#224; vie.). &#192; cette occasion des armes ont &#233;t&#233; pass&#233;es &#224; la fronti&#232;re avec la complicit&#233; d'un &lt;i&gt;&#034;gendarme ami&#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, Amedo signale un de ses contacts comme &#233;tant le chef du recrutement de la L&#233;gion &#233;trang&#232;re &#224; Bayonne : G&#233;rard Manzanal Pan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par son interm&#233;diaire qu'il a connu plusieurs ex-membres de la L&#233;gion comme Sanchez ou Echalier qui participeront &#224; des attentats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) DIRECTION DE LA SURVEILLANCE DU TERRITOIRE (DST)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce service appara&#238;t dans les d&#233;clarations de Mendaille, incarc&#233;r&#233; &#224; Bayonne et en attente de jugement pour sa complicit&#233; dans le GAL. Il dit avoir agit comme agent infiltr&#233; dans le GAL pour le compte de la DST. Le secret d&#233;fense a &#233;t&#233; oppos&#233; aux demandes de la juge bayonnaise Legras pour conna&#238;tre l'identit&#233; de son correspondant &#224; la DST.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6) S&#219;RET&#201;, POLICE URBAINE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le policier Castets (d&#233;c&#233;d&#233; en 93) &#233;tait un des contacts d'Amedo. Son sup&#233;rieur &#233;tait le commissaire H&#233;lie, en poste &#224; Bayonne. Y a t-il eu une enqu&#234;te interne au moment o&#249; son nom est apparu m&#234;l&#233; aux affaires du GAL ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commissaire Gali et l'inspecteur Buis, en poste &#224; Biarritz en 1983, &#233;taient au courant des projets de l'&#233;quipe GALeuse de Talbi et Sanchez. Talbi avait &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; &#224; Biarritz deux jours avant l'enl&#232;vement de Segundo Marey (d&#233;clarations de Talbi &#224; son proc&#232;s et article de &lt;i&gt;l'Humanit&#233;&lt;/i&gt; du 22 f&#233;vrier 1995). Gali a averti par ailleurs le commissaire Berlan, chef des polices urbaines &#224; Bayonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le dossier d'instruction du juge Garz&#242;n (septi&#232;mement), il est fait &#233;tat de la participation d'un policier de Biarritz et d'un policier retrait&#233; d'Hendaye &#224; l'enl&#232;vement de Segundo Marey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me dossier (23, 24 et 25&#232;mement), il appara&#238;t qu'un policier fran&#231;ais d&#233;sign&#233; comme &lt;i&gt;&#034;Jean Louis&#034;&lt;/i&gt; a un r&#244;le d&#233;terminant dans les attentats contre le bar Batxoki &#224; Bayonne et le bar La consolation &#224; Donibane Lohizune. Il guide les tueurs, pr&#233;pare leur retraite, recherche et d&#233;signe les cibles et fournit les armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi un certain &lt;i&gt;&#034;Jean Louis&#034;&lt;/i&gt; qui guide les tueurs du Monbar (quatre r&#233;fugi&#233;s assassin&#233;s) en septembre 1985.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES ATTENTATS DU GAL EN PAYS BASQUE NORD DE 1983 &#192; 1987&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1983&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;octobre 1983&lt;/strong&gt; : disparition des r&#233;fugi&#233;s Jos&#233; Ignacio Zabala &lt;i&gt;&#034;Joxi&#034;&lt;/i&gt; et Jos&#233; Antonio Lasa &lt;i&gt;&#034;Joxean&#034;&lt;/i&gt;, rue des Tonneliers &#224; Bayonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 d&#233;cembre 1983&lt;/strong&gt; : enl&#232;vement &#224; Hendaye de Segundo Marey, titulaire de la double nationalit&#233;. Il est lib&#233;r&#233; le 10 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 d&#233;cembre 1983&lt;/strong&gt; : assassinat au bar &lt;i&gt;&#034;Kaietenia&#034;&lt;/i&gt; de Bayonne du r&#233;fugi&#233; Ramon Onaederra &lt;i&gt;&#034;Kattu&#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1984&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1er janvier 1984&lt;/strong&gt; : le r&#233;fugi&#233; Mikel Goikoetxea &lt;i&gt;&#034;Txapela&#034;&lt;/i&gt; meurt des suites d'un attentat contre sa personne quatre jours plus t&#244;t &#224; Donibane Lohizune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 f&#233;vrier 1984&lt;/strong&gt; : les r&#233;fugi&#233;s Angel Gurmindo &lt;i&gt;&#034;Stein&#034;&lt;/i&gt; et Bixente Perurena &#034;Peru&#034; sont assassin&#233;s &#224; Hendaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;25 f&#233;vrier 1984&lt;/strong&gt; : le r&#233;fugi&#233; Eugenio Guttierrez Salazar est assassin&#233; &#224; Maule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 mars 1984&lt;/strong&gt; : assassinat &#224; Hendaye du jeune cheminot, citoyen fran&#231;ais, Jean-Pierre Leiba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;23 mars 1984&lt;/strong&gt; : assassinat &#224; Biarritz du r&#233;fugi&#233; Xabier Perez de Arenaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mars 1984&lt;/strong&gt; : Ramon Basanez est bless&#233; &#224; Bayonne. Plusieurs voitures pi&#233;g&#233;es explosent &#224; Biarritz et Bayonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 mai 1984&lt;/strong&gt; : le r&#233;fugi&#233; politique Rafa&#235;l Goikoetxea est assassin&#233; sur la route de Baigorri. J&#233;sus Zugarramurdi qui l'accompagnait est gri&#232;vement bless&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 juillet 1984&lt;/strong&gt; : attentat au bar &lt;i&gt;&#034;La Consolation&#034;&lt;/i&gt; (Donibane Lohizune) blessant les r&#233;fugi&#233;s Jos&#233; Luis Oliva Gallastegi, Bonifacio Garcia et Jauregi Aurria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juillet 1984&lt;/strong&gt; : mitraillage du bar Etxabe, rue Pannecau &#224; Bayonne, 4 bless&#233;s l&#233;gers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;28 juillet 1984&lt;/strong&gt; : Tomas Perez Revilla meurt &#224; la suite des graves br&#251;lures provoqu&#233;es par l'attentat du 15 juin 1984 &#224; Biarritz, dans lequel fut bless&#233; son compagnon Roman Orbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 ao&#251;t 1984&lt;/strong&gt; : incendie &#224; l'entreprise &lt;i&gt;&#034;Urkide&#034;&lt;/i&gt; d'Hendaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 ao&#251;t 1984&lt;/strong&gt; : incendie &#224; la coop&#233;rative &lt;i&gt;&#034;Denek&#034;&lt;/i&gt; (Arrosa).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13 ao&#251;t 1984&lt;/strong&gt; : incendie &#224; l'entreprise &lt;i&gt;&#034;Collectivit&#233; Service&#034;&lt;/i&gt; (Bayonne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 septembre 1984&lt;/strong&gt; : incendie &#224; la coop&#233;rative &lt;i&gt;&#034;Alki&#034;&lt;/i&gt; d'Itsasu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 novembre 1984&lt;/strong&gt; : Christian Olaskoaga, citoyen fran&#231;ais, est assassin&#233; &#224; Biriatu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 novembre 1984&lt;/strong&gt; : Santi Brouard, parlementaire de Herri Batasuna est assassin&#233; dans son cabinet de p&#233;diatre de Bilbao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11 d&#233;cembre 1984&lt;/strong&gt; : Juan Jos&#233; Iradier est bless&#233; &#224; la suite d'un attentat &#224; Hendaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1985&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 f&#233;vrier 1985&lt;/strong&gt; : Xabier Manterola, citoyen fran&#231;ais, est bless&#233; dans un attentat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5 f&#233;vrier 1985&lt;/strong&gt; : le jeune Bayonnais Christian Casteigts est gri&#232;vement bless&#233; par une bombe qui le laisse handicap&#233; physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 mars 1985&lt;/strong&gt; : les r&#233;fugi&#233;s basques Josu Amantes et Gotzon Zabaleta sont gri&#232;vement bless&#233;s par balles &#224; Bayonne dans un attentat au bar &#034;Lagunekin&#034;, rue Pannecau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;25 mars 1985&lt;/strong&gt; : le r&#233;fugi&#233; basque Ramon Basanez est bless&#233; dans un attentat &#224; Ziburu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;29 mars 1985&lt;/strong&gt; : attentat au caf&#233; des &#034;Pyr&#233;n&#233;es&#034; rue Pannecau &#224; Bayonne. Beno&#238;t P&#233;castaing, citoyen fran&#231;ais, est tu&#233;, les r&#233;fugi&#233;s Kepa Pikabea et Jean-Marc Mutio sont bless&#233;s. Un des tueurs, Pierre Bald&#232;s, est arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;30 mars 1985&lt;/strong&gt; : Xabier Galdeano, photographe du journal Egin en Iparralde, est assassin&#233; &#224; Donibane Lohizune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mars 1985&lt;/strong&gt; : mitraillage et jets de grenade au restaurant &#034;Briketenia&#034; de Getaria. Les propri&#233;taires, les fr&#232;res Ibarboure sont l&#233;g&#232;rement bless&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;14 juin 1985&lt;/strong&gt; : assassinat &#224; Ziburu, des citoyens fran&#231;ais, Emile Weiss et Claude Doerr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26 juin 1985&lt;/strong&gt; : assassinat &#224; Bayonne du r&#233;fugi&#233; politique Santos Blanco Gonzalez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 juillet 1985 &lt;/strong&gt; : le r&#233;fugi&#233; Fernando Egileor Ituarte est bless&#233; &#224; Angelu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 juillet 1985&lt;/strong&gt; : Juan Carlos Lezertua est bless&#233; dans un attentat &#224; Ziburu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;31 ao&#251;t 1985&lt;/strong&gt; : Dominique Labeyrie, citoyen fran&#231;ais, est bless&#233; &#224; Donibane Lohizune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 septembre 1985 &lt;/strong&gt; : le r&#233;fugi&#233; Juan Mari Otegi &lt;i&gt;&#034;Txato&#034;&lt;/i&gt; est assassin&#233; alors qu'il allait en voiture &#224; Donibane Garazi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;25 octobre 1985&lt;/strong&gt; : les r&#233;fugi&#233;s Sabin Etxaide, Augustin Irazustabarrena &#034; Legra &#034;, Inaki Asteasuinzarra &#034; Beltza &#034; et Jos&#233; Maria Etxaniz Maiztegi &#034; Potros &#034; sont assassin&#233;s au caf&#233; &#034;Mon bar&#034; &#224; Bayonne, rue Pannecau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 d&#233;cembre 1985&lt;/strong&gt; : attentat &#224; Heleta contre Fernando Biurrun qui en sort indemne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;6 d&#233;cembre 1985&lt;/strong&gt; : attentat &#224; l'atelier &lt;i&gt;&#034;Argilo&#034;&lt;/i&gt; (Hendaye).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;24 d&#233;cembre 1985&lt;/strong&gt; : gri&#232;vement bless&#233; &#224; Biarritz, Robert Caplanne, citoyen fran&#231;ais, meurt le 3 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1986&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;8 f&#233;vrier 1986&lt;/strong&gt; : Fr&#233;d&#233;ric Haramboure, Juan Zabaleta, Jos&#233; Cau, Carmen Otegi et les enfants A. Zabaleta et N. Otegi sont bless&#233;s dans un attentat au bar &#034;Batxoki&#034; de Bayonne, quai Chaho.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13 f&#233;vrier 1986&lt;/strong&gt; : Ramon Basanez est &#224; nouveau bless&#233; dans un attentat &#224; Donibane Lohizune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;17 f&#233;vrier 1986&lt;/strong&gt; : assassinat &#224; Bidarrai des citoyens fran&#231;ais, Christophe Machicotte et Catherine Brion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1987&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;24 juillet 1987&lt;/strong&gt; : Juan Carlos Goena, r&#233;fugi&#233; en Iparralde, est assassin&#233; &#224; Hendaye. &#192; cela, il faut ajouter une centaine d'attentats suppl&#233;mentaires durant ces ann&#233;es, contre des biens mat&#233;riels ayant un lien avec des r&#233;fugi&#233;s politiques basques et leur entourage en Pays Basque Nord ou avec Herri Batasuna en Pays Basque Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 3 octobre 1987&lt;/strong&gt; : sur ordre du ministre de l'Int&#233;rieur Charles Pasqua, grande rafle contre les r&#233;fugi&#233;s basques vivant en Iparralde, 120 appartements perquisitionn&#233;s, une centaine d'arrestations, une soixantaine d'expulsions vers l'Espagne, 12 expulsions vers l'Alg&#233;rie, 3 vers le Venezuela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le GAL dispara&#238;t&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Le Journal du Pays Basque]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>&#8220;Vous ne pourrez pas nous tuer&#8230;&#8221;</title>
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		<dc:subject>Squat</dc:subject>
		<dc:subject>Libert&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Expulsions</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cela fait dix ans maintenant que l'on confirme &#224; chaque saison la mort de Christiania, la seule commune libre du monde, des dizaines d'hectares, au c&#339;ur de Copenhague, ancienne base militaire squatt&#233;e par les hippies depuis 40 ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec un drapeau, et un hymne&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quarante ans de r&#233;sistance, et puis la fin ? Le quartier libre de Christiania, au milieu de Copenhague, c'est le village gaulois qui r&#233;siste aux l&#233;gions de C&#233;sar. Cette enclave autog&#233;r&#233;e habit&#233;e par moins d'un millier de hippies (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-libertes-+.html" rel="tag"&gt;Libert&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-expulsions-+.html" rel="tag"&gt;Expulsions&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-96-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-europe-+.html" rel="tag"&gt;Europe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton3275-8f654.png?1772108429' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cela fait dix ans maintenant que l'on confirme &#224; chaque saison la mort de Christiania, la seule commune libre du monde, des dizaines d'hectares, au c&#339;ur de Copenhague, ancienne base militaire squatt&#233;e par les hippies depuis 40 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un drapeau, et un hymne&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe title=&#034;YouTube video player&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;390&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/nvqh6ZBFazQ?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;iframe title=&#034;YouTube video player&#034; width=&#034;480&#034; height=&#034;390&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/lglljPEUDF8?rel=0&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Quarante ans de r&#233;sistance, et puis la fin ? Le quartier libre de Christiania, au milieu de Copenhague, c'est le village gaulois qui r&#233;siste aux l&#233;gions de C&#233;sar. Cette enclave autog&#233;r&#233;e habit&#233;e par moins d'un millier de hippies et autres Copenhaguois d&#233;sireux d'un mode de vie alternatif avait r&#233;sist&#233; aux autorit&#233;s danoises depuis sa cr&#233;ation en 1971 sur l'emplacement d'une ancienne caserne. Elle &#233;tait m&#234;me devenue l'un des squats les plus c&#233;l&#232;bres d'Europe. Le haschich y a longtemps &#233;t&#233; en vente libre dans un pays qui l'interdit. Cette tol&#233;rance pour le hasch ne signifiait pas que la ville libre &#233;tait une zone de non-droit. Les habitants eux-m&#234;mes avaient, au cours des d&#233;cennies, instaur&#233; des interdits concernant les armes, les drogues dures ou les marques dans le dos des blousons de cuir, fa&#231;on de lutter contre la pr&#233;sence des bandes criminelles de motards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quelque 22 hectares sont un joyau. Tous ses mini-quartiers, avec leurs bicoques rafistol&#233;es, leurs baraques de chantier des origines ou leurs maisons d'architecte &#233;colo, font que Christiania est &#224; d&#233;guster dans le d&#233;tail, un m&#233;lange de bric et de broc que l'on d&#233;couvre le long des sentiers. Christiania est devenu au fil des ans la deuxi&#232;me attraction touristique la plus visit&#233;e de la ville. Certains Christianites lui reconnaissent volontiers un c&#244;t&#233; &#034;zoo humain&#034;, mais le revendiquent, d&#233;sireux de montrer qu'il existe un autre mode de vie possible. Cette &#233;poque para&#238;t maintenant bien finie. Le 18 f&#233;vrier, la Cour supr&#234;me danoise a confirm&#233; que ce quartier tr&#232;s convoit&#233; par les promoteurs immobiliers devait rentrer dans le rang et que ces terres appartenaient bien &#224; l'&#201;tat danois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La droite a voulu une normalisation&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En arrivant au pouvoir en 2001, la droite avait fait de la normalisation de Christiania l'un des symboles de sa politique. Le gouvernement avait r&#233;ussi &#224; faire adopter en 2004 une &#034;loi Christiania&#034;. En 2007, un accord envisagea notamment que les b&#226;timents soient regroup&#233;s au sein d'une organisation o&#249; n'importe qui pourrait avoir acc&#232;s aux logements. Les Christianites avaient dit non &#224; ce trait&#233;. S'ils persistaient, ils devraient alors acheter leur logement, ce qui aurait &#233;t&#233; impossible pour la plupart d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette culture alternative a fait long feu, sous la pression du gouvernement de droite, soutenu par l'extr&#234;me droite. Si la bataille juridique est termin&#233;e, et perdue pour les Christianites, les deux camps sont maintenant entr&#233;s dans une phase de n&#233;gociations pour trouver une porte de sortie honorable. Le ministre des finances lib&#233;ral, Claus Hjort Frederiksen, veut encore &#233;viter la mani&#232;re forte et a maintenant ouvert des discussions avec les Christianites pour &#233;voquer le futur du quartier. Connaissant l'opini&#226;tret&#233; des Christianites, ils vont s&#251;rement d&#233;border d'id&#233;es pour grappiller encore du temps. En attendant le retour de la gauche au pouvoir, peut-&#234;tre &#224; l'issue des l&#233;gislatives qui se tiendront d'ici &#224; cet automne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23.03.11&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Le Monde]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le colmatage du r&#233;acteur n&#176; 2 de Fukushima &#233;choue</title>
		<link>https://www.yannis.lehuede.org/le-colmatage-du-reacteur-no-2-de.html</link>
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		<dc:subject>Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Analyses</dc:subject>
		<dc:subject>Ressources et environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dical et h&#244;pitaux</dc:subject>
		<dc:subject>Nucl&#233;aire</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Fukushima</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#199;a ne s'arrange pas vraiment &#224; Fukushima. &lt;br class='autobr' /&gt;
Hormis l'ampleur de la catastrophe, la principale diff&#233;rence qu'on puisse enregistrer avec le pr&#233;c&#233;dent de Tchernobyl, c'est qu'il y vingt-cinq ans les autorit&#233;s sovi&#233;tiques repr&#233;sent&#233;es par Mikha&#239;l Gorbatchev, avaient eu le courage d'assumer qu'il faille en tirer des cons&#233;quences politiques. Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du PCUS voyait l&#224; &#171; un nouvel argument fort en faveur de r&#233;formes profondes. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 14 mai, vingt jours apr&#232;s la catastophe (qui lui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/-fukushima-.html" rel="directory"&gt;Fukushima&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-environnement-38-+.html" rel="tag"&gt;Environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-analyses-75-+.html" rel="tag"&gt;Analyses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-ressources-et-environnement-+.html" rel="tag"&gt;Ressources et environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-societe-96-+.html" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-medical-et-hopitaux-+.html" rel="tag"&gt;M&#233;dical et h&#244;pitaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-nucleaire-+.html" rel="tag"&gt;Nucl&#233;aire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-sante-+.html" rel="tag"&gt;Sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-fukushima-105-+.html" rel="tag"&gt;Fukushima&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-international-+.html" rel="tag"&gt;International&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.yannis.lehuede.org/+-japon-+.html" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH75/arton3273-90101.jpg?1772099976' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#199;a ne s'arrange pas vraiment &#224; Fukushima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hormis l'ampleur de la catastrophe, la principale diff&#233;rence qu'on puisse enregistrer avec le pr&#233;c&#233;dent de Tchernobyl, c'est qu'il y vingt-cinq ans les autorit&#233;s sovi&#233;tiques repr&#233;sent&#233;es par Mikha&#239;l Gorbatchev, avaient eu le courage d'assumer qu'il faille en tirer des cons&#233;quences politiques. Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du PCUS voyait l&#224; &#171; un nouvel argument fort en faveur de r&#233;formes profondes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 mai, vingt jours apr&#232;s la catastophe (qui lui avait &#233;t&#233; cach&#233;e les premiers jours) Gorbatchev pronon&#231;ait une allocution t&#233;l&#233;vis&#233;e dans laquelle il reconnaissait l'ampleur de la catastrophe et admettait que des dysfonctionnements profonds ont eu pour cons&#233;quence que &#171; ni les politiques, ni m&#234;me les scientifiques n'&#233;taient pr&#233;par&#233;s &#224; saisir la port&#233;e de cet &#233;v&#233;nement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, bien au contraire, vingt jours apr&#232;s la catastrophe, Nicolas Sarkozy r&#233;affirmait, en totale inconscience criminelle, qu'il n'y aurait pas d'autre solution que&#8230; de continuer dans la voie suicidaire que la nucl&#233;ocratie impose &#224; l'humanit&#233; depuis pr&#232;s d'un demi-si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'&#233;veille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.04.11 |&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tous les efforts d&#233;ploy&#233;s par les ing&#233;nieurs de la centrale nucl&#233;aire japonaise de Fukushima Dai-Ichi, de l'eau contamin&#233;e continuait, lundi 4 avril, &#224; se r&#233;pandre dans l'oc&#233;an Pacifique en raison d'une fuite du r&#233;acteur n&#176;2, comme l'ont montr&#233; les tests d'&#233;tanch&#233;it&#233; effectu&#233;s sur place &#224; l'aide de colorants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette annonce intervient apr&#232;s plusieurs tentatives, pendant le week-end, de colmater la fissure d&#233;couverte samedi dans un puits de b&#233;ton de ce r&#233;acteur, &#224; l'aide de m&#233;langes de sciure, de journaux, de polym&#232;res et de ciment. &lt;i&gt;&#034;Nous esp&#233;rions que les polym&#232;res fonctionneraient comme des absorbants, mais ils n'ont encore produit aucun effet visible&#034;&lt;/i&gt; et n'emp&#234;chent pas l'eau de s'&#233;couler, a d&#233;plor&#233; Hidehiko Nishiyama, directeur g&#233;n&#233;ral adjoint de l'Agence japonaise de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire et industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REJET DE MILLIERS DE TONNES D'EAU CONTAMIN&#201;E&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agence de presse japonaise Jiji a par ailleurs annonc&#233;, lundi, qu'en plus de cette fuite, l'exploitant de la centrale de Fukushima, l'op&#233;rateur Tokyo Electric Power (Tepco), allait rejeter dans la mer 11 500 tonnes d'eau radioactive qui s'est accumul&#233;e dans les installations accident&#233;es par le s&#233;isme et le tsunami du 11 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un porte-parole de la soci&#233;t&#233; Tepco a pr&#233;cis&#233; que &#034;quelque 10 000 tonnes d'eau stock&#233;es dans des cuves et 1 500 tonnes actuellement dans les r&#233;acteurs 5 et 6&#034; seront d&#233;vers&#233;es dans l'oc&#233;an Pacifique : une &#034;mesure de s&#233;curit&#233;&#034; selon le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, qui a soulign&#233; qu'il s'agissait d'une eau faiblement radioactive. Tepco a cependant pr&#233;cis&#233; que ce liquide d&#233;passait de cent fois les seuils autoris&#233;s de radioactivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; Tepco a enfin fait savoir qu'au moins quatre des six tranches de la centrale seraient mises hors service une fois la crise actuelle r&#233;gl&#233;e, ce qui pourrait prendre plusieurs ann&#233;es, voire plusieurs d&#233;cennies. &lt;i&gt;&#034;Nous ne sommes pas sortis de la situation d'urgence, mais elle est &#224; peu pr&#232;s stabilis&#233;e. La principale pr&#233;occupation des Japonais est de savoir quand la fuite de substances radioactives s'arr&#234;tera&#034;&lt;/i&gt;, a d&#233;clar&#233; dimanche Goshi Hosono, collaborateur du premier ministre japonais, Naoto Kan. &lt;i&gt;&#034;Combien de temps cela prendra ? Je pense que l'&#233;ch&#233;ance pourrait &#234;tre fix&#233;e &#224; plusieurs mois&#034;&lt;/i&gt;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE GOUVERNEMENT S&#201;V&#200;REMENT JUG&#201;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s impopulaire avant m&#234;me la catastrophe, le chef du gouvernement, Naoto Kan, qui s'est rendu pour la premi&#232;re fois samedi dans la zone d&#233;vast&#233;e, a &#233;t&#233; s&#233;v&#232;rement mis en cause pour sa discr&#233;tion dans la gestion de la crise nucl&#233;aire et de la situation humanitaire, trois semaines apr&#232;s la catastrophe qui a plong&#233; le Japon dans une crise sans pr&#233;c&#233;dent depuis la seconde guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les derniers bilans, le s&#233;isme et le raz-de-mar&#233;e du 11 mars ont fait pr&#232;s de 28 000 morts et disparus. Plus de 163 000 sinistr&#233;s sont toujours h&#233;berg&#233;s dans des structures provisoires, et Tokyo a &#233;valu&#233; le co&#251;t de la catastrophe entre 190 et 298 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tomb&#233;e &#224; 24 % d'opinions favorables, la cote de popularit&#233; de Naoto Kan s'est toutefois redress&#233;e ensuite pour atteindre d&#233;sormais 31 %, selon un sondage r&#233;alis&#233; pour le quotidien Yomiuri. Pr&#232;s de 70 % des personnes interrog&#233;es jugent n&#233;anmoins qu'il n'est pas &#224; la hauteur de ses responsabilit&#233; et 19 % r&#233;clament sa d&#233;mission, tandis que les deux tiers des Japonais se disent &#233;galement favorables &#224; la formation d'un gouvernement d'union nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti d&#233;mocrate, dont est issu Naoto Kan, a indiqu&#233; avoir engag&#233; des discussions avec le Parti lib&#233;ral-d&#233;mocrate (PLD), principale mouvement de l'opposition, en vue de la formation d'un tel gouvernement de coalition. Mais rien n'indique qu'un accord soit en vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UN LOURD IMPACT SUR L'&#201;CONOMIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chefs d'entreprise du secteur manufacturier sont en outre pessimistes en ce qui concerne l'&#233;volution des affaires pour les trois prochains mois, selon l'enqu&#234;te Tankan, de la Banque du Japon. La baisse de l'indice trimestriel est toutefois moins importante que certains analystes le craignaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise nucl&#233;aire risque par ailleurs d'entra&#238;ner une r&#233;vision des objectifs de Tokyo en mati&#232;re de r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, a averti le vice-ministre de l'environnement, Hideki Minamikawa. &lt;i&gt;&#034;Il est vrai que notre objectif pourrait &#234;tre affect&#233; de fa&#231;on importante&#034;&lt;/i&gt;, a-t-il confi&#233; au Yomiuri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Des implications &#233;normes pour l'&#233;nergie nucl&#233;aire&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence internationale de l'&#233;nergie nucl&#233;aire (AIEA), Yukiya Amano, a inaugur&#233;, lundi 4 avril, &#224; Vienne, la r&#233;union de la Convention sur la s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire, qui intervient alors qu'une crise nucl&#233;aire majeure frappe le Japon et la centrale de Fukushima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Convention sur la s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire, adopt&#233;e en 1994 par les membres de l'AIEA, approuv&#233;e par la France un an plus tard, est aujourd'hui ratifi&#233;e par tous les pays exploitant des r&#233;acteurs nucl&#233;aires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'un discours d'introduction &#224; cette r&#233;union, qui doit durer jusqu'au 14 avril, Yukiya Amano a indiqu&#233; que trois des six r&#233;acteurs de la centrale dont le combustible mena&#231;ait d'entrer en fusion sont d&#233;sormais dans un &#233;tat stable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il s'est &#233;galement exprim&#233; concernant l'impact de la catastrophe industrielle en cours : elle aura selon lui &lt;i&gt;&#034;des implications &#233;normes pour l'&#233;nergie nucl&#233;aire et nous confronte tous &#224; un d&#233;fi majeur. (...) Nous ne pouvons pas reprendre une approche routini&#232;re&#034;&lt;/i&gt; apr&#232;s un tel accident, a-t-il soulign&#233;. &lt;i&gt;&#034;Les inqui&#233;tudes de millions de personnes &#224; travers le monde sur la s&#233;curit&#233; de l'&#233;nergie nucl&#233;aire doivent &#234;tre prises au s&#233;rieux&#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;L'adh&#233;sion rigoureuse aux normes de s&#251;ret&#233; internationales les plus robustes et une transparence totale, en temps normal comme en temps difficile, sont vitales pour r&#233;tablir et conserver la confiance du public&#034;&lt;/i&gt;, a enfin d&#233;clar&#233; Yukiya Amano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;02.04.11&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Controverse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;pondant, mercredi 30 mars, &#224; un parlementaire sur l'&#233;ventualit&#233; d'un &lt;i&gt;&#034;moratoire&#034;&lt;/i&gt; sur le r&#233;acteur de troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration EPR, apr&#232;s l'accident de Fukushima, Andr&#233;-Claude Lacoste, pr&#233;sident de l'Autorit&#233; de s&#251;ret&#233; nucl&#233;aire (ASN), ne se doutait sans doute pas que ses propos feraient le tour du monde. &lt;i&gt;&#034;Si la question d'un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce sera sur la construction de Flamanville 3&#034;&lt;/i&gt;, dans la Manche, par EDF, avait dit M. Lacoste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;claration a &#233;t&#233; comment&#233;e jusqu'en Inde, o&#249; &lt;i&gt;&#034;elle devrait int&#233;resser le gouvernement&#034;&lt;/i&gt;, selon The Hindu. Le quotidien rappelle qu'Areva doit construire six EPR &#224; Jaitapur, dans l'Etat du Maharashtra, &lt;i&gt;&#034;pour un montant de 15 milliards d'euros&#034;&lt;/i&gt;. Le ministre de l'environnement Jairam Ramesh, qui avait donn&#233; son feu vert &#224; l'EPR, s'interroge d&#233;sormais publiquement sur ce choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une lettre au premier ministre indien, M. Ramesh plaide pour l'adoption d'une fili&#232;re purement indienne afin de donner &#224; l'autorit&#233; de s&#251;ret&#233;, qu'il souhaite ind&#233;pendante, une meilleure ma&#238;trise technique. Les autorit&#233;s indiennes ont annonc&#233; leur intention de r&#233;examiner les crit&#232;res de s&#251;ret&#233; de l'ensemble des projets, mais les cons&#233;quences en termes de calendrier ne sont pas connues, indique-t-on &#224; Areva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un document interne dat&#233; du 25 mars, r&#233;v&#233;l&#233; par l'association Sortir du nucl&#233;aire, montre que le groupe fran&#231;ais suit de tr&#232;s pr&#232;s les cons&#233;quences des audits de s&#251;ret&#233; demand&#233;s dans la plupart des pays nucl&#233;aires et anticipe des reports de construction dans plusieurs d'entre eux (Japon, Royaume-Uni, Italie, Inde...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sortie de M. Lacoste a aussi suscit&#233; une r&#233;ponse, indirecte, de Nicolas Sarkozy, grand promoteur du nucl&#233;aire fran&#231;ais &#224; l'exportation. Depuis Tokyo, o&#249; il &#233;tait venu apporter le soutien du G20 au Japon, le pr&#233;sident de la R&#233;publique a rappel&#233;, jeudi, que la France a &lt;i&gt;&#034;pris des engagements de r&#233;duction des gaz &#224; effet de serre. Pour les remplir il n'y a pas cent cinquante solutions, il y a le nucl&#233;aire&#034;&lt;/i&gt;. Selon M. Sarkozy, &lt;i&gt;&#034;le probl&#232;me est un probl&#232;me de normes de s&#251;ret&#233; plus que de choix de l'&#233;nergie nucl&#233;aire, pour laquelle il n'y a pas d'alternative &#224; l'heure actuelle&#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s jeudi soir sur France Info, M. Lacoste pr&#233;cisait sa pens&#233;e sur Flamanville 3 : &lt;i&gt;&#034;Je n'appellerais pas &#231;a un moratoire. Je dirais : pratiquement, qu'est-il possible de faire de fa&#231;on &#224; ne pas b&#226;tir telle ou telle partie de la centrale qui serait ensuite appel&#233;e &#224; &#234;tre modifi&#233;e pour am&#233;liorer la s&#251;ret&#233; ?&#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En clair, dans la mesure o&#249; un audit a &#233;t&#233; demand&#233; par le premier ministre Fran&#231;ois Fillon sur le parc nucl&#233;aire fran&#231;ais et que Flamanville 3 est loin d'&#234;tre achev&#233;, la balle est dans le camp d'EDF. L'ASN indique qu'en Finlande, son homologue est dans les m&#234;mes dispositions d'esprit &#224; l'&#233;gard de l'EPR d'Areva en construction &#224; Olkiluoto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Flamanville, &lt;strong&gt;le co&#251;t de l'EPR est pass&#233; &#224; 5 milliards d'euros, contre 3,3 initialement pr&#233;vus&lt;/strong&gt;, et sa mise en route en 2014 aura au moins deux ans de retard. En Finlande, Oilkiluoto 3 devait initialement &#234;tre achev&#233; en 2009 pour 3 milliards d'euros, mais ne sera pas mis en service avant fin 2013 pour un prix qui a presque doubl&#233;. Fukushima pose une question simple &#224; EDF et Areva : prendre et perdre quelques mois suppl&#233;mentaires de r&#233;flexion peut-il &#234;tre un bon investissement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Herv&#233; Morin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Allemagne, le groupe RWE s'oppose &#224; Mme Merkel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tournant nucl&#233;aire amorc&#233; par Angela Merkel vire au pugilat avec le lobby nucl&#233;aire allemand. Vendredi 1er avril, l'&#233;lectricien RWE a attaqu&#233; en justice le moratoire d&#233;cid&#233; par la chanceli&#232;re sur la prolongation des centrales nucl&#233;aires, qui pr&#233;voit de suspendre pendant trois mois les r&#233;acteurs les plus anciens, dont celui de Biblis A, exploit&#233; par le groupe. De nombreux juristes, dont l'ancien pr&#233;sident de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, estiment que le moratoire ne repose sur aucune base juridique. Les autres exploitants nucl&#233;aires (E.On, EnBW et Vattenfall) n'ont pour l'instant pas d&#233;pos&#233; plainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Source : Le Monde]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>St&#233;phane Gatignon : &#8220;Pour en finir avec les dealers&#8221;</title>
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&lt;p&gt;En finira-t-on un jour avec l'absurde prohibition des drogues et la ridicule pers&#233;cution du cannabis ? Aujourd'hui, c'est un CRS &#224; la retraite (ancien patron de compagnies de CRS en Seine Saint Denis !) et le maire d'une des communes les plus sinistr&#233;es de banlieue parisienne qui lancent ce cri d'alarme conjointement : il faut l&#233;galiser. Sinon, dit Gatignon, &#034;sinon la banlieue et ma ville [Sevran] en particulier passeront bient&#244;t sous la coupe du crime organis&#233;&#034;. Plus largement, &#224; l'&#233;chelle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.yannis.lehuede.org/local/cache-vignettes/L150xH149/arton3272-37fb4.png?1772108429' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='149' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En finira-t-on un jour avec l'absurde prohibition des drogues et la ridicule pers&#233;cution du cannabis ? Aujourd'hui, c'est un CRS &#224; la retraite (ancien patron de compagnies de CRS en Seine Saint Denis !) et le maire d'une des communes les plus sinistr&#233;es de banlieue parisienne qui lancent ce cri d'alarme conjointement : il faut l&#233;galiser. Sinon, dit Gatignon, &#034;sinon la banlieue et ma ville [Sevran] en particulier passeront bient&#244;t sous la coupe du crime organis&#233;&#034;. Plus largement, &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire, il voit le danger que &#034;les &#201;tats risquent d'&#234;tre contr&#244;l&#233;s par les narcotrafiquants&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rassurons-le : c'est d&#233;j&#224; fait. En France, comme au Mexique, au Maroc ou aux &#201;tats-Unis, cela fait belle lurette que le trafic est en fait une entreprise d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le nucl&#233;aire, la prohibition est le deuxi&#232;me pilier de ces &#201;tats pseudo-d&#233;mocratiques qui sont en fait de v&#233;ritables entreprises criminelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit comment aujourd'hui la prohibition leur permet d'instaurer la soci&#233;t&#233; s&#233;curitaire absolue que propose la Loppsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce propos, on peut relever que l'article 108 de la Loppsi l&#233;galise le trafic d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cannabis sans fronti&#232;res et le CIRC (Collectif d'information et de recherche cannabique) auront signal&#233; ce scandale ultime, mais on aura remarqu&#233; comment cet article n'aura suscit&#233; aucune r&#233;action &#8211; par m&#234;me de la coordination antiloppsi pour laquelle la question &#233;tait trop complexe, trop &#034;clivante&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'on est, l&#224; aussi, au c&#339;ur des contradictions de la gauche, qui par paresse intellectuelle se contente des pr&#233;jug&#233;s ambiants plut&#244;t que d'aborder de front cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que les Verts se distinguent n&#233;anmoins dans ce paysage terne, ce pourquoi St&#233;phane Gatignon aura quitt&#233; le Parti communiste et rejoint Europe &#201;cologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris s'&#233;veille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'un est maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) depuis 2001, ville parmi les plus pauvres de France. L'autre est un ancien policier de terrain qui a dirig&#233; des compagnies de CRS dans ce d&#233;partement gangren&#233; par les trafics de stup&#233;fiants. St&#233;phane Gatignon, 41 ans, ex-communiste qui a rejoint Europe &#201;cologie en 2010, et Serge Supersac, 54 ans, retrait&#233; depuis l'automne, pr&#244;nent une &lt;i&gt;&#171; r&#233;ponse lucide &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Pour en finir avec les dealers &#187;&lt;/i&gt; : la l&#233;galisation du cannabis, conclusion d'une d&#233;monstration argument&#233;e qu'ils d&#233;veloppent au fil d'un livre &#224; para&#238;tre demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le cercle vicieux ne prendra pas fin avec une intensification des interventions de police &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit Serge Supersac, qui d&#233;fend l'urgence de changer la loi. En premier lieu &lt;i&gt;&#171; parce qu'on ne peut pas faire de pr&#233;vention efficace dans un cadre de prohibition &#187;&lt;/i&gt;. St&#233;phane Gatignon va plus loin : &lt;i&gt;&#171; Il faut en finir avec la prohibition des drogues dites douces, car sinon la banlieue et ma ville en particulier passeront bient&#244;t sous la coupe du crime organis&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pourquoi pr&#244;nez-vous la d&#233;p&#233;nalisation du cannabis ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; &lt;strong&gt;St&#233;phane Gatignon&lt;/strong&gt;. La France est le pays d'Europe o&#249; les lois sont les plus r&#233;pressives et o&#249; l'on fume le plus de cannabis. La p&#233;nalisation de cette drogue n'a pas emp&#234;ch&#233; la consommation de masse. Tout le monde le sait, y compris les plus fervents d&#233;fenseurs de la prohibition. C'est toute l'hypocrisie de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. La prohibition favorise par ailleurs l'&#233;mergence d'organisations mafieuses. Aujourd'hui, il faut concevoir les usagers du cannabis comme les consommateurs d'alcool ou de tabac. C'est une question de sant&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;N'y a-t-il pas pr&#233;cis&#233;ment de risque sanitaire ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Non, aucun effet m&#233;canique n'est prouv&#233; entre la d&#233;p&#233;nalisation et l'explosion de la consommation des drogues, dures ou douces. Regardez l'exemple du Portugal. En revanche, une fois le cannabis d&#233;p&#233;nalis&#233; et m&#234;me l&#233;galis&#233;, on pourrait enfin, comme pour l'alcool, lancer des campagnes r&#233;elles de pr&#233;vention pour expliquer ses dangers. Expliquer que, lorsqu'on fume, on n'&#233;tudie et ne travaille pas dans de bonnes conditions. Dire aussi que 15 &#224; 20% des accidents dans le monde du travail sont en lien avec la consommation du cannabis. Les 650 M&#8364; investis par l'&#201;tat pour la lutte contre les trafics pourront servir &#224; cette pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous craignez que des villes comme Sevran se retrouvent sous la coupe du crime organis&#233; si rien ne change...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le risque est r&#233;el. On n'est plus dans l'image du petit dealer de quartier. Avec la crise, tout ce qui est argent facile triomphe. Les r&#233;seaux se structurent, avec des comptables, des avocats, des businessmen, en sorte qui investissent tous les pans de la soci&#233;t&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le travail de la police ne sert-il donc &#224; rien ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La police fait son travail, mais elle vide la mer avec une petite cuill&#232;re. Quand elle d&#233;mant&#232;le un bout de r&#233;seau, un escalier de vente, un autre se met en place. Depuis des ann&#233;es, la pression polici&#232;re est forte &#224; Sevran. Nous avons d'ailleurs b&#233;n&#233;fici&#233; en 2007 du premier groupe de traitement de la d&#233;linquance relatif &#224; la drogue. Mais on n'arrive pas &#224; s'en sortir. La guerre contre les trafics est d&#233;j&#224; perdue. En dix-huit mois, on a eu plus de six morts, sans compter les bless&#233;s et les coups de feu qui terrorisent tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Que proposez-vous alors ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La d&#233;p&#233;nalisation de l'usage du cannabis, sa l&#233;galisation et la mise en place d'une structure &#233;conomique pour la vente. Pour rompre avec les narcotrafics internationaux, il est n&#233;cessaire de favoriser la cannabiculture en France. Pourquoi pas des champs de pavot ou d'herbe en Ile-de-France ? Il faudra aussi proposer du travail aux 100000 dealers de rue, qui touchent entre 900 et 1400 &#8364; par mois. Et imaginer, comme pour le tabac, une sorte de Seita &lt;i&gt;[NDLR : Altadis]&lt;/i&gt; du cannabis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cela ne rel&#232;ve-t-il pas de l'utopie ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Non, c'est une question de priorit&#233;s. Il faut sortir des grands d&#233;bats moraux. Je ne d&#233;fends pas une id&#233;ologie, mais des solutions pragmatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Que faites-vous des conventions internationales qui interdisent la production ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Une discussion internationale s'impose. Plusieurs chefs d'&#201;tat, en Colombie, au Br&#233;sil ou encore au Mexique, d&#233;fendent cette id&#233;e de la l&#233;galisation des drogues et de leur contr&#244;le pour sortir de la guerre qu'ils vivent. Sinon, les &#201;tats risquent d'&#234;tre contr&#244;l&#233;s par les narcotrafiquants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt; (lundi 04/04/11)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son ouvrage &lt;i&gt;&#171; Pour en finir avec les dealers &#187;&lt;/i&gt;, qu'il a &#233;crit avec un ancien flic, le maire &#233;cologiste &lt;i&gt;[ex-communiste]&lt;/i&gt; de Sevran (Seine-Saint-Denis), St&#233;phane Gatignon, propose une &lt;i&gt;&#171; r&#233;ponse lucide &#187;&lt;/i&gt; contre le trafic de drogue : la l&#233;galisation du cannabis, &lt;i&gt;&#171; car sinon la banlieue et ma ville en particulier passeront bient&#244;t sous la coupe du crime organis&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La guerre contre le trafic a &#233;chou&#233;, il faut sortir de la prohibition, d&#233;p&#233;naliser, l&#233;galiser, organiser la vente et la production pour contr&#244;ler ce qui est vendu et casser le trafic &#187;&lt;/i&gt;, argumente-t-il. Selon lui, il est m&#234;me &lt;i&gt;&#171; n&#233;cessaire de favoriser la cannabiculture en France. Pourquoi pas des champs de pavot ou d'herbe en Ile-de-France ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, &lt;i&gt;&#171; on ne peut pas faire de pr&#233;vention efficace dans un cadre de prohibition &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Une fois le cannabis d&#233;p&#233;nalis&#233; et m&#234;me l&#233;galis&#233;, on pourrait enfin, comme pour l'alcool, lancer des campagnes r&#233;elles de pr&#233;vention pour expliquer ses dangers &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon vous, faut-il l&#233;galiser le cannabis ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui Non&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;51.9 %&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;48.1 %&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur 2895 votants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; le 03.04.2011, 23h34&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[Sources : LeParisien.fr ; nouvelsobs.com]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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